Marché ce matin avec deux militantes du PCF pour distribuer le tract de rentrée et le programme de la Fête de l'Huma.

Ce n'est pas la foule des grands jours. Le soleil sans doute et l'envie de prolonger un peu le sentiment d'être en vacances donnent au marché de la halle au blé, un air de marché de Provence. L'accueil est cordial, voire chaleureux. Il faut parfois accrocher le passant qui croit tout savoir sur la politique de Sarkozy et ne veut pas assombrir un week end qui s'annonce au beau fixe. Je me dis qu'on est parfois, nous militants de gauche, oiseaux de mauvaise augure. Ils sont nombreux à n'avoir pas prêté attention aux conséquences de la taxe carbone ou au nouveau mode de calcul de la retraite des mères que le gouvernement étudie. Les discussions s'engagent, fécondes.

Le sourire est de mise; on s'échange entre connaissances, des nouvelles des vacances et de la famille. Sourire aussi quand un grand bonhomme, du genre "vieux beau", un rien agressif, me jette le goulag à la figure pour justifier son refus du tract que je lui tends. Je plains ce type mais je me dis que s'accrocher à de tels clichés, lui permet d'avoir sûrement le sentiment de ne pas vieillir.

Demain dimanche, nous serons sur le marché Saint Bonnet.