mercredi 30 août 2006
Redonner l'espoir
Par Yannick Bedin, mercredi 30 août 2006 à 21:25 | global
Aujourd’hui, j’ai accompagné Jean-Claude SANDRIER et Jean-Michel GUERINEAU au marché de la Chancellerie, avec plusieurs militants communistes. Retrouvailles après quelques semaines d’absence, sur un marché populaire, chaleureux et vivant.
Nous avons fait signer la pétition contre la privatisation de GDF, lancée par le groupe communiste de l’Assemblée nationale. Les difficultés de la vie quotidienne ont constitué l’essentiel des discussions. Hausse des loyers, des carburants, de l’électricité et du gaz. Salaires, pensions et minima sociaux stagnants. Chômage et travail précaire. L’impression dominante pour beaucoup est de ne plus pouvoir s’en sortir, de peiner à boucler le mois. L’inquiétude pour les enfants et les petits enfants est palpable chez les plus âgés. Ici, les annonces de la hausse de la prime pour l’emploi faite par le gouvernement semblent sans effet tant le ras le bol est général.
Plus inquiétant, l’impression d’une colère sourde et rentrée quand ce n’est pas du fatalisme ou de la résignation. On semble à mille lieux des échéances électorales à venir et de l’agitation médiatique. Il semble que l’espoir recule. Le spectre du 21 avril 2002 (formule un peu galvaudée mais je n’en trouve pas d’autre) plane : tous les ingrédients d’une forte abstention sont réunis.
L’occupation médiatique permanente par deux défenseurs du Oui à la Constitution européenne, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, favorise le manque de perspectives. Le discours anti-libéral et anti-capitaliste est absent des média.
N’est-ce pas là un élément qui devrait faire réfléchir la gauche anti-capitaliste, pour trouver le chemin de l’union autour de candidatures communes pour les prochaines échéances ? N’est-ce pas le moment en cette rentrée, de créer l’événement en se mettant d’accord autour d’un candidat, d’une équipe et d’un projet communs pour aller ensemble à l’élection présidentielle ? Je ne vois pas d’autre moyen de répondre aux urgences sociales et de faire renaître l’espoir d’un vrai changement dans le pays.

Il y a dix ans, les forces de l'ordre fracassaient l'entrée de l'église Saint Bernard où des dizaines de sans papiers et leurs familles s'étaient réfugiés. Le ministre de l'intérieur de l'époque, Jean Louis Debré, parlait (déjà!) d'une opération qui s'était déroulée
Depuis hier, les amoureux du cinéma peuvent à nouveau fréquenter la salle obscure de la Maison de la culture. Ce que j'ai fait en allant voir le dernier film de Terry Gilliam, Tideland. Pas convaincu par le film, j'étais toutefois heureux de la réouverture de ce lieu cher à de nombreux Berruyers et habitants du département. En terme de création et de diffusion culturelles, la Maison de la culture de Bourges est indispensable à notre ville et au Cher. Impatient aussi de découvrir les spectacles programmés par le nouveau directeur: la saison devrait être dévoilée courant septembre. La maquette et la charte graphique du programme de cinéma qu'ont reçu les abonnés, donnent un coup de jeune à la vénérable maison. Couleur, nouveau visuel qui évoque la façade du lieu déclinée en différents niveaux de rouge, augurent bien de la suite. La pression monte, le mystère est bien gardé (rien dans la presse ni sur 
Une fois n'est pas coutume, je souhaitais vous signaler la diffusion sur France 2 du film de Jean Pierre Lledo ce soir à 0h25: 
J'étais ce soir au rassemblement devant la Préfecture de Bourges, pour dénoncer la guerre menée par Israël contre le Liban et la Palestine. Malgré la période estivale, une soixantaine de personnes avait répondu à l'invitation du Collectif 18 contre la guerre. Bien sûr, ce type de rassemblement peut paraître dérisoire, alors que la guerre se poursuit et que la communauté internationale est en panne. Pour autant, l'intervention des peuples est importante pour montrer notre refus de la violence impérialiste, de l'ordre mondial libéral, et notre solidarité, comme citoyens du monde, avec les victimes des conflits.