Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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samedi 31 mars 2007

Et je pars en meeting...

Départ pour la région parisienne ce soir. L'occasion pour moi d'assister au grand meeting de Marie-George BUFFET à Bercy demain dimanche à 14h. Les cars au départ du Cher sont bondés...c'est bon signe!

Si vous ne pouvez pas vous y rendre, vous pouvez toujours suivre la retransmission de l'événement en cliquant ICI.

Avec les postiers

J'étais avec les postiers en grève cet après midi au rassemblement appelé par l'intersyndicale place Cujas. Quelques élus avaient fait le déplacement dont Maxime Camuzat, Maire de Saint-Germain et 1er Vice président du Conseil général. C'est un combat d'avenir que mènent les salariés de la Poste car il en va de l'avenir de tous les services publics aujourd'hui menacés par la logique du profit. Soutenons les!

jeudi 29 mars 2007

Machines à voter (2)

A la suite de mon premier billet sur les machines à voter, j'ai été sollicité par Radio france bleue à qui j'ai donné un entretien. Hier, c'est la Nouvelle république qui m'a interrogé pour un article qui paraîtra dans son édition dimanche. Il semble que les médias nationaux s'interessent eux aussi au sujet à en juger par les articles du Monde, du Canard enchaîné, et les reportages des télés et radios ces derniers jours. Le PCF a pris position dès janvier dernier sur ce sujet:

Avec le vote papier, tout le monde comprend que l’urne doit être scellée, tout le monde sait que l’urne doit être vide et tout le monde peut vérifier les bulletins de vote. Avec le vote électronique, les assesseurs et le président du bureau de vote ne sont plus à mêmes de comprendre les raisons pour lesquelles des procédures de sécurité ont été mises en place et la nécessité de les respecter. La fraude lors des élections par vote automatisé devient donc possible et relativement simple à organiser, et peut être conçue pour être indétectable. Certaines fraudes ne nécessitent pas de connaissances en informatique ou seulement des connaissances limitées et sont donc à la portée d’un grand nombre de personnes. Au vu de l’extrême difficulté à contrôler le fonctionnement des ordinateurs de vote, dès lors qu’aucune trace physique n’existe plus, et du fait que le contrôle de l’élection échappe totalement aux citoyens et aux assesseurs, par suite de l’utilisation de technologies sophistiquées qui plus est dans des formats non standards et non ouverts, le Parti communiste français demande un moratoire sur le déploiement des machines a voter. Dans le cadre particulier de l’élection présidentielle, nous demandons notamment que les machines déjà déployées ne soient PAS UTILISEES. Il faut que le peuple SE compte!

Et bien sûr, je vous renvoie au site Recul démocratique pour vous forger votre propre opinion.

dimanche 25 mars 2007

La diversion cocardière

Depuis plusieurs jours, la campagne électorale est parasitée par la question de l'identité nationale. Avec sa proposition d'un ministère du même nom lié à l'immigration, le candidat de l'UMP tire une nouvelle fois le débat sur les franges extrêmes de la droite. Je laisserai la parole à l'historien Pierre Nora, qui dans un entretien au Monde du 17 mars réagissait en ces termes à cette proposition:

Parler ouvertement des problèmes de l'immigration et lancer une discussion sur le thème de l'identité nationale sont deux choses excellentes. Mais les lier est soit un calcul, soit une maladresse, soit une idée à courte vue, car l'ébranlement de l'identité nationale n'est pas lié seulement, loin de là, à l'immigration. Il tient à des raisons beaucoup plus vastes et beaucoup plus profondes, même s'il est vrai que l'immigration est concomitante à certains de ces problèmes et sert souvent de bouc émissaire. Parmi les facteurs de crise de l'identité nationale, il y a d'abord la réduction de la puissance de la France depuis la fin de l'empire colonial ; l'altération des paramètres traditionnels de la souveraineté : territoire, frontières, service militaire, monnaie, avec la disparition du franc ; l'insertion dans un espace européen où la puissance moyenne est ravalée au rang des autres, l'affaiblissement du pouvoir d'Etat qui a été, en France, une dimension fondamentale de la conscience nationale, la poussée décentralisatrice.

Le plus stupéfiant, c'est que quelques jours après la proposition de Sarkozy, Ségolène Royal se soit crue obligée d'en rajouter, proposant de pavoiser aux couleurs tricolores nos balcons pour le 14 juillet. Ce n'est pas, je crois, ce que les électeurs de gauche et les milieux populaires, attendent.

On peut s'interroger sur cette diversion cocardière lancée par les deux candidats. La politique menée depuis plusieurs années, a désespéré de nombreuses personnes, notamment des jeunes, parce qu'au lieu d'honorer la promesse sociale de la République, elle a creusé les inégalités, litière de tous les communautarismes. Cette même politique libérale, qui a relégué dans des quartiers délabrés, des populations entières, victimes de discrimination, de pauvreté et d'exclusion. Les mêmes qui aujourd'hui se veulent toujours plus patriotes, ont toléré ou justifié les délocalisations et les privatisations, pour servir des intérêts avant tout financier d'un capitalisme mondialisé. Ce sont les mêmes qui promeuvent une Europe toujours plus éloignée du pouvoir de contrôle des citoyens.

Je pense qu'il faut des symboles à la République qui retrouvent du sens, qui s'incarnent dans des valeurs que l'on fait vivre, pour que tous se les approprient. Loin d'un chauvinisme malsain, l'amour de la République doit se conjuguer avec celui de la nation comme communauté de citoyens souverains, de toutes origines, avec ce sentiment d'un destin commun, autour des valeurs universelles de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Il n'y a pas en l'occurrence, de meilleur programme électoral.

vendredi 23 mars 2007

Inflexible

Ce soir, le Maire de Bourges a une nouvelle fois décidé de tenir le conseil municipal de Bourges à huis clos. La raison: une délégation de locataires HLM avait demandé qu'une motion concernant le PRU soit votée. Serge Lepeltier, comme à son habitude ne tolère pas de manifestations au sein du Conseil. Au nom de l'opposition municipale, j'ai demandé qu'on écoute ce qu'avaient à dire les locataires venus protester contre les démollitions des HLM. Négatif...

mardi 20 mars 2007

Mis et Thiennot : où est la justice ?

Pour la cinquième fois, la commission de révision vient de refuser de rouvrir le procès concernant Mis et Thiennot. La justice ne veut pas réexaminer cette affaire vieille de 60 ans, dans laquelle les accusés ont toujours crié leur innocence.

Je me rappelle avoir rencontré Gabriel Thiennot il y a quelques années, à l’issue de la représentation d’une pièce de théâtre racontant leur histoire, montée par Michel et Nicole Pinglaut. Je me souviens de ses larmes au moment des discours, notamment celui de Maxime Camuzat, lors du vin d’honneur qui fut servi à l’issue de la représentation. Je pense à lui aujourd’hui, à son ami Raymond Mis, et à tous ceux qui continuent ce noble combat : celui de faire reconnaître l’innocence de ces deux hommes.

samedi 17 mars 2007

Sur le marché

Encore un samedi matin passé à distribuer au marché. Cette fois ci, il s'agissait du numéro spécial de 18, le journal départemental du PCF. Il est bien accueilli et il n'en reste pratiquement plus car la mobilisation militante dans la campagne de Marie George BUFFET est forte. A cela je vois deux raisons: la première, c'est qu'il aborde les points principaux du programme de Marie George BUFFET et les moyens de les financer. La seconde raison, c'est le soutien massif des élus communistes du Cher, à la candidate du rassemblement de la gauche populaire et antilibérale. Des élus toujours disponibles et qui agissent pour le département, dans leur commune ou leur canton. Combien sont-ils les passants sur le marché, à prendre le journal parce que l'édito est signé de Jean-Claude SANDRIER? Nombreux. C'est une preuve du sérieux de la candidature de Marie George. Je reste persuadé que les sondages se trompent et que notre candidate fera bien plus que ce qui lui est donné actuellement.

jeudi 15 mars 2007

La flamme de la Résistance

Une grande figure de la Résistance vient de nous quitter. Lucie Aubrac est morte à 94 ans. En 2004, pour l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance, elle participait à ce film aux côtés d'autres résistants. Un message toujours d'actualité.

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lundi 12 mars 2007

Chirac

Ca y est, c'est fait, Jacques Chirac a annoncé sa non-candidature à la prochaine présidentielle. Même si ce n'est pas une surprise, ça fait tout drôle. L'exceptionnelle longévité des hommes politiques dans la Vème République, font qu'ils finissent pour les plus connus d'entre eux, par faire partie du paysage. Je ne suis pas insensible à cette annonce, parce que comme beaucoup, j'ai grandi avec ce personnage. Je l'ai combattu aussi. En 1986, lycéen, je descendais dans la rue contre le projet Devaquet. Chirac était alors premier ministre; je débutais dans le militantisme politique aux jeunesses communistes. Depuis, je n'ai eu de cesse de combattre sa politique et ses idées.

Je retiendrais deux dates en rapport avec la période électorale actuelle. 1995 et le coup de la fracture sociale: aujourd'hui elle est plus béante que jamais! Enfin 2002: j'ai fait partie des 82% d'électeurs qui ont voté pour lui au deuxième tour, ce qui ne l'a pas empêché de conduire une politique plus à droite que jamais (casse des retraites, de la sécu...). Certains commentateurs saluent la "bête politique" en Jacques Chirac; pour moi il restera comme celui qui a déconsidéré l'action et la représentation politique.

samedi 10 mars 2007

Le silence toujours...

Marie george BUFFET était invitée au Bundestag à Berlin par le Linkspartei. Rien dans les grands médias. Ca devient pesant. Le vrai-faux débat entre les trois candidats oui-ouistes escamotent les enjeux européens pourtant centraux pour l'avenir de nos services publics, notre industrie, notre agriculture.

Pendant ce temps là, Sarkozy allume des contre-feux, loin des vraies préoccupations des Français. Il remet le vieux thème faisandé de l'immigration sur le devant de la scène.

Les candidats officiels refusent encore des débats contradictoires, préférant les émissions où de vrais gens leur posent des questions.

Dans quelle démocratie vivons nous?

jeudi 8 mars 2007

Une Vème république bananière

La nomination de Serge Lepeltier par Jacques Chirac, au Conseil général de la Banque de France pour une durée de six ans, couronne des années de fidélité au Président de la république. Elle montre un aspect de ses compétences qui jusque là nous était inconnu. On le savait spécialiste des questions environnementales, on ignorait ses qualités en matière financière.

Plus sérieusement, ce type de nomination démontre le caractère féodal de nos institutions. Elle décrédibilise la politique. Pour moi, la République ne devrait connaître ni grâce, ni faveur. Cette nomination, comme toutes celles qui interviennent en cette fin de mandat, sont un bien mauvais coup porté à la démocratie.

Pour qui fraye Onfray?

Michel Onfray se fend ces derniers temps sur son blog, de grandes diatribes contre le PCF. Je vous laisse juge en visitant son blog et notamment sa lettre à Maurice et sa réponse à Jean Ferrat.

Quelles motivations troubles peuvent guider de tels propos, justifier les erreurs, les approximations et les raccourcis historiques qui émaillent les articles de son blog? Je pense avoir trouvé. Echaudé après s'être fait ramasser par des spécialistes d'histoire des religions à propos de son traité d'athéologie (que j'avais trouvé parfois un peu sommaire à la lecture), Onfray a trouvé un nouveau cheval de bataille: l'anticommunisme. Onfray qui se dit antilibéral, doit pour s'assurer une certaine visibilité, donner des gages au pouvoir médiatique. Comment? En essayant de débarasser le courant antilibéral de sa sensibilité communiste, en chargeant le PCF d'un fardeau qui selon lui, expliquerait l'échec de la désignation d'un candidat unitaire antilibéral. L'anticommunisme, c'est le sésame magique pour se voir ouvrir les plateaux de télé et trôner auprès des intellectuels médiatiques comme vendredi soir chez Guillaume Durand.

Franchement, je ne suis pas parano, ni sectaire. Je ne goûte guère l'attitude de repli dans la citadelle qui à certaines époques a conduit mon parti à un certain isolement. Je lui préfère son attitude de rassemblement qui en ont fait la cheville ouvrière des conquêtes du Front populaire, de la Résistance, de la Libération. C'est là sa vocation: rassembler, notamment et surtout le monde du travail dont il a été et reste l'ardent défenseur des intérêts. Je ne cède pas pour autant à l'autophobie et à l'autoflagellation. La critique est toujours nécessaire quant elle est fondée; la démarche d'Onfray est par contre méprisable.

mercredi 7 mars 2007

Laissez les grandir ici

Signez la pétition:http://www.educationsansfrontieres.org

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mardi 6 mars 2007

Machines à voter, le doute?

Il y a quelques jours, j'ai porté en mairie ma fiche d'inscription pour être président d'un bureau de vote aux prochaines élections. A Bourges, depuis plusieurs scrutins, on utilise des machines à voter. J'ai pu comme président d'un bureau, lors du référendum de 2005, apprécier la simplicité d'utilisation d'une telle machine: fini les bulletins de vote à recompter, terminée la chasse aux scrutateurs, qui mobilisaient beaucoup de temps et d'énergie. Par contre, l'attention du président ou de son suppléant doit être importante pour s'assurer que l'électeur entré dans la cabine a voté.

L'utilisation de telles machines suscite beaucoup de réserves chez les informaticiens. Voir sur ce site, un petit jeu qui soulève beaucoup de questions. Sur le site recul démocratique, vous trouverez aussi beaucoup d'analyses et de points de vue qui s'opposent à l'utilisation de la machine à voter. Le débat est lancé!

lundi 5 mars 2007

La course aux signatures

C'est une étape incontournable de l'élection présidentielle: un candidat pour pouvoir se présenter, doit réunir 500 signatures de maires, de parlementaires ou de conseillers généraux ou régionaux.

Je trouve ce système révélateur d'un des pires aspects de nos institutions. Il contribue à affirmer plus encore le caractère personnel du pouvoir, fige le débat politique autour de personnalités et non autour du programme, détourne des vrais enjeux l'attention des électeurs. Mettre en chantier une réforme profonde de nos institutions, pour aller vers une VIème République est vraiment urgent, pour redonner le pouvoir aux citoyens, sur leurs lieux de travail ou leurs lieux de vie. C'est une des ambitions de Marie-George BUFFET.

dimanche 4 mars 2007

Un blogueur en prison

Ecrire sur un blog peut conduire en prison. Karim, jeune Egyptien d'une vingtaine d'années, vient d'être condamné à 4 ans de prison par un tribunal d'Alexandrie pour "incitation à la haine de l'islam" et "insulte" au Président Moubarak sur Internet. Si pour nous, s'exprimer sur un blog est un acte banal, il n'en est pas de même dans les régimes dictatoriaux qui voient dans ce moyen d'expression, un danger pour le pouvoir établi. Apportez lui votre solidarité sur son blog:

http://karam903.blogspot.com/

En signant la pétition internationale: freekareem

Voir aussi sur le site d'Amnesty international.

vendredi 2 mars 2007

Respecter notre NON

55% des Français ont voté Non au projet de Constitution européenne le 29 mai 2005. Parmi eux, une grande majorité d'électeurs de gauche, la majorité des ouvriers et des employés, montrant ainsi qu'ils ne voulaient pas de l'Europe libérale. Et aujourd'hui, alors que la campagne présidentielle bat son plein, la question du projet européen est reléguée par les grands médias et par les candidats officiels. L'explication est peut être à trouver du côté du positionnement à l'époque de ces mêmes médias, et de messieurs Sarkozy, Bayrou et de madame Royal, tous défenseurs du Oui. Aucun des trois n'a dénoncé la réunion de Madrid en janvier dernier où étaient réunis les représentants des pays ayant ratifié la Constitution européenne et dont l'ordre du jour était d'examiner comment faire passer ce projet rejeté par la France puis par les Pays-Bas.

La seule candidate qui fait des propositions pour réorienter l'Europe dans un sens favorable aux salariés européens, c'est Marie George BUFFET. C'est la seule en France à être soutenue par les grands leaders antilibéraux européens. Oscar LAFONTAINE, président du groupe parlementaire Linkspartei au Bundestag et ancien ministre SPD démissionnaire parce qu'en désaccord avec la polititque libérale du gouvernement allemand, Tiny KOX, leader du Parti socialiste (antilibéral) hollandais, Fausto BERTINOTI, président de la chambre des députés italienne et dirigeant de Rifondazione comunista, ainsi que de nombreux dirigeants du courant antilibéral et progressiste de toute l'Europe, soutiennent Marie George BUFFET. Cela confirme la stature internationale de la candidate de la gauche populaire et antilibérale, cela atteste de sa dimension de femme d'Etat, crédible et respectée. C'est par ces liens développés dans toute cette Europe qui résiste aux ravages de la mondialisation, que nous pourrons imposer une autre politique en France et en Europe, qui refuse la mise en concurrence des salariés, qui se bat pour une égalité des droits dans les 27 pays qui composent l'Union européenne.

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