Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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dimanche 21 décembre 2008

A l'an prochain...

Je prends le large quelques jours le temps des fêtes et interrompt la publication de billets. Je reprendrai début 2009.

D'ici là, belle fin d'année à tous.

samedi 20 décembre 2008

Conseil municipal suite...

Retour sur le conseil municipal d'hier soir. Le Maire avait l'air d'être pressé d'évacuer la discussion budgétaire. Il a répondu de manière évasive à l'intervention d'Irène Félix et à la mienne, a donné la parole à Colette Cordat, alors que jusqu'à présent il s'y refusait, mais n'a pas souhaité que Fabienne Bourgoin, Conseillère PCF, pose une question sur le budget. Cet empressement témoignerait-il d'une gêne? En tout cas, Serge Lepeltier semblait vouloir imprimer la marque d'une nouvelle règle qu'il entendrait appliquer lors des conseils mensuels institués dès janvier: une à deux interventions de l'opposition, point barre, circulez, y a rien à voir...

Même gêne, perceptible à propos de la composition des conseils de quartier. Alors que le conseiller de la 3ème liste réclamait une place dans l'un des cinq conseils de quartier (sans d'ailleurs préciser lequel), le Maire lui répondit qu'il lui en trouverait une d'ici janvier. Etonnante réaction, qui témoigne du flou dans lequel le Maire se trouve quant à ce dispositif inventé par une société privée.

Le maire veut aller vite, très vite. C'est un homme pressé. A ce prix, il faut craindre qu'aucun dossier ne soit traité en profondeur par le Conseil.

Le débat démocratique n'a rien à gagner et ne saurait s'accommoder de cette précipitation. Nous serons vigilants à ce que les conseillers de l'opposition puissent s'exprimer s'ils le désirent. Comme je lui ai fait remarquer, nous ne sommes pas des figurants, encore moins des conseillers croupions.

vendredi 19 décembre 2008

Conseil municipal

Ce soir avait lieu le conseil municipal consacré au budget. Ci dessous l'allocution que j'ai prononcée au début de la discussion.

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je voudrais commencer cette intervention par saluer la belle victoire que constitue la sauvegarde du CREPS de Bourges. L’exceptionnelle mobilisation des Berruyers, des clubs, des athlètes, des associations, d’élus, a permis de conserver en l’état, ce bel outil indispensable à la formation des sportifs, des jeunes, des professionnels du sport. La mobilisation a permis de préserver aussi l’originalité du CREPS de Bourges, Pôle national sport et handicap. Je souhaite que notre collectivité reste vigilante quand au devenir de notre CREPS, qu’elle soutienne et s’implique dans son développement, car c’est un élément du rayonnement national de notre ville.

Cette mobilisation a permis de déjouer un nouveau coup porté par le gouvernement contre les services publics à Bourges. J’ai une pensée ce soir, pour les CREPS d’autres villes qui malheureusement, n’échappent pas aux dogmes libéraux qui guident l’action de ce gouvernement que vous soutenez, et qui sont toujours sous la menace d’une fermeture.

Ce sont ces mêmes dogmes libéraux qui conduisent à supprimer ou à réduire des services publics, à privatiser, à fermer des classes et à supprimer des postes. Je crains malheureusement, que nous n’en ayons pas fini avec la politique néfaste de ce gouvernement au service des plus riches, qui défend un modèle pourtant de plus en plus contesté partout dans le monde, avec la crise financière et économique : celui du capitalisme qui a tout misé sur la réduction des coûts salariaux et des dépenses publiques.

Je crains qu’avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP), que l’on devrait plutôt appeler Régression générale des politiques publiques, le gouvernement ne poursuive son immense plan de restriction et de rationnement des services publics, de leurs moyens et de leurs personnels, dans la santé, l’éducation, la justice, les collectivités. Cette politique pèse sur les Berruyers et notre ville, parce qu’elle ne tient pas compte de l’équilibre et de l’aménagement des territoires. Dernier exemple en date, la fin programmée des IUFM d’ici 2010. La fermeture de l’IUFM de Bourges, pourtant flambant neuf, au cœur du technopôle Lahitolle, porterait à notre ville un nouveau coup. Cette politique de restriction pèse aussi sur les collectivités comme en témoigne le budget que vous nous présentez. La diminution importante du virement de la section de fonctionnement à la section d’investissement qui constitue une partie de l’autofinancement, est le signe que Bourges, comme les autres collectivités, est touchée par le désengagement de l’Etat. On remarque que les dotations et attributions de compensation sont en diminution importante, ce qui vous conduit à augmenter les impôts alors que vous vous étiez engagé à ne pas le faire. Les Berruyers, malgré la baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, verront leurs impôts augmenter de 3.75%.

Malgré cela, votre budget est fragile : l’autofinancement ne suffit pas à couvrir le remboursement en capital de la dette ce qui vous conduit à y affecter une part des dotations et des subventions.

Enfin permettez moi d’émettre des doutes quant aux deux avances remboursables versées au Budget Annexe Avaricum prévues : l’une dans la DM 1 850 000 et l’autre au BP 3 280 000. Elles sont financées par de l’emprunt. Vu le contexte actuel de crise économique et l’effondrement de la vente d’immobilier, il peut y avoir un risque que la vente ne se fasse pas et que la ville ne soit pas remboursée de cette avance.

Enfin je m’interroge sur les prévisions quant aux droits de mutation. Vous prévoyez une hausse alors que partout en France, il y a effondrement des ventes d’immobilier. Cette prévision est-elle sincère ?

Votre budget est marqué par la politique de désengagement de l’Etat dans le soutien aux collectivités. Il est fragile et se montre peu prudent par certains aspects. C’est pour cela que nous ne le voterons pas. Je vous remercie.

mardi 16 décembre 2008

Le CREPS de Bourges est sauvé!

La mobilisation exceptionnelle des clubs, des associations, des Berruyers, des élus, avec au premier plan mes amis Jean Claude SANDRIER, François DUMON et Jean Michel GUERINEAU, a payé. Le CREPS de Bourges est maintenu. Pour autant, il faut rester vigilants car d'autres CREPS seront tout simplement fermés. Le gouvernement recule à Bourges mais avance dans l'application dogmatique de la réduction des dépenses publiques ailleurs.

Ne boudons pas notre plaisir avec cette victoire locale. Continuons à nous battre pour développer cet équipement qui apporte de l'activité et du rayonnement à notre ville. Au delà, je vois dans la mobilisation d'ampleur, la volonté des Berruyers d'être respectés face aux mauvais coups portés contre les services publics et l'emploi dans notre ville.

Voir en ligne la déclaration de la section de Bourges du PCF.

dimanche 14 décembre 2008

Après le Congrès du PCF

Je rentre du Congrès du PCF qui s'est tenu pendant quatre jours à la Défense. J'en retiens trois éléments forts.

Le premier, c'est la validation du Front progressiste que nous allons constituer pour les élections européennes avec tous ceux qui veulent une Europe des droits et des libertés. C'est un acte fort capable de changer la donne à Gauche. A ce propos, j'ai apperçu Jean Luc Mélenchon, qui a passé un bon moment à suivre nos travaux. D'ailleurs, il en parle et d'une belle façon, sur son blog.

Ensuite, je suis rassuré sur l'état du PCF. Bien sûr, il n'est pas dans une forme olympique sur le plan électoral. Soit. Mais la jeunesse des délégués laisse espérer un renouvellement profond et un sursaut salutaire. A entendre les débats, je sors renforcé dans l'idée qu'il n'y a pas d'alternative à la continuation du PCF comme force politique au service du monde du travail et de la création. C'est en se renforçant, y compris sur le plan des idées que nous pourrons aborder les rassemblements indispensables pour changer la société, dans le respect de la diversité de tous nos partenaires et des citoyens qui veulent agir.

Enfin, on nous promettait de la sueur, du sang et des larmes pour ce Congrès. Les claquages de portes, les déclarations tonitruantes prononcées torses bombés par d'anciens dirigeants du PCF avant le Congrès, n'ont eu que peu d'effets sur les congressistes. Je suis satisfait de la présentation de plusieurs listes pour l'élection de la direction. J'espère que nous avancerons vers une plus grande transparence, et surtout un plus grand contrôle des adhérents, sur sa désignation. Il y a quelques années, présenter plusieurs listes relevait du psychodrame. Il n'en est rien aujourd'hui et c'est tant mieux.

Alors maintenant au travail, au plus près de la population, pour offrir le débouché politique dont nous avons besoin.

Sauvons le CREPS de Bourges!

L'annonce du désengagement de l'Etat dans le fonctionnement du CREPS de Bourges risque de condamner cette structure.

Le gouvernement qui baisse les impôts pour les plus aisés se prive ainsi des ressources nécessaires à une vraie politique d'aménagement du territoire, à laquelle répondait la construction d'un CREPS dans les quartiers Nord de Bourges.

Cette décision est inacceptable parce qu'elle condamne une structure performante, dynamique, ouverte sur les clubs, les athlètes de haut niveau et les sportifs handicapés. Cette décision menace les emplois créés dans cette structure. Elle témoigne enfin de l'absence de toute politique sportive de la droite et son manque d'ambition dans ce domaine.

J'ai signé la pétition de soutien au CREPS de Bourges. Je vous invite à en faire de même.

Un rassemblement est organisé devant le CREPS mardi à 10h.

dimanche 7 décembre 2008

Le PCF a de l'avenir

Conférence fédérale hier, dans le cadre de la préparation du 34ème Congrès du PCF. Les délégués du départements du Cher ont travaillé toute la journée de samedi sur les textes du Congrès. Un débat riche et posé, des inquiétudes se sont exprimées quant à l'avenir du PCF et des idées de transformation sociale, des espoirs aussi car la crise du capitalisme donne raison aux idées communistes. Reste à les faire connaître et partager. Je note au passage que tous les dirigeants des trois grandes sections du Cher (Vierzon, Bourges, Saint Amand) ont moins de 40 ans, ce qui est le signe d'un rajeunissement du parti et de sa volonté de renouveler ses cadres.

Dernière étape le week end prochain: le Congrès national. J'espère qu'il permettra d'aller de l'avant, d'éviter tout repli frileux. J'ai proposé un voeu, adopté à l'unanimité hier, pour que la nouvelle direction soit plus réactive et efficace, renouvelée et rajeunie, resserrée mais pas étriquée: faire place à la diversité des communistes, en organisant la représentativité de tous les courants du PCF pour que le pluralisme ne soit pas un obstacle au fonctionnement, est une nécessité vitale.

J'ai eu le temps de lire ce week end le livre d'Henri Malberg, qui donne de l'espoir et des raisons de se battre encore et toujours pour changer le cours des choses. Vous pouvez le télécharger ici.

vendredi 5 décembre 2008

Privés de repas parce que sans papiers!

J'ai participé à la réunion du RESF18 ce soir. Je suis stupéfait d'avoir entendu que plusieurs familles hébergées dans les CADA du Cher (Centres d'Accueil des demandeurs d'Asile) ne peuvent plus prendre leur repas dans ces centres. La plupart sont là depuis plusieurs années, leurs enfants sont scolarisés dans nos écoles. On leur refuse depuis jeudi de pouvoir manger. La Préfecture du Cher veut les faire partir de ces centres pour qu'elles rejoignent les hébergements d'urgence, réservés d'habitude aux sans abris. On peut rêver mieux pour le développement des enfants.

Quelle honte! Déjà fragilisées par une situation administrative déjà difficile, certaines familles n'étant ni expulsables, ni régularisables aux yeux de la loi, on les prive maintenant du droit de manger. L'Etat fait pression sur les CADA pour les faire partir. C'est une nouvelle atteinte aux droits élémentaires de la personne et des enfants.

Le RESF18 a décidé d'organiser à Bourges, un repas de solidarité avec ces familles près de leur lieu de résidence, à l'angle de la rue Félix Chédin et de la rue Camille Desmoulins. Ce sera lundi et mardi prochains à 18h30 et mercredi midi. Soyons nombreux à leur témoigner notre solidarité et à exiger une politique d'accueil des demandeurs d'asile digne du pays des droits de l'Homme.

Congrès du PCF: sortir de la confusion

Plus le Congrès national du PCF approche, plus la confusion grandit.

Les déclarations d'anciens hauts responsables de ce parti se multiplient comme autant de chausse trappes et de pièges tendus. La plupart plaident pour la création d'une nouvelle force politique, rabâchent que le PCF n'a plus d'avenir... Comme s''il suffisait de répéter une idée pour qu'elle devienne une évidence. Je crains que la majorité des militants, qui rappelons le n'ont pas validé l'option défendue par ces ténors, se lasse de ce climat délétère.

Après Robert Hue, c'est au tour de Jean-Claude Gayssot d'y aller de son couplet.

C'est drôle de voir tous ces anciens soviétophiles, qui ont en leur temps combattu toute dissidence dans le PCF, tout justifier y compris les pires erreurs, effectuer aujourd'hui un virage à 180°.

C'est drôle, ou pathétique, de voir cet ancien ministre de la gauche plurielle, responsable de l'ouverture du capital d'Air France, plaider pour la création d'une nouvelle force.

Il faut s'interroger sur ce qui les guide. Dans leur propos, il n'y a jamais l'ombre d'une remise en question de leur rapport au pouvoir, ni de leur propre comportement. Que Jean-Claude Gayssot soit resté vice président de la Région Languedoc après les déclarations dégueulasses de Georges Frêche, Président de cette région, à propos des harkis ou de l'équipe de France de foot, en dit long sur l'ambition du personnage et sur la crédibilité de ses propos sur le congrès du PCF. Tous voient dans l'affaiblissement de ce parti, la conséquence du discrédit historique dont souffre le communisme. Sans le minimiser, je trouve au regard du parcours des uns et des autres, l'explication un peu courte voire même l'expression d'une certaine paresse intellectuelle.

Face à cela, que peuvent faire les communistes? Renouveler fondamentalement leur pratique et leur direction, afficher la nécessité du rassemblement le plus large contre le capitalisme destructeur, travailler dès les élections européennes avec tous ceux qui veulent une autre Europe et repousser l'idée qu'on peut faire du neuf avec du vieux.

Je crois que la situation donne raison aux idées communistes. Je crois qu'on peut être ambitieux, parce que je crois aux idées et aux idéaux bien supérieurs aux querelles d'appareils. Je crois surtout que la sincérité est compatible avec la politique.

jeudi 4 décembre 2008

Un enfant délinquant est un enfant en danger

Non mais franchement, on croit rêver...ou cauchemarder. L'annonce de la possible incarcération des mineurs dès 12 ans me fait bondir. Je trouve répugnante l'instrumentalisation de cette question, comme si on voulait ainsi masquer les conséquences d'une politique sociale et économique désastreuse en pleine crise économique. La logique de Dati et de la droite vise non pas à apporter des réponses durables, mais à accompagner une violence qui toucherait des individus de plus en plus jeunes. Je dis bien toucherait, car les spécialistes ne sont pas d'accord sur la lecture des chiffres de la délinquance notamment des plus jeunes.

On agite la peur en prétendant apporter des solutions carcérales et punitives à des phénomènes qui sont la conséquence du délitement social, de la casse des solidarités et de l'insécurité sociale dans laquelle s'enfonce notre pays. Et franchement, vu l'état suicidogène des prisons françaises, on ne voit pas en quoi celles ci seraient un remède à la violence des jeunes.

On brandit une énième réforme de l'ordonnance de 1945, déjà bien vidée de sa substance et privée depuis longtemps des moyens éducatifs nécessaires à son application. Or, ce texte fondateur, directement issu du vaste mouvement de réformes insufflé par le Conseil national de la Résistance à la Libération, considérait avant tout qu'un enfant délinquant est un enfant en danger. Il n'est pas étonnant que ce gouvernement, qui taille en pièce les conquêtes sociales de cette période, s'attaque aussi à cette vision progressiste de l'enfance et de la jeunesse. Faut-il s'attendre à voir rouvrir le bagne pour enfants de Mettray où croupirent Genet et tant d'autres jeunes?

Un recul de civilisation, voilà ce que nous vivons, dans tous les domaines.

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