jeudi 28 septembre 2006
Le pari de l'éducation
Par Yannick Bedin, jeudi 28 septembre 2006 à 22:01 | global
La réduction de la dépense publique, véritable veau d'or des libéraux, conduit à destructurer les services et les institutions publics. Les réductions d'impôts, qui bénéficient d'abord au plus aisés et donc à la clientèle électorale de la droite, appauvrissent l'Etat. Le projet de budget 2007 en est la conséquence avec la suppression de milliers de postes de fonctionnaires.
Derrière la question du budget, il y a celle du choix de société. Nous vivons dans une société où les individus sont mis en concurrence. Une société où le modèle dominant est celui de l'argent facile. Une société de plus en plus inhumaine et violente. Des services publics forts peuvent enrayer cette évolution.
Dans la ligne de mire du gouvernement, il y a l'éducation: 8700 postes en moins dans l'Enseignement public prévus dans le projet de budget 2007. Depuis 2003, plus de 20 000 postes d'enseignants ont été supprimés. Alors que les inégalités se creusent, la droite affaiblit encore un peu plus l'Education nationale, tout en tenant le discours démagogique du retour à l'autorité.
Il y a besoin de réafirmer que l'école peut et doit être le lieu de l'émancipation, de l'acquisition du jugement et de la raison à condition qu'on lui en donne les moyens. Les maîtres d'école sont des jardiniers en intelligences humaines
, écrivait Victor Hugo. N'est-ce pas ce qui fait peur aux libéraux?
L'opération centre ville piéton du 22 septembre n'a pas déchaîné l'enthousiasme populaire. Cette opération ponctuelle révèle ses limites et doit nous forcer à avoir une réflexion sur la place de la voiture dans l'hypercentre de Bourges.
Sarkozy vantant le modèle états-unien à l'occasion des cérémonies dédiées aux événements du 11 septembre, il y a de quoi frémir. La droite est déjà dure, elle s'annonce encore plus féroce avec le chef de l'UMP. On sait maintenant, si ce n'était pas déjà le cas, à quoi s'en tenir. En face, Mme Royal semble la mieux placée aux yeux des médias, faisant tourner têtes et casaques de bon nombre de responsables socialistes, qui mettent leurs idées dans leur poche, notamment sur la Constitution européenne, pour essayer de bénéficier d'un vent qui serait favorable. Beaucoup de nos concitoyens ne sont pas dupes de cet "affrontement": soit ils se détournent de cette mascarade médiatique, soit ils sont en recherche d'une alternative. Bonne nouvelle pour ces derniers. Le Collectif d’initiative national pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes s'est réuni dimanche pour élaborer une base de travail que vous pouvez retrouver sur le site:
