Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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dimanche 28 janvier 2007

L'espoir d'une régularisation massive

J'ai participé hier soir aux voeux organisés par le RESF18, dans une salle de la paroisse Saint-Jean. Un beau moment de convivialité qui a réuni familles sans papiers, militants, élus (Jean-Claude SANDRIER, Maxime CAMUZAT, Jacqueline JACQUET, Claude GILBERT, Irène Félix, Daniel GODIN...) et sympathisants de la cause des élèves sans papiers. Chacun avait apporté de quoi partager. Les paroles prononcées ce soir là furent des paroles combatives, appelant à ce que l'année 2007 soit "la bonne", c'est à dire l'année de la régularisation des élèves sans papiers et de leur famille.

Le RESF18 appelle à une manifestation samedi 3 février à 15h, parvis de la cathédrale de Bourges. Soyons nombreux.

jeudi 25 janvier 2007

Le bal des "faux culs"

Les décès à quelques jours d'intervalle de l'abbé Pierre et de Jean-François Deniau ont permis d'assister à un vrai festival d'hypocrisie.

Le premier a eu droit aux louanges (méritées) des gouvernants et de responsables politiques qui redécouvrent la misère chaque hiver venu. Hommages appuyés au défenseur des mal logés, des nécessiteux, des sans papiers...par ceux là mêmes qui ont conduit les politiques responsables de leur état. Pathétique.

Les réactions au décès du second, par certains de ses amis du Cher le sont tout autant, lorsqu'on se souvient de la manière fort peu élégante avec laquelle, le Président du Conseil général s'était fait sortir du département.

Un appel émouvant

Fatia DAMICHE est une combattante inlassable pour la dignité des habitants des quartiers populaires. Je l'avais rencontré lors de la lutte que nous avions menée à Bourges contre la double peine, pour sauver de l'expulsion, un jeune de la Chancellerie. C'était en 1999. C'est avec la même spontanéité et la même détermination, qu'elle expliquait les raisons de son appel à voter pour Marie-George BUFFET, lors du lancement de sa campagne mardi soir au Zénith à Paris.


Zénith : Fatia Damiche
envoyé par mariegeorge2007

samedi 20 janvier 2007

30 000 pour l'éducation

Nous étions près de 30000 à battre cet après midi le pavé de la capitale pour dénoncer la politique de la droite en matière d'éducation. La mobilisation fut plutôt bonne malgré ce que dit de Robien, pour une manif préparée à la hâte. Des profs mobilisés contre les 5000 suppressions de postes supplémentaires à la rentrée prochaine, les décrets supprimant les heures de décharges, la bivalence imposée; les raisons de la colère sont nombreuses. Dans le cortège, s'est exprimée la colère d'une profession de plus en plus méprisée que ce soit par le gouvernement (Coppé qui s'imagine qu'un prof est payé 4000€ en fin de carrière, on rêve!) ou par la candidate Royal qui prône l'allongement du temps de présence des profs dans les établissements! Ce mépris n'a qu'un but: préparer l'opinion à la destructuration des métiers de l'éducation en surfant sur des mensonges.

jeudi 18 janvier 2007

Voeux des élus de Bourges

J'ai participé ce soir aux voeux des élus communistes et républicains de Bourges, aux côtés de Jean-Claude SANDRIER, de Jacqueline JACQUET, Claude ROMERO, Marie-Hélène BIGUIER et Jean-Michel GUERINEAU. Plus d'une centaine de personnes étaient présentes dans la petite salle des fêtes de la Chancellerie. Un beau moment où habitants du quartier, responsables d'associations et élus peuvent ainsi échanger. J'ai particulièrement apprécié la conclusion du discours de Jean-Claude SANDRIER. Le député du Cher a en effet terminé son allocution par la lecture de la Recette du bien vivre dans son quartier* écrit par des femmes des quartiers Nord: un bel hommage à la vie de ces quartiers et à ses habitants.

(*)parue dans La Chanc'elles, paroles de femmes des quartiers Nord de Bourges, édité par le Réseau d'échanges réciproques de savoirs, 2006.

mardi 16 janvier 2007

Y aller ou pas ?

J’avoue m’être interrogé longuement avant d’écrire ce billet. Le monde de l’internet politique alternatif de gauche est traversé par l’actualité de la pétition en faveur de la candidature de José Bové. Celui-ci s’est déclaré disponible. Dernier avatar du mouvement unitaire antilibéral avec ce qu’il a connu de manœuvres de toutes parts ou véritable élan populaire spontané en faveur d’une personnalité susceptible de rassembler le camp antilibéral à gauche? Personnellement je m’interroge.

En quoi cet appel pour une candidature Bové, signé nous dit-on par 15000 personnes (dont la liste n’est pas consultable pour des raisons techniques), aurait-il plus de valeur que la désignation, certes contestée, de Marie-George BUFFET dans les collectifs antilibéraux ? J’attends qu’on me démontre la supériorité de la pétition électronique sur le vote. Je suis sûr que beaucoup de citoyens signent ce texte avec sincérité, déçus par l’expérience de ces derniers mois. Je sais aussi que nombre de signataires n’ont pas participé au rassemblement unitaire, que certains voient dans cet appel, une machine de guerre contre la candidature de Marie George BUFFET.

En quoi une candidature Bové serait-elle plus unitaire aujourd’hui que celle de Marie-George BUFFET ? Bové ne faisait pas consensus hier, et il le ferait maintenant ? Sauf à changer la nature du rassemblement unitaire antilibéral, c'est-à-dire en exclure de fait les forces politiques, qui en furent avec d’autres à l’origine, de passer outre le vote dans les collectifs, de celles et ceux qui se sont prononcés pour d’autres candidats proposés, de quelle unité parle-t-on? A nouveau se pose la question de la démocratie dans le rassemblement antilibéral.

Je n’ai pas d’animosité pour Bové. J’ai même défendu en juin 2006, la crédibilité de sa candidature pour tout le mouvement antilibéral. Depuis ce mouvement a fait l’expérience de la désignation d’un candidat unitaire…et il s’est planté. Rajouter de la division à la division, à la fois neutralise des forces pour le combat antilibéral, mais obère ses chances de peser parce que durablement divisé, dans le champ politique.

dimanche 14 janvier 2007

La galette de l'école

Vendredi avait lieu la traditionnelle galette des rois de l'Association de parents d'élèves de l'école dans laquelle je représente la mairie. C'est un moment convivial, qui permet d'échanger avec les parents d'élèves et les personnels. C'est un moment important parce que l'association remet aux directeurs de la maternelle et de la primaire le produit financier des inititives menées par les parents d'élèves. C'est une aide précieuse. D'abord parce qu'elle est le fruit de l'investissement des parents d'élèves. Ensuite, parce qu'elle permet le financement d'activités ou de sorties scolaires, voire l'achat de matériel pédagogique, de livres et de dictionnaires.

Sans rien enlever au mérite de ce genre d'action, je déplore qu'on ne donne pas les moyens suffisants à l'école publique pour s'équiper correctement et assurer ses missions. L'Etat s'est désengagé du financement des écoles du 1er degré. Les mairies, selon leur projet, accordent plus ou moins d'importance à l'école publique. A ce propos, la municipalité de M.Lepeltier subventionne les écoles maternelles privées, alors que la loi ne l'impose pas. Question de projet...

samedi 13 janvier 2007

1er marché de campagne

Ce matin, c'était le lancement de la campagne de Marie George BUFFET sur le marché de la Halle au Blé. Avec en main, le premier document de campagne, un quatre pages invitant notamment au meeting du 23 janvier, nous sommes allés avec plusieurs militants à la rencontre des Berruyers. L'accueil a été bon. Bien sûr, il y a eu des refus. Mais dans la plupart des cas, le tract a été pris. Des discussions se sont engagées.

Pas toujours simple d'y voir bien clair. Certains nous reprochent de ne pas faire campagne au nom du PCF, craignant que le parti communiste ne disparaisse, d'autres (très peu) regrettent que Marie George BUFFET se soit engagée "seule". La majorité des gens ont accueilli favorablement le document. Une chose est sûre: Marie George est connue et plutôt populaire. Demain dimanche, je serai sur le marché Saint Bonnet à partir de 10h30.

mardi 9 janvier 2007

Une ville à taille humaine

C'est le leitmotiv du Maire de Bourges, qu'il a répété à maintes reprises dans son discours lors de la cérémonie des voeux lundi soir. Un discours sans grand élan, qui se résume à quelques projets annoncés ou à quelques réalisations, dans lesquelles la pierre, l'embellissement, l'enrobé des routes tiennent une place centrale. Une ville où la consommation dans des équipements confiés au privé (patinoire, multiplexe, centre commercial Avaricum) a été mise à l'honneur. Peu de choses au final sur la vie associative, la vie culturelle, l'emploi et le développement économique de la ville; des constats d'impuissance sur la marche du monde et l'avenir de la France...Tout cela, au final, était assez cohérent et pourrait se résumer par le manque d'ambition pour notre cité de la majorité municipale et de son chef.

samedi 6 janvier 2007

En campagne

Bien sûr, j’aurais voulu entrer en campagne dans une toute autre configuration à gauche que celle d'aujourd’hui.

Bien sûr, et je l’ai écris et réécris, j’aurais tant souhaité que le rassemblement des forces de gauche antilibérale franchissent avec succès l’écueil de la désignation de leur candidat commun.

Bien sûr, j’aurais voulu avec d’autres, que l’ambition majoritaire autour des 125 propositions élaborées collectivement, puisse aboutir à changer la donne à gauche et dans le paysage politique français.

Nous n’en sommes plus là désormais.

Ma déception est grande, et je la partage avec tous ceux qui croyaient que quelque chose de nouveau adviendrait. Je la partage avec mes camarades de Bourges et du Cher, syndicalistes, militants politiques, associatifs, citoyens « sans carte », qui se sont investis dans ce rassemblement unitaire et j'espère, continueront à le faire vivre.

Doit-on se résigner à ce qu’il faut bien appeler un échec ? Je ne crois pas. Je crois que la tentative que l’on a connue, de fédérer des énergies diverses reste une nécessité si on veut que les choses bougent en France et en Europe. L’étape de la désignation d’un candidat unitaire n’a pas abouti ; ce n’est pas la fin, car d’autres étapes avant ont réussi dont une très importante : l’élaboration d’un programme de 125 propositions antilibérales. D’autres étapes après nous attendent comme celles des élections législatives de juin prochain.

Et maintenant ?

Ce n’est sûrement pas le moment de savoir à qui et à quoi est dû l’échec (provisoire) du rassemblement antilibéral. L’heure viendra où nous en tirerons tous les enseignements, collectivement, y compris lorsque au soir du premier tour, on verra où nous a mené la division.

Chacun a son idée. Ceux qui ne se sont pas engagés dans cette dynamique ou qui l’ont quitté en cours de route, pour des raisons diverses, joueront le refrain du « On vous l’avait bien dit ». D’autres s’enfermeront dans la logique du pire, sur le thème du droite-gauche, tous pareils, ne faisant confiance qu’au mouvement social pour espérer des victoires. D’autres chercheront les voies les plus utiles à leurs yeux de faire progresser leurs conceptions et leurs idées dans l’élection présidentielle.

Maintenant, l’heure est à rentrer dans la bataille électorale. La droite menace, Le Pen guette. Les attentes et les urgences sociales sont fortes, auxquelles seule une véritable politique de gauche peut répondre. Une politique s’attaquant aux privilèges insolents d’une minorité qui sacrifie sur l’autel des dividendes et des profits, les salariés de ce pays. Les seuls comptes à régler dans cette élection, sont avec ceux qui depuis cinq ans font souffrir notre peuple. Pouvoir d’achat, retraites, précarité, logement, discrimination…pas besoin de développer la trop longue liste des mauvais coups que la droite, soutenue par sa majorité parlementaire (dans le Cher: Fromion, Cosyns, Vinçon, Pointereau, Lepeltier), nous a asséné depuis 2002.

Dès lors, pour qui voter ? Pour ma part, je pense que Marie-George BUFFET est la candidate la mieux placée pour incarner à la fois le refus de la droite et de l’extrême-droite et porter un projet progressite, antilibéral, pour réussir à gauche. Le rassemblement reste à construire cependant.

vendredi 5 janvier 2007

La fin du pochon

Ce matin, faisant mes courses dans un supermarché berruyer, j'ai constaté que la caissière ne donnait plus de pochons (sacs plastiques). Depuis le 1er janvier en effet, les grandes enseignes commerciales ainsi qu'un certain nombre de boutiques de l'agglomération de Bourges, ne délivrent plus de sacs plastiques jetables respectant ainsi la charte initiée par Bourges Plus.

C'est une bonne mesure parce que la quantité de sacs plastiques jetables utilisée chaque année est énorme. Lorsqu'on sait qu'il faut plusieurs centaines d'années pour qu'ils se dégradent, on comprend aisément qu'il faille trouver d'autres solutions pour transporter ses courses. Il faudra s'habituer.

Mais je m'interroge. Les réponses aux défis planétaires environnementaux résident-elles seulement dans le simple changement des comportements individuels? En d'autre terme, éviter de laisser couler l'eau lorsqu'on se brosse les dents ou préférer la caisse en carton au pochon en plastique suffira-t-il à éviter la catastrophe écologique qui se profile? J'avoue que le discours culpabilisant nos comportements me fatigue. Comme le rappelait un intervenant à la dernière réunion du Collectif antilibéral du Cher, pendant qu'on nous assène quotidiennement les règles du comportement écologique responsable, on évite d'évoquer le développement faramineux des transports dans le cadre de la mondialisation, le poids écologique des délocalisations qui nécessitent l'utilisation de moyens de transports polluants pour réexpedier la marchandise produite dans les pays du Sud vers les marchés de consommation du Nord. Le capitalisme s'en tire ainsi à peu de frais.

mardi 2 janvier 2007

2007

Il est de rigueur en début d'année de souhaiter ses voeux. Les formules sont souvent convenues et il est dificile d'y échapper.

Sincèrement, en ce début de 2007, mes pensées vont à tous ceux qui sont victimes du libéralisme économique. Ce sont des voeux de résistance, pour faire reculer le capitalisme et conquérir des droits nouveaux.

Je souhaite à tous ceux qui luttent, pour leur emploi, pour un logement décent, pour leur droit à vivre comme ils l'entendent et où ils le veulent, la pleine réussite dans leur combat.

Je souhaite aussi que notre République retrouve le sens de ses valeurs, contre les communautarismes, les intérêts privées, qui la menacent.

Je souhaite enfin qu'en 2007, le monde retrouve le chemin du droit des peuples à la souveraineté.

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