Avis de turbulence cette semaine avec la publication de la conférence de presse donnée par les élus communistes de Bourges mercredi 19 mars. Ainsi, à lire les compte rendus, il en serait fini de l'union à gauche qui avait prévalu pendant six mois de campagne électorale municipale. Les communistes y auraient mis un point final. Retour sur les événements.
La conférence de presse portait sur l'analyse des élections municipales d'une part, et sur la présentation des élus communistes au conseil municipal et du travail qu'ils entendent y mener d'autre part.
Sur l'analyse de l'échec de la Gauche unie aux élections municipales, nous avons cherché des explications tout en soulignant la formidable implication et le dynamisme de l'équipe et de ses sympathisants. Il était surement trop tôt pour le faire. Fallait-il évoquer la question de la tête de liste? J'avoue m'être senti mal à l'aise à lire la presse du lendemain qui dans ses titres et sur ses affichettes placardées chez les marchands de journaux, réduisait notre analyse à ce seul aspect. J'ai même été écœuré par le côté sensationnaliste de l'accroche, injuste voire insupportable humainement pour la tête de liste de la Gauche unie.
J'ai fait la campagne, aux côtés d'Irène Félix, avec les militants communistes, socialistes et écologistes, convaincu de la nécessité pour Bourges et les Berruyers de changer de municipalité. Comme beaucoup, je souhaitais ardemment la victoire de la gauche aux élections municipales. En outre, je n'ai jamais pensé un seul instant, qu'il était possible de gagner les trois élections cantonales de Bourges sans gagner l'élection municipale. Toute ma campagne sur le canton 2 de Bourges, je l'ai faite dans ce sens.
En tant que porte-parole des élus communistes de l'opposition municipale , j'ai effectivement dit que nous serions autonomes. Cette position a été perçue comme schismatique par beaucoup, alors qu'il s'agissait ni plus ni moins d'affirmer notre volonté de défendre les projets qui sont pour nous, cruciaux pour l'avenir de Bourges (Pôle risques, services publics, technopôle Lahitolle, CREPS et vélodrome...) et que nous nous tenions aux côtés des Berruyers victimes de la politique de la droite menée nationalement et localement. Comme je l'ai fait jeudi soir devant les militants de la Gauche unie, j'ai expliqué que l'opposition devait profiter de sa diversité comme d'une richesse. Ni plus ni moins. Il n'a jamais été question de former un groupe à part. Et quand bien même, le règlement municipal ne le permettrait pas. Le mot « putschiste » employé par un journaliste, outre qu'il est impropre, ferait presque sourire s'il ne renvoyait pas à de sombres périodes.
Je suis attaché à l'union comme la majorité des Berruyers de gauche. Ce n'est pas une simple question tactique, c'est une question de fond. Si l'on veut changer durablement les choses au service du plus grand nombre, je suis convaincu qu'il faut rassembler les sensibilités diverses. Pour l'heure, c'est ce à quoi les élus communistes du Conseil municipal vont œuvrer, en travaillant avec leurs partenaires socialistes, des Verts et de Lutte ouvrière.