Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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mercredi 28 février 2007

Merci patron


Spot Fête de l'Huma 2005 - Merci Patron
envoyé par Cellule_Melinee

lundi 26 février 2007

Sarkozy, une menace pour la démocratie

J’ai participé à la manifestation pacifique du RESF18 et du Comité de vigilance à Sancerre aujourd’hui. Nous voulions interpeller le ministre de l’intérieur venu comme candidat dans notre département. Nous avons été chassés par les gendarmes mobiles et conduits dans une ruelle, bien à l’écart du passage du ministre, où nous avons été cantonnés pendant plus d’une heure et demie, le temps que le ministre candidat quitte la ville.

Je suis outré de voir comment les moyens de l’Etat sont mis à la disposition d’un candidat ministre. La visite de Sarkozy était une visite électorale. Et pourtant ce sont les moyens de l’Etat qui sont utilisés dans ses déplacements : gendarmes mobiles venus de Paris, cortège de voitures officielles…C’est avec notre argent que Nicolas Sarkozy fait sa campagne électorale. C’est un véritable scandale, que reconnaissait d’ailleurs un gendarme mobile de notre « escorte ».

Le scénario qui s’est déroulé sur la place principale de Sancerre s’était déjà déroulé à Mehun en début d’après midi, où les salariés de Wagon automotive, venus défendre leur emploi, ont été déplacés et tenus à bonne distance de la visite du ministre.

Ce sont là des atteintes à la liberté d’expression, à la liberté de manifestation, à la liberté de circulation. Ce sont des atteintes à la démocratie.

De tels moyens pour écarter ce que le candidat ministre ne doit pas voir et la confusion des genres, sont lourds de menaces pour notre démocratie. Ils donnent à imaginer ce que la France pourrait être si Sarkozy était élu. Ca donne vraiment à réfléchir.

vendredi 23 février 2007

Fermetures de classes

L'annonce par l'inspection académique de la fermeture de neuf classes à Bourges révèle le manque de vitalité de notre ville. La majorité de droite du Conseil municipal reste muette et inactive. Le maire peut répéter que Bourges ne connaît pas de déclin démographique, cette annonce révèle le contraire. Pire, parmi les neuf classes supprimées, cinq se trouvent en ZEP! La raison invoquée est le renouvellement urbain. On peut légitimement s'interroger pour savoir où sont passés les habitants qui vivaient dans les quartiers démolis? On ne crée pas de classes dans d'autres écoles de la ville! Il y a fort à parier qu'une partie des habitants des immeubles démolis ont quitté la ville.

mardi 20 février 2007

A l'heure des programmes

J'ai distraitement regardé une partie de l'émission de TF1 avec S.Royal hier soir. Deux heures d'émission, de celles qu'on réserve aux grands candidats, qui ont ainsi le temps de développer leurs propositions.

Pour ma part, j'étais sur le marché dimanche pour distribuer le projet de Marie-George BUFFET. C'est par la multiplication de ces contacts avec la population, que l'on peut faire connaître les propostions de la candidate de la gauche populaire et antilibérale. Le petit livret est d'un abord simple et direct. Il a été plutôt bien accueilli tout comme la démarche. En fait, beaucoup de personnes ressentent une frustration de ne pas connaître vraiment les projets des candidats. On sent comme un parfum de campagne du référendum, lorsque nous diffusions le projet de Traité constitutionnel européen: beaucoup ne sont pas dupes du jeu médiatique dans lequel on voudrait enfermer les électeurs, en leur faisant croire que se joue déjà le deuxième tour, avant même que le premier n'ait lieu. Or, ce petit jeu, avec de grands moyens, n'a qu'un but: éluder le débat sur les moyens financiers à mettre en oeuvre pour changer les choses en France, réduire le champ d'intervention politique à ceux qui ne remettent pas en cause la domination financière sur l'économie, le tout sur fond de consensus sur la construction européenne.

La candidature de Marie-George BUFFET peut permettre de bousculer ce ronronnement.

Son programme est disponible sur Mariegeorge2007.

samedi 17 février 2007

Papon est mort

Maurice Papon est mort aujourd'hui. En écoutant la nouvelle ce soir, je me suis dit qu'il était mort vieux et libre, chance que n'ont pas eu les 1600 juifs, dont 250 enfants, qu'il a fait transférer dans les camps de la mort. La seule satisfaction que peuvent avoir les descendants des victimes, c'est qu'il fut reconnu coupable et condamné pour complicité de crime contre l'humanité en 1998.

C'est avec le même zèle que sous l'occupation, qu'il mena comme Préfet de Paris, la répression de la manifestation du FLN le 17 octobre 1961 à Paris, dans laquelle plusieurs centaines d'Algériens furent massacrés. Quelques mois après, le 8 février 1962, il fait réprimer la manifestation anti-OAS à Paris, où neuf manifestants, pour la plupart communistes, furent assassinés. Pour un coup donné, nous en rendrons dix, avait-il déclaré à l'époque. Tous ces services rendus seront récompensés: il fut nommé président de l'entreprise Sud Aviation, puis plus tard ministre du budget de Raymond Barre.

Cet itinéraire nous renvoie à la conception du pouvoir en France, à son histoire. Comment un tel personnage, avec un tel passé, a-t-il pu poursuivre une carrière de haut fonctionnaire, d'élu (il fut maire et député de Saint Amand dans le Cher) et de ministre de droite dans la deuxième partie du XXème siècle? Peut-être au nom de la continuité de l'Etat lui qui en a toujours été un serviteur zélé, sous Vichy comme sous la Vème République.

mardi 13 février 2007

Avec Jack London

J'ai écouté à la radio l'histoire de ce jeune homme de Laon, obligé de creuser la tombe de son père décédé parce qu'il n'avait pas l'argent pour lui payer des obsèques. C'est en France, aujourd'hui.

En écoutant cette information j'ai repensé à un texte de Jack London, écrit il y a cent ans, en 1906, dans lequel il explique comment il est devenu révolutionnaire. Ce texte intitulé Ce que la vie signifie pour moi est une analyse pertinente du capitalisme et sur les raisons qu'il y a de transformer cette société.

A l'heure où les candidats officiels des médias et l'extrême-droite courtisent l'électorat ouvrier, la lecture de ce texte est éclairant.

lundi 12 février 2007

Appel au respect du pluralisme

Comme lors de la campagne du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005, nombreux sont les journalistes à s'inquiéter du pluralisme et du traitement médiatique des candidats à l'élection présidentielle. Ils publient un appel à faire vivre le débat démocratique.

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dimanche 11 février 2007

Explication

Juste un mot, pour vous expliquer pourquoi j'ai supprimé le lien vers le site Alternative unitaire 2007. Il n'avait plus d'unitaire que le nom.

J'avoue jusque là n'avoir pas bien compris pourquoi existaient deux sites (avec Alternative gauche 2007) se réclamant des collectifs unitaires antilibéraux. En fait, le site de l'alternative unitaire utilise la confusion pour prétendre être celui des collectifs et faire la campagne de José Bové. Or José Bové n'est pas le candidat des collectifs antilibéraux, qui ne l'avaient pas investi lors de la consultation de novembre-décembre. De même qu'il n'a pas été choisi par la majorité des collectifs à la réunion de Montreuil, puisque ceux ci étaient loin d'être tous représentés.

Je maintiens le lien vers Alternative gauche 2007, parce qu'il ne prend parti pour aucun candidat antilibéral, laissant le choix aux antilibéraux de se déterminer, sans pratiquer d'exclusive. C'est une position conforme à celle adoptée par le collectif de Bourges et de nombreux collectifs en France. La construction de l'unité antilibérale, que je crois toujours possible, passe par la clarté sur les objectifs et les moyens que l'on se donne pour les atteindre.

Matraquage

Drôle de campagne quand même. Ce dimanche avait lieu le discours programme de la candidate social-libérale en région parisienne. Cela vous avait échappé? Depuis plusieurs jours déjà, les grands médias annonçaient la nouvelle, distillant quelques unes de ses mesures au fil des journaux télévisés. Pensez vous qu'ils auraient ouvert leurs antennes aux autres candidats à l'élection présidentielle? Pensez vous qu'ils auraient évoqué, sans même envoyer une équipe, le voyage au Mali de Marie George BUFFET, invitée par Aminata Traoré?

Et bien non. Comble de l'indécence, comme pour faire bonne mesure, on a eu droit au discours de Sarkozy à la Mutualité ce dimanche; c'est qu'il faut respecter les équilibres! Les deux candidats officiels sont suivis dans tous leurs déplacements, où qu'ils aillent ou presque. Pour les autres...

Espérons que, comme lors du référendum, l'Internet saura faire contre poids aux discours médiatiques consensuels.

On n'est pas couché...tant mieux

J'ai suivi jusqu'à fort tard l'émission de Ruquier hier soir sur France 2. L'invitée politique était Marie George BUFFET. Je dois dire que j'appréhendais ce moment, tant ce genre d'émission peut être un piège pour qui veut y développer des arguments sérieux. Et bien la candidate de la gauche populaire et antilibérale y a été tout à fait à l'aise. L'animateur lui a laissé le temps de répondre et de développer quelques propositions, notamment sur la réforme de la fiscalité, qui ont fait mouche semble-t-il dans le public à en juger par les applaudissements. Même l'antienne médiatique qui consiste à opposer la candidate à José Bové a fait flop.

Dans les échanges tant redoutés avec Polac et Zeymour, Marie George BUFFET s'en est sortie avec beaucoup d'humour et d'habileté, faisant passer les deux compères pour d'indécrotables nostalgiques des temps où l'anticommunisme était l'axe unique de la pensée à droite ou dans les milieux anar. Ils en ont été pour leurs frais et c'est eux qui ont été ringardisés. Un seul regret: que Marie George BUFFET n'ait pas brandi les noms des communistes qui font que l'on peut se dire encore de ce parti et se référer toujours à ce courant de pensée à gauche. Aux noms de Staline, Mao lancés par un Polac embourbé et ignorant des évolutions du PCF, elle aurait pu lui balancer Môquet, Manouchian, Alleg, Marcel Paul et d'autres pour affirmer la fierté d'être toujours communistes, au nom de ceux et aux noms des idées et des actes, qui ont fait progresser la France et la vie des Français.

samedi 10 février 2007

"C'est une bonne candidate"

Ce sont les mots qu'un ami militant socialiste m'a dit en sortant du meeting de Marie George BUFFET hier soir au Palais d'Auron. Oui une bonne candidate. Le meeting d'hier l'a montré.

D'abord parce que Marie George BUFFET conçoit ses meetings comme une rencontre. La première partie était consacrée à la prise de parole d'acteurs de terrains, syndicalistes, étudiants, locataires, paysans, comédiens. Trop nombreux pour être cités tous, je retiendrai trois moments importants de cette soirée.

J'ai été particulièrement sensible au témoignage de Nawel, jeune femme des quartiers Nord de Bourges: son discours sur sa fierté d'être française, son refus du terme d'intégration et sa dénonciation de la discrimination positive m'ont touchés. La réalité décrite par cette jeune femme est celle de nombreux jeunes, qui faute de moyens financiers doivent renoncer à poursuivre leurs études. En écho à cette intervention, Sylvie Berger, conseillère d'orientation, est intervenue pour dénoncer la marchandisation de l'éducation et de l'orientation. Un moment fort et éclairant sur les ravages du libéralisme. Marie George BUFFET, à l'écoute, a réagi à l'intervention en duplex du Portugal, d'une militante du droit à l'avortement en affirmant son soutien aux femmes portugaises qui défendent ce droit, dans le cadre du référendum organisé dimanche.

Dans la deuxième partie, Marie George a prononcé un discours très offensif et rassembleur, définissant les contours de ce que doit être une vraie politique de gauche. Une belle soirée qui permet de sortir gonflé d'espérance et de combativité.

mercredi 7 février 2007

La laïcité est en danger

D'abord, le procès intenté à Charlie Hebdo pour les caricatures mettant en scène le prophète Mohamed. Ensuite, le texte commun signé à Lyon, par les représentants des principales religions dénonçant l'homoparentalité et le mariage entre personnes du même sexe. Ca fait beaucoup en peu de temps.

Ainsi, il ne serait plus possible dans l'espace public de contester un dogme, une croyance comme n'importe quelle opinion? Ainsi, il ne serait plus possible de dénoncer l'intégrisme religieux d'où qu'il vienne, qu'il soit juif, chrétien ou musulman? En quoi l'interdiction faite aux croyants d'une religion de représenter une image sacrée s'imposerait-elle aux non croyants? En quoi les principes religieux devraient-ils s'appliquer à l'ensemble d'une société laïque?

Le principe de laïcité doit être respecté si l'on veut encore jouir de la liberté de la presse et des créateurs, si l'on veut aussi donner à la politique la liberté de pouvoir garantir à tous l'égalité. C'est ce même principe qui permet de pratiquer ou de ne pas pratiquer la religion de son choix. Soyons vigilants!

mardi 6 février 2007

9 février: Marie George BUFFET est à Bourges

Vendredi prochain à 19h au Palais d'Auron aura lieu un meeting avec Marie George BUFFET, candidate de la gauche populaire et antilibérale. Y prendront la parole, des salariés en lutte, des locataires d'HLM, des paysans....et bien sûr la candidate à l'élection présidentielle. Donner la parole aux victimes du libéralisme, à celles et ceux qui se battent tous les jours pour défendre leur emploi et leur dignité, c'est le sens de la campagne de la gauche populaire et antilibérale. Comme en 2005 avec le référendum, le peuple doit se réaproprier la politique et faire irruption dans le débat. J'espère vous y retrouver nombreux.

dimanche 4 février 2007

Compenser le silence médiatique

Semaine très militante que celle qui vient de s'écouler. Marchés, réunions, préparation du meeting de Marie George BUFFET (qui sera à Bourges le 9 février prochain), ce fut une semaine chargée, campagne électorale oblige. Beaucoup de militants sont sur le pont: à Bourges, plus de 20000 tracts invitant les citoyens au meeting du 9 février, ont été distribués. Il faut bien compenser le silence auquel Marie George BUFFET est réduite dans les grands médias, en allant à la rencontre des salariés, des habitants.

C'est un des problèmes de cette élection. Les médias choisissent leurs candidats et pour la plupart d'entre eux, cela se réduit au duel Sarkozy-Royal. La démocratie devrait être avant tout une bataille d'idées: elle se réduit pour l'instant à des affrontements de personnes, à des positionnements tactiques, à des petites phrases et à des attaques stériles. Changer de manière de faire de la politique passera par privilégier le fond sur la forme, les idées sur la com'. C'est à cela qu'avec d'autres, je m'emploie aujourd'hui.

samedi 3 février 2007

L'art et la vie

Je ne sais plus qui disait "L'art sert à rendre la vie plus intéressante que l'art". Les deux moments que j'ai vécus en cette fin de semaine, en tout cas, la subliment et permettent de mieux la comprendre.

Hier soir j'ai découvert à la Maison de la culture, La maison de Bernarda Alba, dernière pièce de Garcia Lorca, écrite en prison avant son exécution par les sbires de Franco en 1936. Mis en scène par Andrea Novicov, c'est un spectacle prodigieux dans tous les sens du terme. Rarement j'ai pu voir un texte aussi intimement et justement servi par un décor, des costumes et des comédiens, unis dans un même élan. Le texte parle des femmes, des contraintes sociales, morales et religieuses qu'elles peuvent subir. Superbe et terriblement actuel.

L'autre moment intense, c'est l'exposition de l'oeuvre d'Isabelle Guillot au Château d'eau. J'ai connu Isabelle, je découvre seulement maintenant sa peinture pleine de lumière, d'allusions à un quotidien transcendé et décliné en une multitude de couleurs. C'est une oeuvre pleine de vie, de vitalité, d'énergie. L'exposition est visible jusqu'au 11 mars. L'entrée est libre.

Maintenir l'objectif unitaire

Trois candidats se réclament du mouvement antilibéral, hérité du Non à la constitution européenne. Comme militant d'un collectif antilibéral, celui de Bourges, je ne peux que regretter la dispersion des forces et des candidats. La personnalisation tant redoutée et décriée, du débat politique et de l'élection présidentielle a fini par l'emporter dans le camp antilibéral. Je redoute que la déception, voire les rancunes de part et d'autres, ne stérilisent des forces, qui dans leur diversité, devront pourtant s'unir si elles veulent peser dans le débat et conquérir la majorité politique dans notre pays pour changer durablement les choses. La division engendre la confusion ce qui ne peut que desservir le mouvement unitaire antilibéral.

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