vendredi 26 juin 2009
La prochaine fois, je vous le twitterai
Par Yannick Bedin, vendredi 26 juin 2009 à 23:36 | local
Je rentre du dernier conseil municipal de la saison... Pas bien folichon. Des chiffres, encore des chiffres (compte administratif, budget supplémentaire), un manque de souffle dans les projets municipaux, des interventions pour occuper l'espace, bref, tout pour endormir le citoyen-salarié qui s'intéresse un tant soi peu aux affaires communales.
J'interviens à plusieurs reprises. D'abord le transfert de la compétence du ramassage des ordures ménagères à l'agglo. La taxe va baisser pour les Berruyers: tant mieux! Après des années de surtaxe imposée par le Maire, on va pouvoir un peu souffler. Mais le hic, c'est que deux communes en font les frais. Saint Doulchard et Saint-Germain, avec pour cette dernière, une hausse de 160%! Nous nous sommes abstenus pour cette raison car si la solidarité est nécessaire, elle ne doit pas pénaliser à ce point une commune. Par ailleurs, toujours rien sur l'exigence d'avoir deux rippeurs pour ramasser les déchets.
Une autre de mes interventions a porté sur le marché de Noël. Il disparaît dans sa forme adoptée depuis quelques années. Trop cher. Bon je ne regrette pas le côté commercial de la manifestation. Je crois simplement qu'il y a lieu, comme le font d'autres communes, d'en faire un événement populaire, impliquant commerçants, créateurs et producteurs locaux, associations. A réfléchir.
Enfin, je suis intervenu sur le passage du Centre social de la Chancellerie au CCAS. La Caf s'en débarrasse d'une certaine manière. Conséquence d'une diminution des recettes due aux cadeaux et autres allègements de cotisations patronales? Si on ajoute l'augmentation du chômage, on comprend que les organismes paritaires cherchent à faire des économies. J'ai obtenu des garanties concernant la pérénité des actions menées par le centre social depuis plusieurs années. J'ai exprimé notre vigilance concernant les tarifs. On verra avec le temps.
Promis, je tenterai de twitter le conseil la prochaine fois manière de vous le faire vivre en direct...
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce matin à l'appel de l'intersyndicale. Sous un soleil de plomb, pour l'emploi et les salaires entre autre.
La première leçon que je voudrais tirer de ces élections est d'abord le taux d'abstention élevé qui les caractérise. 60% d'électeurs ne se sont pas déplacés. Sans préjuger des enquêtes qui montreront le profil des abstentionnistes, je crois ne pas prendre trop de risque à affirmer que ceux qui ont le plus intérêt à ce que l'Europe change (les salariés, les chômeurs, les précaires), ne se sont pas déplacés en masse. L'abstention dans les quartiers populaires est des plus fortes; elle est moins élevée dans les bureaux où la population est moins touchée par les politiques libérales. La campagne dans les grands média n'a pas permis de dégager les vrais enjeux du 7 juin. Elle s'est limitée à deux débats sur France 2 dont le dernier a achevé l'idée noble de politique avec le combat de coqs Cohn Bendit-Bayrou. C'est au regard de l'abstention massive qu'il faut lire ces résultats: le peuple ne s'est pas déplacé comme en 2005 pour le référendum, parce qu'il ne s'est pas senti concerné par ce scrutin. La question de la mobilisation populaire reste entière.
Bon, à quelques jours du scrutin européen, et après un week end riche aux Futurs de l'Ecrit, je reviens aux élections de dimanche pour faire part de ma réflexion quant aux derniers arguments de campagne.