Yannick Bedin

Conseiller municipal de Bourges et Bourges Plus Secrétaire de la section de Bourges du PCF

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Pour une année 2016 constructive

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A chacun, je souhaite tous mes vœux de bonheur pour 2016. Pour Bourges comme pour le pays, je souhaite une année où l’on retrouve le sens du progrès, de l’égalité et de la solidarité. Ce billet est l’occasion aussi pour moi de revenir sur l’année qui vient de passer, dont on ne regrettera rien, et d’envisager la suite.

Adieu 2015, sans regrets

L’année qui s’achève à Bourges aura été marquée par les annonces ou les mesures du maire Pascal Blanc dans différents domaines et qui se traduisent par toujours plus de fermetures d’équipements, de réduction de services à la population, d’augmentation de tarifs et d’impôts. Nous avons été en première ligne contre la fermeture de Robinson et tous les mauvais coups. Quand Pascal Blanc et sa majorité nous rendront-ils des raisons d’espérer dans notre ville Bourges et donneront à d’autres l’envie de s’y installer ? Car pour l’instant, l’espoir est à zéro. Et ce ne sont pas les annonces faites par Pascal Blanc de nouvelles mesures de rigueur qui s’ajouteront à celles déjà prises (on entend parler de hausse d’impôts considérables) qui vont dissiper le pessimisme ambiant. Ce pessimisme on le sent sur le dossier de la Maison de la culture qui patine. La droite locale en gérant de manière calamiteuse le dossier depuis Serge Lepeltier et sa majorité jusqu’à celle de Pascal Blanc aujourd’hui, aura conduit nombre de Berruyers à douter de la nécessité même d’une Maison de la culture, encouragés malheureusement par les opposants au projet sur Séraucourt qui jouent tantôt sur les arbres à préserver, tantôt sur l’ancien site à rénover, et toujours sur le coût (se poserait-on la question s’il s’agissait d’un Lycée ou d’un hôpital ?)... Le poison populiste qui consiste à trouver toujours trop chers les équipements culturels s’est répandu dans les profondeurs de la ville au risque de se retourner contre tous les acteurs de la vie culturelle et les Berruyers eux mêmes. Il y a à craindre un gel du projet. L’État doit nous sortir de l’incertitude et dégager les moyens qui permettent à Bourges de repartir de l’avant sur ce dossier : c’est là le seul combat à mener pour la ville et son rayonnement culturel et artistique. Construire au lieu de détruire, voilà l’enjeu pour notre ville.

On ne regrettera pas l’année qui s’achève et qui a vu le fascisme islamiste frapper sur notre sol. Massacres contre Charlie hebdo et dans un hyper marché casher en janvier, dans les rues, en terrasse ou au Bataclan en novembre. L’obscurantisme pénètre violemment notre République en prenant pour cible la liberté d’expression, les Juifs de France, le vivre ensemble. Il pénètre aussi plus doucement avec la progression du Front national à chaque élection. Même si le FN n’est pas Daesh, les phénomènes identitaires sont toujours irrationnels, fondés sur la peur et le déni de l’autre, la frustration et la convoitise ; ils conduisent toujours à la violence et à la destruction d’autrui.

On voit alors combien la responsabilité du pouvoir socialiste est grande. Depuis François Mitterrand, on sait, rue de Solferino, que jouer avec le FN, c’est s’assurer des chances de succès aux élections présidentielles en divisant et en éliminant la droite. Du moins c’est ce que croit Hollande. D’où la surenchère sécuritaire qui vise non pas à lutter contre le terrorisme, -l’on sait le caractère limité et inefficace de la plupart des mesures prises dont la polémique déchéance de nationalité annoncée-, mais à entretenir les peurs, les faire grandir et donner du crédit aux thèses du FN. L’état d’urgence voté après les attentats de novembre est la première pièce de l’édifice que construit Hollande pour 2017. C’est l’honneur de ceux qui ne l’ont pas voté d’avoir su déjouer ce piège qui risque de faire tomber la France dans les bras du FN.

2016, préparons l’insurrection citoyenne et sociale

Il y a urgence à détruire ce vieux système à bout de souffle et à renvoyer chez eux ceux qui en profitent. La Vème République engendre aujourd’hui le pire sur fond de discrédit de la classe politique, engoncée dans la course aux intérêts personnels parfois dans la corruption et l’enrichissement... Ce vieux système qui encourage des élus de tous bords à ne jamais passer la main, à s’entourer de cours intéressées et flagorneuses, de bureaucrates en tous genres, qui pousse à cumuler, à entretenir les féodalités électorales, ce vieux système n’a plus rien de démocratique et prive le peuple de son pouvoir réel. L’heure est grave car le fascisme est aux portes du pouvoir et il fait de ce système le fumier sur lequel il pousse.

Le PCF aura cette année un congrès au mois de juin. Je pense qu’il s’agit du Congrès de la dernière chance, après des élections départementales difficiles et des élections régionales calamiteuses. Jamais peut-être la portée de nos idées n’a été aussi réduites dans l’opinion qu’aujourd’hui. Ce Congrès sera celui où nous pouvons soit redevenir le grand parti de masse, porteur d’idées nouvelles, critiques envers l’Union européenne, un parti lié au monde du travail et de la création et qui lui ressemble, soit terminer la mutation entamée au Congrès de Martigues et finir en parti croupion d’un PS dominateur, complétement intégré au système et finir balayé avec lui. Le PCF risque de terminer en astre mort, revendiquant un passé glorieux du haut de ses 95 ans d’histoire, mais totalement inoffensif aujourd’hui pour le capitalisme et les dominants. Le monde du travail a plus que jamais besoin d’un grand parti communiste, pugnace, original, démocratique, pour défendre ses intérêts alors qu’il est attaqué de toute part : gel des salaires, chômage et précarité, baisse des revenus...

En ce début d’année, je contemple la montre estampillée de la faucille et du marteau, qu’une camarade malheureusement décédée cette été m’a offerte quelques semaines avant de mourir. Elle appartenait à son grand-père. Communiste de toujours, elle m’en a fait cadeau comme une promesse de fidélité à un idéal, le sien, celui de sa famille et de millions de travailleurs dans l’histoire. C’est de cela aussi dont nous devons je pense rester dignes.

Je souhaite que nous rentrions, ceux qui n’ont pas renoncé à changer la donne, avec lucidité dans cette nouvelle année, avec la ferme volonté de construire un autre monde. Bonne année !

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