Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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jeudi 30 mars 2006

Suppressions de postes à Bourges

Parmi le grand nombre de sujets évoqués au Conseil municipal d'hier soir, celui des suppressions de postes d'enseignants dans le primaire à Bourges (six pour la rentrée prochaine, si tout va bien dixit l'adjointe à l'enseignement) a permis d'illustrer une fois de plus l'idéologie libérale qui anime la majorité municipale.

Refusant de voir dans ces nouvelles suppressions, la conséquence de la politique nationale de restrictions budgétaires , le Maire a refusé de faire le lien entre les difficultés de l'école et celles rencontrées par de nombreux jeunes. Pour Serge Lepeltier, le nombre d'élèves par classe n'est pas le problème, puisqu'il était de 40 il y a quelques années!

Il faut bien voir dans ce type d'arguments, ce qui sous tend la logique libérale dans laquelle la droite s'inscrit pleinement. C'est ce que j'ai rappelé en séance, invitant le Maire et son adjointe à venir enseigner dans les conditions d'aujourd'hui, devant une classe de 40 élèves. La droite détruit des pans entiers de l'Education nationale; elle réduit ses moyens financiers et humains préférant le retour de l'apprentissage à 14 ans ou la détection très précoce de "troubles comportementaux", que le gouvernement prévoit dans son plan de prévention de la délinquance.

mardi 28 mars 2006

CPE: la force du NON!

La manifestation ce matin à Bourges a été exceptionnelle. Malgré la pluie, et les tentatives de De Villepin d'endormir la jeunesse mobilisée et les syndicats à coup de fausses promesses, plus de 7000 personnes se sont retrouvées dans la rue pour exiger le retrait du CPE. Lycéens, étudiants, salariés en activité ou en retraite, élus, au coude à coude pour dire "Non à la précarité". Par son ampleur, son dynamisme, la manifestation, comme celles qui ont eu lieu dans toute la France (on annonce 3 millions de personnes), montre la profondeur du rejet de la politique gouvernementale. Aux dernières nouvelles, le gouvernement demeure sourd. Il faudra encore être plus nombreux dans la grève et dans la rue la fois prochaine.

dimanche 19 mars 2006

Galouzeau...entends tu?

Le 1er Ministre, Dominique Galouzeau de Villepin, va-t-il enfin entendre la voix des 1.5 million de manifestants qui ont défilé dans les rues de France hier (dont 4000 à Bourges)? Des manifestants différents, parfois peu habitués des manifs, mais unis contre le même rejet de la précarité généralisée. Des manifestants soutenus par une écrasante majorité des Français. Le gouvernement et sa majorité parlementaire, peuvent-ils s'entêter en maintenant une mesure aussi impopulaire que le CPE?

Au delà même de cette question se pose celle des institutions qui permettent à un pouvoir de gouverner en dehors de la volonté populaire. L'attitude du gouvernement en est la parfaite illustration: la sanction des urnes, les mouvements sociaux, ne l'ont jusque là pas fait plier. Le gouvernement gouverne contre le peuple, au mépris de sa volonté, lui indiquant, relais médiatique à l'appui, ce qui est bon pour lui. Certes, la majorité exerce les responsabilités qui sont les siennes en vertu du suffrage universel; mais peut-on gouverner sans tenir compte de l'expression des citoyens dans les urnes et dans la rue? Poursuivre une politique libérale, anti-sociale, comme le font le gouvernement et sa majorité, alors que tout montre qu'elle est désavouée par les Français, c'est mettre en danger la démocratie et la République.

Outre l'urgence de chasser la droite des responsabilités, il y a l'impérieuse nécessité pour la gauche de réformer les institutions pour donner plus de pouvoirs aux citoyens, pour leur permettre d'intervenir sur les choix opérés, pour se faire entendre aussi en dehors des élections.

jeudi 16 mars 2006

Retirez le CPE!

La mobilisation ne faiblit pas contre le "Contrat première embauche". Aujourd'hui, 500 000 manifestants, principalement lycéens et étudiants, ont défilé dans les rues pour exiger le retrait du CPE. 68% des Français sont opposés au CPE. Le gouvernement se dit à l'écoute. En vérité il reste sourd, comme il l'a été après le référendum du 29 mai dernier. Sa majorité est muette: on n'entend guère ces temps ci les parlementaires de droite de notre département, ni le Maire de Bourges, défendre ce qui nous est présenté pourtant comme le remède au chômage des jeunes.

Prochaine étape: samedi 18 mars avec la manifestation des salariés, des lycéens et des étudiants. A Bourges, la manifestation partira à 14h30 de la Place séraucourt.

Un Collectif lycéens et étudiants contre la précarité s'est formé à Bourges; il a ouvert un blog.

dimanche 12 mars 2006

Bourges : il faut que ça change

11 ans de gestion de droite à Bourges. Si l’heure du bilan n’est peut-être pas encore venue, on ne peut que constater que la majorité municipale est en panne et que Bourges décline depuis plusieurs années comme le montrent les études démographiques récentes. Et ça ne devrait pas aller en s'arrageant.

La droite berruyère s’enferre dans ses divisions. L’UMP locale n’en finit pas avec les règlements de compte personnels entre ses principaux leaders, dont Bourges est un des enjeux (voir le dernier billet sur le blog de M. de Germay). Encore une fois, il apparaît que Bourges est un objet dont certains entendent bien se servir pour satisfaire leur appétit de pouvoir. Notre ville a déjà servi le « cursus honorum » du Maire actuel, Serge Lepeltier. Elle n’en a tiré aucun bénéfice (à part le festival du film écologique !). L’immobilisme gagne, généré par ces luttes de pouvoir.

Une chose est sûre, c’est que la gauche doit être unie pour gagner en 2008 et redonner à la ville un souffle nouveau. La gauche doit éviter l’écueil de la division et ne pas reproduire le petit jeu des petites ambitions de nos adversaires. La construction d'un projet de ville pour l'heure, est bien plus important que de savoir qui conduira une liste à gauche. Ce projet doit à mon avis comporter un certain nombre d'axes forts. Une ville où chacun soit acteur, participe au vivre ensemble et aux projets collectifs. Une ville qui retrouve le dynamisme économique, pour redonner des perspectives aux jeunes d'emplois, de formation et d'avenir. Enfin, une ville dynamisée par l'audace et la diversité en matière culturelle ou sportive. Bref, une ville qui va de l'avant!

Face à l'immobilisme de la majorité actuelle, l’opposition autour de Jean-Claude SANDRIER, Député du Cher, et de Jean-Michel GUERINEAU, Vice Président de la Région et leader de l’opposition municipale, a publié une série de 10 propositions à mettre en œuvre rapidement pour enrayer le déclin de la ville.

dimanche 5 mars 2006

Revanche sociale

La liberté s’arrête là où commence le Code du travail (…) La vie, la santé, l’amour sont précaires... pourquoi le droit du travail ne le serait-il pas ? déclarait en février 2005, Mme Parisot, Présidente du MEDEF, et digne successeur du Baron Sellières. Le gouvernement, sourd aux résultats des élections, au référendum du 29 mai et aux protestations de la rue, est à l’écoute du MEDEF. Après la contre-réforme des retraites et celle de l’assurance maladie, la droite, son gouvernement et sa majorité UMP-UDF illégitime, poursuivent leur entreprise de revanche sociale sur le monde du travail. Et ce ne sont pas au passage, les contorsions politiciennes de l’UDF « condamnant » le CPE, pour mieux se démarquer du gouvernement de Villepin, qui feront oublier son soutien au « SMIC-jeunes » en 1994 et à l’ensemble des mesures déréglementant le travail et la protection des salariés et de leur famille.

Demain tous précaires ? C’est la question que l’on est en droit de se poser avec les dernières dispositions prises par le gouvernement en matière de casse du Code du travail. Le Contrat nouvelle embauche (CNE), puis le Contrat première embauche (CPE), imposé à coup de 49.3, en sont de parfaites illustrations. On n’est pas loin de la main d’œuvre taillable et corvéable à merci. En s’attaquant au Contrat à durée indéterminée (CDI), menacé par l’existence du CPE-CNE, le gouvernement fragilise un peu plus l’ensemble des salariés, en interdisant au titulaire de ces contrats toute projection dans l’avenir. Ces contrats feront pression sur les salaires et les revendications de l’ensemble des salariés.

Revanche sociale disais-je…France 2 diffuse depuis lundi dernier le Cri . Ce téléfilm raconte l’histoire d’une famille de métallurgistes en Lorraine. A travers elle, c’est aussi l’histoire de plus d’un siècle de luttes et de conquêtes sociales. De quoi se rappeler que de tous temps, il a fallu pour le monde du travail, se battre pour arracher de quoi mieux vivre, voire de quoi ne pas mourir. Que régulièrement, ceux qui possèdent les outils de production remettent en cause les avancées et les conquêtes sociales de ceux qui les font fonctionner. Une leçon pour comprendre ce qui se passe dans les conditions d’aujourd’hui.

MANIFESTATION CONTRE LE CPE

Mardi 7 mars à 10h45 place Séraucourt à Bourges

samedi 4 mars 2006

Débat sur "la banlieue"

Mardi 28 février, j’ai participé au débat organisé par des étudiants sur le thème des « émeutes en banlieues ». Un débat riche d’échanges avec la trentaine de personnes présentes, dont plus de la moitié étaient des jeunes des quartiers Nord de Bourges. La précarité, l’exclusion, le chômage, les discriminations, le racisme, la police, l’école, la politique…autant de thèmes qui ont été abordés par les participants.

Plusieurs jeunes ont témoigné de la dégradation des conditions d’existence dans les quartiers où ils ont grandis. J’ai été frappé par l'intervention de plusieurs d'entre eux qui souhaitaient voir s’opérer un changement radical de politique à l’égard des quartiers populaires : le moins que l’on puisse dire, c’est qu'ils ne sont pas dupes quant aux mesures annoncées par de Villepin au lendemain des émeutes (apprentissage à 14 ans, CPE, dérogation de carte scolaire…). Sur ces questions, les représentants de la droite locale, Messieurs Milliard (UMP) et Tinat (UDF), ont été étrangement silencieux.

Pour ma part, j’ai insisté sur le caractère rétrograde de ces mesures qui ne feront qu’aggraver la précarité des familles populaires et de leurs enfants, et sur la nécessité de rompre avec les logiques libérales qui dans un pays riche comme le nôtre, conduisent à favoriser une minorité de privilégiés (les plus aisés) au détriment du plus grand nombre. J’ai tenté de faire la démonstration qu’il fallait extirper la question de l’immigration, des problèmes sociaux posés dans les quartiers. J’ai aussi appelé les jeunes à s’emparer des questions politiques, pas seulement en votant ou en s’inscrivant dans un parti, mais aussi en menant des luttes concrètes sur le terrain, à l’image de celle qu’ils avaient menée à Bourges, il y a quelques années, contre la double peine…et qu’ils avaient gagnée.

Pour poursuivre la réflexion, à lire l'article du sociologue Laurent Bonelli paru dans le Monde diplomatique de décembre 2005

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