Yannick Bedin

Conseiller municipal de Bourges et Bourges Plus Secrétaire de la section de Bourges du PCF

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Forte mobilisation à Bourges pour les Palestiniens

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Plus de 250 personnes ont participé à Bourges aujourd’hui au rassemblement initié par la section de Bourges du PCF. J’y ai pris la parole pour les communistes. Voici mon intervention.

Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu nombreux, malgré les congés d’été, à l’appel du Parti communiste français à ce rassemblement pour dire Halte au massacre du peuple palestinien. Cet appel a été rejoint par l’Union départementale CGT, le Mouvement de la Paix, l’Association départementale des élus communistes et républicains, le Parti de gauche et le PCOF. Je voudrais aussi remercier pour leur présence les élus qui sont parmi nous : Maxime Camuzat Maire de St Germain du Puy et conseiller général, Karine Chêne maire adjointe de Vierzon et conseillère générale, Catherine Jacobi Conseillère régionale. Nombreux sont les élus absents qui ont témoigné de leur soutien à ce rassemblement comme Yann Galut, député du Cher représenté par Wassila Rassil, Nicolas Sansu, Député-maire de Vierzon, François Dumon vice président de la Région.

Nous sommes là pour condamner le massacre en cours à Gaza.
La disparition et l’assassinat sauvage de 3 jeunes des colonies israéliennes en juin a donné lieu à un déferlement de violences de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens de Jérusalem-Est, Cisjordanie et Gaza. Le gouvernement de Netanyahou a appelé à un déchaînement de haine ce qui a encouragé les assassins du jeune Mohamad Abou Kheir, enlevé, torturé et brûlé vif à Jérusalem-Est par des fanatiques. Le premier ministre israélien a déclenché l’opération « barrière de protection » qui est une véritable action punitive contre tout le peuple palestinien. Prétendant combattre le Hamas auquel il fournit un prétexte pour verser dans la violence, Israël mène en réalité la guerre au peuple palestinien tout entier. Le but réel du gouvernement israélien, qui ne veut pas la paix, est de briser l’unité palestinienne retrouvée autour de son premier ministre Mahmoud Habbas.

Nous rappelons que la punition collective est considérée par le droit international comme un crime de guerre. Le gouvernement israélien commet des crimes de guerre contre la population de Gaza.
La violence de l’armée israélienne a causé en près de 15 jours, dans un déluge de bombardements des destructions massives de maisons et bâtiments publics et provoqué la mort en date d’aujourd’hui de plus de 500 Palestiniens et des milliers de blessés. Audrey Landmann, en mission à Gaza pour Médecins sans frontières, affirme que "la moitié des blessés et des morts" reçus dans son hôpital "étaient des enfants". Elle déplore un manque cruel de matériel, qui pousse certains médecins à garder les mêmes gants pour plusieurs patients. Cette offensive aérienne, maritime et terrestre a causé le déplacement de dizaines de milliers de Palestiniens contraints de fuir leur habitation. Elle a causé des centaines d’arrestations parmi lesquelles celles de parlementaires palestiniens. Nous demandons à la communauté internationale d’agir pour user de tout son pouvoir afin d’assurer la protection des populations palestiniennes, l’arrêt de l’offensive et exiger le retrait de l’armée israélienne de Gaza.

Dans ce contexte et dans ce sens la France doit agir.
Malheureusement, les déclarations du président François Hollande qui, dans un communiqué du 10 juillet, « a exprimé la solidarité de la France avec le gouvernement israélien face aux tirs de roquette en provenance de Gaza » sans un seul mot pour les victimes palestiniennes sont proprement inacceptables. Ce parti pris abandonne, au mépris des engagements français, les Palestiniens à leur sort. Ce parti pris tourne le dos à la mission historique de la France de faire vivre les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité, de faire rayonner la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous condamnons les postures du gouvernement français en faveur de la politique conduite par Netanyaou et l’extrême-droite israélienne. Nous condamnons les assimilations, les confusions entretenues par le gouvernement français et par Manuel Valls, qui au lieu d’apaiser les esprits, jette de l’huile sur le feu. Nous condamnons l’interdiction de la manifestation de samedi qui a eu pour effet le déchaînement de violence extrémiste, raciste et antisémite. Nous dénonçons tous ceux qui jouent de l’identité de chacun pour opposer en France et dans le monde les hommes entre eux. Car la souveraineté des Palestiniens, leur droit à vivre et à construire leur état, ce n’est pas l’affaire des musulmans, ce n’est pas l’affaire des Juifs, ce n’est pas l’affaire des chrétiens, c’est l’affaire de toute la communauté humaine. Et cette communauté humaine est représentée là aujourd’hui à Bourges : au delà de nos convictions philosophiques ou religieuses, nous sommes là pour dire que nous n’abandonnons pas les Palestiniens, que nous soutenons leur droit à un état viable et en sécurité à côté de celui d’Israël. Et nous soutenons ceux qui en Israël, intellectuels, cinéastes, mouvements politique et syndicaux œuvrent dans ce sens et combattent la politique du gouvernement israélien. Ceux là savent qu’un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre.

Le PCF appelle le gouvernement français et l’Union européenne à prendre toutes leurs responsabilités et à cesser toute coopération avec Israël tant que le droit international sera bafoué et que les bombardements et la colonisation israélienne se poursuivront. Nous demandons la fin du blocus contre Gaza. Nous réaffirmons que sans condamnation, ni sanctions, il n’y a pas de chemin vers la paix possible.

La France doit reconnaître officiellement l’État palestinien, comme François Hollande, s’y était engagé, et peser de toutes ses forces pour la suspension des accords d’association de l’Union Européenne et d’Israël.

Les solutions sont connues, elles ont formulées et approuvées par les instances internationales depuis longtemps, il faut maintenant la volonté politique d’y parvenir ; la France pourrait y aider.
La voix rassemblée et mobilisée de toutes celles et tous ceux qui en France et dans le monde se battent pour les droits humains et la dignité, pour les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et pour la paix, cette voix doit se faire entendre et contraindre nos gouvernements et l’ONU à en finir avec une attitude qui confère au gouvernement israélien une totale impunité au mépris du droit et des conventions internationales.

 La France doit agir pour que l’ONU organise une conférence mondiale multilatérale pour la paix juste et durable, et la sécurité au Proche-Orient avec pour objectif le respect des résolutions de l’ONU, la coexistence pacifique de deux États dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale de l’État palestinien, et une juste solution pour les réfugiés en application de la résolution 194 des Nations unies – c’est l’urgence, c’est notre responsabilité.

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