jeudi 17 juillet 2008
Délire municipal
Par Yannick Bedin, jeudi 17 juillet 2008 à 22:15 | local
Le Berry républicain relate dans son édition d'aujourd'hui, la visite dans le quartier de la Chancellerie de deux représentants de la majorité municipale venus se pencher au chevet des commerçants du centre commercial. Boulangerie fermée, épicerie qui met la clé sous la porte, fermeture annoncée du Champion...le quartier se meurt. Les deux représentants de la majorité, dont Philippe Bensac, adjoint aux nouvelles technologies (!), accusent la gauche d'être responsable de la situation actuelle des quartiers Nord.
Faut-il rappeler à ces deux histrions que la gauche ne dirige plus la ville depuis 13 ans? Que le Plan de renouvellement urbain conduit par Serge Lepeltier a entraîné des fermetures de commerces et de classes en nombre? Les conséquences humaines et sociales du PRU éclatent au grand jour. Mais ça, il est difficile pour les deux élus UMP de l'admettre. Ceux ci préfèrent faire une diversion grossière dont personne finalement n'est dupe.
Sous la municipalité dirigée par Jacques Rimbault puis par Jean-Claude Sandrier, les quartiers Nord vivaient. Certes, les difficultés existaient, liées aux problèmes du chômage et de la précarité. Mais la vie associative était développée et beaucoup plus dense que dans n'importe quel autre quartier de Bourges. Leurs habitants étaient respectés. Jacques Rimbault puis Jean-Claude Sandrier ont toujours été attentifs à ces quartiers. On leur doit les principales réalisations.
Une question me vient à l'esprit. Le Maire a-t-il téléguidé la sortie de ces deux élus de sa majorité ou bien, de plus en plus absent, perdrait-il le contrôle de son équipe?
La droite va vite, très vite. Saignée dans l'emploi public, allongement du temps de travail, privatisation de GDF en attendant celle de la Poste, atteintes aux libertés, présidentialisme inscrit dans le marbre de la constitution... en quelques jours les mauvais coups pleuvent et rien ne semble pouvoir les arrêter.
Le Président Sarkozy s'apprête à extrader Marina Petrella, ancienne activiste des Brigades rouges italiennes, réfugiée en France. Marina a refait sa vie en France, accueillie comme des centaines d'Italiens d'extrême gauche à qui François Mitterrand, fraîchement élu président, avait promis l'asile en échange du renoncement à la lutte armée. Sarkozy revient sur la parole donnée en livrant ces réfugiés au gouvernement italien. Il plaide la grâce en faveur de Marina, aujourd'hui malade mais veut l'expulser. Ceux qui souhaitent que la France maintienne sa tradition d'asile et honore sa promesse peuvent signer l'appel suivant: 
Au terme d'une année bien chargée, les vacances sont les bienvenues. Les billets sur ce blog vont s'espacer, mais je n'hésiterai pas à intervenir si l'actualité locale l'exige.