mardi 28 novembre 2006
Respectez la démarche unitaire!
Par Yannick Bedin, mardi 28 novembre 2006 à 22:39 | global
Un malaise, un sentiment de colère...tout s'est un peu bousculé ces derniers temps en moi après le retrait de la candidature de José Bové au rassemblement antilibéral. Le texte qui vient d'être lancé par des membres du collectif des Bouches du Rhône appelant la gauche antilibérale à se ressaisir, titre ô combien valable, rajoute un peu plus d'huile sur le feu. Bon sang, quelle image donne ce rassemblement auquel je crois. Bon sang quelle image donnons nous à l'opinion? Le désordre, l'incapacité, le repli sectaire quitte à faire fuir une des composante majeure de ce rassemblement: le PCF. Pire, il semble qu'on ait oublié le principe de départ qui était de désigner un ou une candidate, entouré d'un collectif de porte-parole tous complémentaires. La démarche à laquelle travaillent les collectifs locaux devant aboutir à la désignation les 9 et 10 décembre prochains d'un ou d'une candidate, semble jetée aux orties. Aujourd'hui certains demandent à Marie-George BUFFET de retirer sa candidature. C'est faire peu de cas du processus avec lequel tous étaient d'accord: libre à chacun de se présenter, aux collectifs de décider. J'en parle avec d'autant plus d'aise, que je ne croyais pas que la candidature de Marie George BUFFET était nécéssairement la mieux placée pour incarner le rassemblement. Mais ce n'est pas au cours d'un match qu'on change les règles du jeu.
Alors bien sûr, on dira: le PCF a créé des collectifs partout... Et alors? Sauf à vouloir dire que les militants communistes agissent sur ordre, pour noyauter, téléguider ou cadenasser, quel reproche peut-on faire à une force qui est dans de nombreux coins de France la seule à même d'impulser la création de collectifs? A Bourges, les communistes sont majoritaires dans le collectif. Ca ne signifie pas qu'ils soient tous pour soutenir la candidature de Buffet. L'écrasante majorité est pour une candidature unitaire. Comme moi, beaucoup sont prêts à travailler autour du nom que les collectifs choisiront. Ras le bol des procès d'intention; ou alors il y a des termes du débat qui m'échappe. Si c'est le cas, ils sont loin des préoccupations des collectifs locaux! Nous n'avons pas besoin dans ce rassemblement, de tractations de couloirs, de coups bas. Alors que les meetings unitaires sont massifs, alors que beaucoup d'électeurs de gauche et notamment socialistes regardent d'un oeil bienveillant le mouvement antilibéral qui naît sur la scène politique, on voudrait le tuer dans l'oeuf qu'on ne s'y prendrait pas autrement. A qui cela profite-t-il?

Edito que j'ai écrit pour l'hebdomadaire de la fédération du Cher du PCF "18", édition du 10 novembre.
Le premier débat initié par le
Le premier rassemblement de la gauche antilibérale le 6 novembre au Mans a été un succès. Il marque une étape importante dans la campagne en vue des élections de l'année 2007. C'est le premier rendez-vous d'envergure où le projet finalisé par les collectifs untaires antilibéraux, a pu être popularisé. Les jours et les semaines qui viennent vont être décisives pour la recherche du consensus autour du candidat ou de la candidate qui incarnera ce projet, dans une campagne collective.