Ce matin sur le marché, c'était distribution de Bourges pour Tous, le journal des communistes berruyers. L'occasion d'engager la discussion à la veille du 7 février, jour de mobilisation contre le CPE-CNE. à quelques jours du forum du 9 février et à une semaine de la manif de Strasbourg contre la directive Bolkestein.
Long échange sur la précarité avec un salarié d'une PME, qui est passé par les TUC au milieu des années 80. Pour lui, la gauche n'a pas fait mieux que le gouvernement actuel en matière de précarité, rappelant que les TUC et autres SIVP avaient été mis en place par le gouvernement Fabius.
Discussion ensuite avec un enseignant qui ne comprend pas pourquoi il n'y a pas un appel massif à la grève pour le 7 février prochain. Au passage, il s'étonne des positions des élus de la droite locale, "pleurnichant" sur la disparition des services publics dans leur commune (l'agence ASSEDIC à Aubigny, une section professionnelle à Saint-Amand) tout en soutenant la politique du Gouvernement Villepin-Sarkozy.
Plus tard, c'est au tour d'un demandeur d'asile de venir nous trouver, largué dans la nature, une convocation à la Préfecture en poche qu'il ne comprend pas ne parlant pas Français.
C'est ce type de rencontres qui fait prendre la mesure des enjeux pour la gauche anti libérale: redonner de l'espoir, concrétiser par des actes politiques un débouché aux luttes, faire de la politique de manière différente pour ne pas décevoir et respecter les individus.