Yannick Bedin

Conseiller municipal de Bourges et Bourges Plus Secrétaire de la section de Bourges du PCF

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2013 doit être une année d’espoir et d’avancées !

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A l’issue du congrès local du PCF où j’ai été réélu secrétaire de section, une centaine de personnes s’est retrouvée pour partager le verre de l’amitié à l’occasion des vœux des communistes berruyers. L’occasion de revenir sur l’année 2012 et notre ambition pour l’année qui s’ouvre.

"Mesdames et messieurs,
chers amis, chers camarades,

Je suis très heureux de vous accueillir comme chaque fois en nombre, et de vous renouveler au nom des communistes de la section de Bourges du Parti communiste français tous nos vœux pour l’année 2013. Qu’elle soit belle pour chacune et chacun et vous permette de voir se réaliser vos projets les plus chers.

Je voudrais ouvrir ces vœux en disant la préoccupation qui est la nôtre devant l’engagement de la France au Mali. Nous sommes solidaires de la population malienne victime de bandes fondamentalistes qui portent atteinte aux droits des hommes et des femmes de ce pays, et veulent dépecer cet Etat souverain. Nous le disons sans ambages : le fondamentalisme religieux, d’où qu’il vienne, est un fascisme qu’il faut combattre. Nous savons aussi qu’on ne peut combattre le développement du fondamentalisme sans une politique de coopération permettant d’éradiquer la misère et a pauvreté, sans rétablir la souveraineté des pays sur leurs ressources naturelles. Le PCF rappelle que la réponse à la demande d’aide du Président du Mali aurait du s’inscrire dans le cadre d’une mission de l’ONU et de l’Union africaine, réalisée sous drapeau de l’ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l’exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n’efface pas la nécessité de la recherche d’une solution politique et d’un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l’intégrité territoriale du Mali. C’est ce que demandent les résolutions de l’ONU.

Nos vœux se tiennent cette année à l’issue de notre 36è congrès local préparant le congrès national qui se tiendra en février prochain. Ce congrès a été riche en discussion, en débats, sur les orientations du Parti communiste pour les mois et les années qui viennent. Un congrès qui a abouti à l’élection d’une direction renouvelée, riche d’expériences diverses, et qui a bien voulu me confier une nouvelle fois, l’animation de la section de Bourges au terme de quatre années de mandat. Je veux remercier les communistes qui m’ont confié cette responsabilité.
L’année 2012 a marqué aussi un net regain des adhésions au PCF au plan national et local. 2012 a été riche d’engagements militants : des communistes avec d’autres, au sein du Front de gauche, nos amis du PG, de la GU, du PCOF, des citoyens non encartés ont mené de belles campagnes législatives et présidentielle. Les résultats sont là : la dynamique engagée a permis l’ancrage du Front de gauche dans le paysage politique national mais aussi local. A Bourges, les excellents scores du Front de gauche à la présidentielle et aux législatives, dans les trois circonscriptions ont confirmé notre rassemblement comme la troisième force politique. Cette dynamique a permis de conserver un député du front de gauche, Nicolas Sansu, de réaliser des scores importants dans la 3ème circonscription et dans la première, où nous nous plaçons en troisième position. Cette dynamique, nous allons la poursuivre avec toutes les bonnes volontés, syndicalistes, associatives, citoyennes, pour la faire grandir et imposer notre projet, nos propositions qui placent l’Humain d’abord, dans le débat public à Bourges comme nationalement.

Car l’enjeu est de taille. Nous voulons montrer que la gauche peut changer dans le bon sens la vie des gens. Nous ne nous résolvons pas à l’alternance qui condamnera notre peuple au retour d’une droite revancharde et d’une extrême-droite dangereuse. Nous voulons que la gauche gagne et pour cela il faut qu’elle mène une politique conforme aux intérêts des salariés et de la population. Car on sait d’expérience que lorsque la gauche tente de prouver qu’elle peut gérer aussi bien que la droite les affaires du pays, au bénéfice des mêmes intérêts, elle est battue.

2013 doit être une année d’espoir et d’avancées. Pour cela, soyons clairs : il va falloir que les citoyens qui ont voulu le changement, que le monde du travail, que le peuple de gauche, s’en mêlent à grande échelle. Sans cette intervention massive pour obtenir le changement de cap nécessaire, la politique actuelle du gouvernement menera le pays à la déception, à la démobilisation et à l’échec.
Oui, comme nous l’avons mis en exergue de notre invitation, en reprenant le vers d’Aragon : « Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat » tiré du poème de résistance La Rose et le Réséda. C’est un appel au rassemblement des électeurs socialistes, écologistes, de gauche qui son t en attente d’une autre politique de la part d’un gouvernement de gauche.
Pour sortir le pays de la crise, nous croyons plus que jamais nécessaire et possible de rompre avec les logiques de la finance qui enfonce notre pays dans la crise et l’austérité.

Nous avons voté pour le changement au printemps dernier. Et c’est maintenant que nous voulons le voir se concrétiser.

Nous lançons une grande campagne contre l’austérité avec le Front de gauche pour montrer que d’autres choix sont possibles, que prendre dans les poches des salariés, des classes populaires et moyennes n’est pas une fatalité.

Je rappellerais quelques propositions du PCF et du Front de gauche qui peuvent être adoptées au Parlement d’un jour à l’autre : la majorité existe pour cela.

Dans le domaine de l’emploi, disons franchement qu’avec la politique menée, François Hollande n’a aucune chance d’inverser la courbe du chômage comme il l’a annoncé lors de ses vœux. Le pacte de compétitivité était déjà une bien mauvaise nouvelle, qui avait d’ailleurs pris à revers, nombre de forces à gauche, bien au-delà des nôtres.
L’accord signé sous pression du gouvernement il y a quelques jours, accord soi-disant historique, ne l’est en aucun cas. Sauf peut-être pour le Medef qui n’en espérait sûrement pas tant neuf mois après la défaite de Sarkozy, mais sûrement pas pour les salariés.
On affichait l’ambition de la « sécurisation de l’emploi » et on débouche sur la « sécurisation de la flexibilité et du licenciement ».
On annonçait taxer les contrats courts et on cède en contre-partie une nouvelle exonération de charges patronales sur tous ces contrats.

Mais pire, le gouvernement semble maintenant décidé à empêcher toute discussion du Parlement et lui demande de transcrire en l’état l’accord signé.

Pourquoi une majorité de gauche devrait-elle adopter un accord qui fait reculer les droits des salariés ? Au nom du respect de la démocratie sociale, va-t-on nous rétorquer ! C’est précisément la seconde raison de le refuser. Cet accord, en ne recevant pas l’agrément de la CGT et de FO, n’est pas conforme à, l’esprit des accords majoritaires qui devrait être scrupuleusement respecté par une majorité de gauche digne de ce nom.

Les salariés ont besoin d’une véritable sécurisation de leur contrat de travail. Travaillons à la pénalisation de tous les CDD et des contrats précaires en alourdissant massivement les cotisations sociales patronales sur ces contrats et en imposant une surtaxe aux entreprises lorsqu’elles emploient plus de 5 % de CDD. Dans le secteur marchand qu’on est passé de 5,7 millions de CDD de moins d’un mois (en 2000) à 10,6 millions en 2011, soit une augmentation de 85 % ; et c’est au secteur privé qu’on doit 75% de la hausse du nombre de CDD en dix ans.
Les salariés ont besoin d’une sécurisation des conditions de la rupture du contrat de travail. Travaillons à interdire les licenciements boursiers, les ruptures conventionnelles du contrat de travail et révisons les modalités du licenciement économique pour éviter les licenciements répétés.
Les organisations syndicales dans les entreprises doivent bénéficier de pouvoirs d’intervention dans les comités d’entreprise pour suspendre les décisions de licenciements des employeurs et faire valoir des contre-propositions aux restructurations. Un projet de loi est prêt, qu’attend-on pour le discuter, l’enrichir encore et le voter ? Les parlementaires du Front de gauche sont prêts.
Travaillons à un vrai pouvoir de contre-proposition sur les critères de gestion des entreprises, et non d’une présence de témoignage, un vrai pouvoir sur la gestion prévisionnelle de l’emploi dans l’entreprise, sur les choix en matière de salaires et de qualifications dans l’entreprise, pour une meilleure efficacité de l’entreprise elle-même.
Ils ont besoin d’une sécurisation de leur mobilité professionnelle tout au long de leur vie. Travaillons à ce que chaque salarié, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, puisse disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur. En même temps, il doit être assuré de bénéficier d’une formation rémunérée lui permettant l’accès à un autre emploi qualifié et mieux rémunéré.
Vous le voyez, les propositions, les pistes de travail ne manquent pas.
Des propositions, nous en avons ainsi beaucoup d’autres :

- relançons en grand le logement social, et pour commencer en ne reculant pas, portons tout de suite à 5% le taux de TVA sur le logement social pour relancer la construction et les rénovations,

- allons très vite plus loin que la création de la BPI qui sera bien insuffisante, en créant un pôle public bancaire et financier qui permette de reprendre vraiment le pouvoir sur les banques et institutions financières,

- amnistions sans tarder, grâce à une loi, les syndicalistes que le gouvernement précédent a poursuivi au mépris du droit dans notre pays,

- refusons de boucler dans la précipitation l’acte III de la décentralisation et reprenons le dossier dans la transparence en ouvrant un grand débat public s’appuyant sur les élus locaux et la démocratie citoyenne, grande absente des tractations en cours,

et puis, cessons de tergiverser sur la marche en avant vers l’égalité des droits. La loi sur le mariage pour tous peut être adoptée. La société y est prête. C’est le gouvernement, et non l’opinion, qui est sur le recul. Quant au droit de vote des étrangers, lançons-nous effectivement dans la campagne de mobilisation nationale qui permettra son adoption avant 2014. L’année qui s’ouvre peut marquer une réelle avancée vers l’égalité des droits politiques et sociaux, comparables au droit de vote des femmes accordé à la Libération.

Oui, voilà ce que nous souhaitons à la France et à notre peuple pour 2013.

Une année d’avancées sociales et sociétales, une année de progrès humain avec la gauche, une année de luttes et de rassemblements utiles à notre pays, à l’Europe et au monde.

Enfin quelques mots sur Bourges. Nous tiendrons les vœux des élus communistes de Bourges mercredi prochain au restaurant des Rives d’Auron à 18h30 où nous en parlerons plus longuement. Mais je voudrais dire ici, que le Parti communiste est disponible pour construire le rassemblement de la gauche pour battre la droite au pouvoir depuis trop longtemps dans notre ville. Dire aussi que la victoire de la gauche dans notre ville ne passe pas en premier lieu par la désignation ou l’auto-proclamation d’une ou d’un chef de file, mais par un travail préalable sur un projet de ville vivable et durable, pour faire de Bourges une ville qui retrouve sa vitalité dans tous les domaines. C’est ce à quoi vont s’atteler les communistes dans les semaines et les mois qui viennent.

Vous le voyez, nous sommes prêts, nous sommes au travail en tous domaines dans l’intérêt de la population. Alors bonne année à nouveau et ensemble, rallumons les étoiles !

Je vous remercie.

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