Yannick Bedin

Conseiller municipal de Bourges et Bourges Plus Secrétaire de la section de Bourges du PCF

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Leur triple A

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"Ils endorment le peuple pour mieux lui faire les poches"... Cette phrase que je viens de relever en écoutant le discours de Jean-Luc Mélenchon à Nantes ce soir, devant près de 6000 personnes, résume parfaitement ce qui est en train de se passer avec la perte du triple A de la France.

Le triple A, veau d’or des temps modernes, fait perdre la tête à nombre de responsables politiques. Ils agissent en vrp des marchés et des banques, cherchant à convaincre chacun d’entre nous, de la nécessité de sacrifier notre pouvoir d’achat, nos services publics, nos acquis. La vérité, c’est que les plans de rigueur se succèdent et que ce n’est jamais assez pour les marchés qui veulent, à l’image de ce qui se passe en Grèce, en Italie ou en Espagne, imposer des banquiers à la tête de l’État.

Dans cette affaire, on nage en plein délire ! Qui peut croire que des agences de notation privée au service des marchés financiers peuvent faire autrement que de servir leurs intérêts, en poussant les États à pratiquer la rigueur et à privatiser à tour de bras ?

En écoutant ou en lisant certaines réactions politiques, je n’ai pu m’empêcher de penser aussi aux heures sombres de notre histoire du XXème siècle. Dans les années 1930, le capital jouait ses intérêts contre ceux des peuples, préférant sacrifier la souveraineté nationale sur l’autel des profits. Ce même capital qui proclamait préférer Hitler au Front populaire et qui fît le choix de la défaite de 1940. Comment ne pas penser aux Résistants qui se sont battus pour recouvrer la liberté et en premier lieu celle des peuples à choisir leur destin : se sont-ils sacrifiés pour que la France soit à la botte des officines de notations ?

Avec le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon, nous sommes fidèles aux idéaux de la Résistance, à ceux de la gauche, qui consistent à répartir autrement la richesse créée (qui est beaucoup plus importante qu’en 1981), pour augmenter les salaires et les pensions, investir massivement dans l’industrie, développer les services utiles à tous.

Fidèles en cela aux meilleures des traditions de notre pays, nous n’abdiquons pas, nous n’abdiquerons jamais devant les marchés !

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