Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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dimanche 31 mai 2009

Notre Non a 4 ans

Cette semaine, le Front de Gauche a célébré l'anniversaire du Non à la Constitution européenne. Dans le Cher 60% des électeurs ont repoussé ce texte libéral.

Nous avons tenu un point rencontre à Bourges pour rappeler notre opposition à l'orientation libérale de l'Europe. Nous sommes les seuls dans cette élection à proposer d'une part la rupture avec le libéralisme qui mine l'Union européenne et détruit les services publics et l'emploi, d'autre part à vouloir rassembler le peuple de gauche.

Le 7 juin, le Front de Gauche propose aux Français de confirmer leur Non de 2005 et de prOfiter du scrutin pour dire non au Traité de Lisbonne.

Je vous reproduis ci dessous une information qu'il faut faire circuler pour alerter nos concitoyens sur ce qui se trame en coulisse. Il faut les arrêter!

''Alain BOCQUET, Député du Nord, déclare à la tribune de Lens (meeting du Front de Gauche le 29 mai 2OO9) :

"S'abstenir c'est laisser sa voix et les mains libres à la droite et à tous ceux qui ont voté le traité de Lisbonne.Or ce qui se prépare est très grave pour les peuples européens et le peuple français. On ne nous dit pas tout ! On vous cache, Sarkozy en tête, un document confidentiel du Conseil de l'Union Européenne datant du 28 avril 2009 (document 8250/09-ECOFIN257) qui intime à la France d'aller plus loin et plus vite dans "son programme national de réformes, de renforcer la concurrence dans les secteurs de l'énergie et du fret ferroviaire, ainsi que dans les professions réglementées pour moderniser le marché du travail" Quelques lignes plus loin, on notifie à la France de "poursuivre l'amélioration du cadre général de la concurrence dans les secteurs des services". Autrement dit de privatiser plus vite! "Ces problèmes doivent etre réglés ; poursuit le texte, tout en respectant l'objectif d'encadrement des couts annoncés par le gouvernement, à savoir une croissance zéro des dépenses publiques" Ainsi, c'est très clair, le Conseil Européen réclame plus de conccurence, d'attaques contre les secteurs et services publics et de nouvelles diminutions des dépenses publiques et sociales, alors que l'argent coule à flot, pour les banquiers et les multinationales sans aucune contre partie pour l'emploi et les salaires. Il faut réclamer la transparence en exigeant que ce document sorte de la confidentialité et qu'un débat télévisé soit organisé en toute urgence ......"''

mercredi 27 mai 2009

Conférence débat avec Bernard Cassen

Fondateur d'Attac, universitaire, Bernard Cassen* était hier soir à Bourges dans le cadre du Forum social local, pour une conférence sur le thème: Une autre Europe est-elle possible?

Intéressante, sa démonstration sur le fonctionnement de l'UE. Éclairant, son discours sur les "pleureuses" qui ne cessent de dire à longueur de temps que l'abstention sera importante. Bernard Cassen démonte les mécanismes qui conduisent à étouffer le débat, pointant la collusion entre les socio démocrates et les conservateurs européens.

Une question parmi d'autres m'a interpelé: celle de l'abstention. Face à un système nébuleux et plutôt antidémocratique, à un découpage électoral en France qui favorise les deux principaux partis, faut-il aller voter? Plusieurs intervenants dans le débat émettent des doutes quant à l'utilité du vote le 7 juin prochain. Bernard Cassen appelle au vote comme acte civique élémentaire mais aussi pour choisir, parmi les projets, ceux qui promeuvent une autre logique sociale et économique, qui rompent avec le Traité de Lisbonne. Il montre comment les partis dominants ont intérêt à ce que l'abstention soit la plus forte possible qui l'utiliseront pour valider les orientations actuelles.

Je suis inquiet de voir certains électeurs de gauche tenir un discours abstentionniste. J'y vois une perte de repère et surtout, une perte d'habitude de choisir à gauche. Cette position abstentionniste consiste à valider, à mon sens, la bipolarisation de la vie politique, à considérer que puisque le PS ne fait pas la politique que l'on souhaite, rien ne sert d'aller voter. Je crois au contraire qu'il y a besoin d'un sursaut civique et de dire dans cette élection l'Europe que l'on veut. L'enjeu est d'envoyer des députés qui relaieront à Strasbourg, les luttes et les revendications des salariés.

Comme en 2005 avec la victoire du Non à la Constitution, une forte participation et un vote clair en faveur du Front de gauche, qui allie l'exigence du rassemblement à gauche et des propositions en rupture avec l'Europe libérale, peut constituer une vraie surprise et secouer le cocotier.

*Bernard CASSEN appelle à voter pour le Front de Gauche

lundi 25 mai 2009

Deux semaines...

La campagne des Européennes entre dans sa dernière ligne droite. Je me force ces derniers temps à écouter les discours des concurrents. Je reste pantois ce matin devant l'info selon laquelle, un député UMP veut déposer un texte permettant à un salarié en arrêt maladie de pouvoir travailler chez lui. A quand le télétravail dans les services hospitaliers? Jusqu'où iront-ils dans le cynisme?

Les contre-vérités s'enfilent autour des enjeux européens. Martine Aubry donne une vision de l'Europe que la majorité des députés du PSE visiblement ne partagent pas puisqu'ils votent avec les conservateurs du PPE des textes dérèglementant par exemple le marché de l'énergie. Pauvre Bové aussi qui s'emmêle un peu les pinceaux lorsqu'on lui rappelle son opposition au TCE en 2005, lui qui vient de rallier le libéral Cohn Bendit. Abandonner ses convictions vaut bien un plat de lentilles, même bio.

Heureusement il y a matière à sourire aussi dans cette campagne. Les spots télévisés de la campagne officielle démarrent. On découvre des listes farfelues comme celle du Parti de gens. On voit le PRG faire un spot pour expliquer pourquoi il n'est pas présent dans cette élection, s'en prendre à l'hégémonie de l'UMP et du PS, alors qu'il siège avec ce dernier à l'Assemblée.

Le Front de Gauche trace son sillon depuis plusieurs semaines. L'absence de campagne claironnée par les grands média ne le concerne pas. A Bourges, après un meeting de lancement le 13 mars, le Front de gauche a mené trois débats de proximité pour expliquer les enjeux de l'élection européenne. Présence au porte à porte, sur les marchés, aux portes des boîtes... le Front de gauche fait campagne. Entre une gauche qui divise et une gauche qui renonce, le Front de Gauche trouve de l'écho dans le peuple.

Je suis heureux du soutien au Front de Gauche d'intellectuels et d'artistes d'horizon divers. Patrick Chamoiseau, Didier Daeninckx, Régis Debray, Robert Guédiguian, Arianne Ascaride, Gérard Mordillat, Ignacio Ramonet, Magid Cherfy... apportent leur appui à nos listes. Ils le font en citoyens responsables, apportant leur réflexion et leurs analyses au Front de gauche. Réconfortant.

Rassembler, c'est bien la condition du changement à gauche. Ce rassemblement, qui fut la pierre angulaire de l'action de Jacques Rimbault ancien maire de Bourges, à qui nous rendions hommage hier soir, est en route!

lundi 18 mai 2009

Débats de proximité

Ce soir se tenait le 3ème débat organisé à Bourges par le Front de Gauche. Après Bourges-Nord et le Val d'Auron, c'est dans le canton 2 de Bourges, Place malus que nous avons échangé sur l'Europe. Avec Jean Michel GUERINEAU, nous avons exposé les raisons de voter pour le Front de Gauche et développé les enjeux et nos propositions.

Nous sommes les seuls à tenir ce genre de débats. Pour une raison simple: c'est qu'il n'y a pas dans les grands média de moment où l'on parle des vrais enjeux de l'élection du 7 juin. Qui y a intérêt? Sûrement ceux qui misent sur une abstention forte pour s'assurer le plus fort pourcentage possible. Nous faisons partie de ceux qui ne se résignent pas à la confiscation du débat démocratique. Le prochain débat aura lieu le 25 mai salle haute du Centre social de Saint-Doulchard à 18h30.

samedi 16 mai 2009

Le Front de gauche a le vent en poupe

On sent comme un frémissement. Les discussions s'engagent plus fermement sur les marchés ou aux portes des entreprises. Bien sûr on croise des personnes que l'Europe indiffère ou rebute. Mais aussi beaucoup qui ne croient pas aux discours sur l'abstention programmée. La méfiance envers le non débat entretenu par les média grandit.

Je croise sur les marchés les autres forces politiques. Pas très entreprenantes. Et si les vagues promesses d'une Europe plus sociale, distillées par ceux qui nous ont vendu l'Europe libérale, ne prenaient plus?

Mal à l'aise l'autre jour José Bové sur un plateau TV alors que la journaliste lui rappelait sa position contre le traité constitutionnel européen en 2005 et son ralliement au libéral écolo Cohn Bendit.

Et puis je ne peux pas passer sous silence l'impression que j'ai ressentie en lisant le compte rendu du meeting de Vierzon, dans le Berry républicain dans l'édition du 13 mai., sous la plume de Rémy Beurion.

Le boudin était noir, les saucisses à point, les drapeaux rouges, les cornichons frais et les rillettes tièdes. Les « camarades » avaient planté leur logistique, buvette et barbecue, sous l'effigie noir et blanc de Madeleine-Sologne. Faux airs de kermesse de fin d'année. Les militants du Front de gauche, patientaient en mordant dans un sandwich et en buvant une bière.

Et oui, on était bien, ce soir là à Vierzon, à tel point que beaucoup sont restés bien après le meeting par cette chaude soirée de printemps, partager le boudin et boire un coup. Une soirée populaire et chaleureuse. Dans les lignes écrites par Rémy Beurion, il y a comme un parfum de mépris sous l'ironie. Une incompréhension aussi. Celle de voir le peuple, celui des ouvriers et des employés, des familles populaires, se saisir de la politique, et de la grande s'il vous plaît, puisqu'il était ce soir là question d'Europe, vous savez, ce machin auquel personne ne comprend rien, ce truc de spécialistes et de technocrates. Et bien au risque de décevoir les élites bien pensantes, le peuple se réveille et semble ne pas vouloir se faire voler le débat et l'élection.

mercredi 13 mai 2009

Le Front de Gauche fait salle comble à Vierzon

Un beau moment, comme on les aime. A Vierzon hier soir, plus de 800 personnes ont assisté au meeting du Front de Gauche avec Marie France BEAUFILS, tête de liste dans notre région. Accueillis par mon ami Nicolas SANSU, maire de Vierzon, Jean-Claude SANDRIER, Marie George BUFFET, Pacale LE NEOUANNIC ( dirigeante du Parti de Gauche), Christian PICQUET (Gauche unitaire), des syndicalistes sont venus apporter leur soutien à Marie France BEAUFILS.

Le rassemblement et la diversité sont bien présents dans la salle Madeleine Sologne. Je croise avec joie, Pierre Houques, ancien maire adjoint de Bourges, François Porrachia du MRC, et puis tous ces syndicalistes avec qui nous partageons tant de combats communs. J'écoute avec attention, le message de ce député allemand de Die Linke, adressé à l'assistance.

Près d'une centaine de Berruyers ont fait le déplacement ce qui est le signe qu'une dynamique est lancée.

Il nous reste trois semaines pour dissiper les brumes médiatiques et convaincre qu'une autre Europe est possible. Trois semaines pour appeler à l'insurrection civique, à la révolution démocratique pour rompre avec une Europe et un système qui a failli et nous a mené dans la crise que nous connaissons.

vendredi 8 mai 2009

Zapping

Semaine haletante.

Lundi, débat de proximité à la Chancellerie avec Jean-Claude SANDRIER, candidat du Front de gauche sur la liste conduite par Marie-France BEAUFILS. Une trentaine de personnes, un bon exposé de Jean-Claude SANDRIER sur l'Europe telle qu'elle est et celle que nous voulons. Entre une gauche qui renonce et une gauche qui divise, il y a celle qui se rassemble avec le Front de gauche et qui veut appliquer une autre politique. Une dame nous rappelle aussi les réalités de la crise dans les quartiers avec ces cohortes de problèmes: logement, travail des jeunes, faibles revenus... Je me dis qu'il y a fort à faire pour mobiliser les familles populaires et les intéresser à un scrutin qui semble parfois bien lointain.

Mardi. Hasard du calendrier, c'est le jour de la première projection du film Annette, qui traite de l'histoire d'une enfant cachée à Ivoy le Pré, que le sinistre Dieudonné vient à Bourges. Je ne peux pas participer au rassemblement de protestation contre celui qui a fait l'apologie du négationniste Faurisson, qui se ré approprie Rosa Parks puisque tel est le nom de son bus affrété pour donner son spectacle. Dieudonné n'est victime de rien à part de sa propre connerie et de sa paranoïa malheureusement contagieuse dans cette période de crise. Il cristallise toutes les frustrations, joue de la concurrence des mémoires et des histoires. Et ça marche parfois, pour son plus grand profit: 25€ la place, au grand étonnement de celles et ceux qui ont répondu à son appel. Plus largement, je pense qu'il faut autre chose que des rassemblements de protestation contre ces idées qui se répandent. Il faut redonner du sens à l'engagement et aux idées politiques de gauche, sans concession aux thèses libérales qui ravagent tout.

A ce propos, le vote des députés européens socialistes concernant le marché de l'énergie n'a rien de rassurant.. De même que la position de la direction du PS sur la question des Service sociaux d'intérêt général. qu'elle partage avec l'UMP. Double langage sur l'Europe toujours et encore.

Pour se changer les idées, il vous reste trois jours pour découvrir les arts vidéo avec le Festival Bandits Mages. L'invité d'honneur est le Portugal. Que j'aime cette Europe là, celle de la culture et de l'échange.

samedi 2 mai 2009

Du vote utile...

Suite de mes discussions hier dans le cortège du 1er mai à Bourges.

Je m'entretiens avec un ancien militant d'ATTAC. On échange sur les élections européennes. Il me dit être d'accord avec les propositions du Front de gauche et partager notre analyse du Traité de Lisbonne, véritable carcan pour les services publics entre autre. Et de rajouter je vais voter utile sous entendu, pour la liste de gauche qui a le plus de chances de faire jeu égal avec l'UMP soit le PS. Jeu égal...pas sûr puisque les derniers sondages placent l'UMP en tête du scrutin du 7 juin. Le vote utile s'avère être un coup d'épée dans l'eau pour ces élections, c'est à dire de nature à ne pas modifier les rapports de force politique à gauche, en France et en Europe. Voter pour des listes qui soutiennent le Traité de Lisbonne, dont des membres ont soutenu le Traité constitutionnel en 2005, n'est-ce pas encourir de nouvelles désillusions à l'avenir? N'est-ce pas se résigner à une Europe qui ne soit rien d'autre qu'un marché mettant les peuples en concurrence? Nul doute que chaque liste, même de droite, vont promettre une Europe plus sociale, plus démocratique, plus écologique... Comme à chaque scrutin. Je me rappelle en 1992 des discours sur le Traité de Maastricht; ses défenseurs de gauche disait alors: "on fera l'Europe sociale après". Où en est-on aujourd'hui?

Autre échange avec cette fois ci un militant du NPA. Rien à faire, il ne veut pas entendre parler du Front de Gauche. La rue semble être le seul horizon, la ligne indépassable de la stratégie de ce fidèle de Olivier Besancenot. Capitaliser le mécontentement sans la perspective de gouverner, voilà qui me laisse perplexe. Il reconnaît cependant que si le projet du Front de Gauche s'appliquait, beaucoup de choses changeraient dans la situation des salariés. Mais quand la tactique prend le pas sur le sens commun...que faire?

Dernière discussion en fin de manif avec un militant alltermondialiste. Il a fait la campagne de José Bové aux présidentielles et se sent trahi aujourd'hui puisque José est allé manger dans l'écuelle libérale de Cohn Bendit. Il étudie les listes et les propositions, hésite entre le NPA et le Front de gauche. Nous nous reverrons à coup sûr pour en débattre.

De ces échanges, et de beaucoup d'autres, je tire la conclusion que le chantier est extraordinairement difficile mais ô combien stimulant. En fait, avec le Front de gauche, on crée les conditions de l'émergence d'une alternative politique à la droite, qui soit une réponse au mouvement social et à la crise. Depuis des décennies, la gauche est orpheline d'un débouché réel, d'où la difficulté à l'envisager, d'où les réflexes frileux. Il nous reste un mois pour convaincre et dégager de l'espoir pour ne pas que le peuple de gauche vote encore une fois par défaut.

On parle beaucoup de révolution aujourd'hui. J'ose affirmer que le Front de gauche est révolutionnaire, qu'il veut une révolution démocratique. A nous de la faire surgir pour créer la surprise le 7 juin.

" La révolution n’est ni tristesse ni amertume. Elle est au contraire enthousiasme et fierté de tout un peuple qui se prend en charge et découvre ainsi sa dignité. Et c’est pourquoi je vous invite à la fête ; la fête qui est la conclusion logique du travail bien fait et le départ pour de nouveaux combats exigeants et pleines de promesses."

Thomas Sankara - Discours du 2 octobre 1987

vendredi 1 mai 2009

Un grand 1er mai. On continue!

Nous étions 6000 ce matin dans les rues de Bourges. Un 1er mai comme on en n'avait pas vu depuis longtemps. L'unité syndicale a permis de mobiliser fortement. Et maintenant?

J'ai discuté avec beaucoup de syndicalistes inquiets par la radicalisation de certaines actions nourries par le désespoir. La grève générale est sur beaucoup de lèvres comme une réponse à la violence du capitalisme faite aux salariés qui sont précarisés ou ont tout perdu. La question des élections vient naturellement tant il semble impossible que Sarkozy change de politique. Le Front de Gauche, présent massivement dans la manifestation, suscite de l'intérêt parce qu'il veut réaliser dans les urnes ce qui se fait dans la rue, dans la recherche de l'unité, sur la base d'un projet résolument favorable aux travailleurs, aux revendications et à une autre répartition des richesses.

Alors oui on continue, dans la rue comme dans les urnes.

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