Un jour sans joie. Non parce que c'est la rentrée pour l'enseignant que je suis (j'ai toujours plaisir à entamer une nouvelle année scolaire). La météo n'y était pour rien, quoique. La Nouvelle république disparaît du paysage du Cher. Nous assistons à sa lente agonie qui devrait durer jusqu'au 1er octobre, date à laquelle elle disparaîtra des kiosques.

L'ambiance était aujourd'hui recueillie. J'avoue m'être senti un peu mal à l'aise face à ce qui ressemblait à un enterrement. Il faut dire que l'annonce de la fin de la NR est tombée au cœur de l'été, prenant de court lecteurs et employés du journal. Plusieurs personnes m'ont avoué prendre aujourd'hui conscience du vide consécutif à cette disparition.

A Bourges, nous étions nombreux pour soutenir les salariés du journal. Beaucoup de lecteurs, de correspondants, de militants et d'élus de gauche (François Dumon, Jean-Michel Guérineau, Marie Christine Beaudouin, Yann Galut, Alain Rafesthain, Pascal Méreau, Jean Pierre Saulnier). Jean-Claude Sandrier, retenu à paris, avait envoyé une lettre de soutien. Les élus de droite ne sont pas venus: ni le maire de Bourges, ni son premier adjoint du Modem, aucun parlementaire de la majorité UMP. Leur absence illustre ce que Jean Michel GUERINEAU devait rappeler dans son intervention: le gouvernement ne fait rien pour sauver la presse écrite, aujourd'hui en grande difficulté.

Je crois qu'il n'y a pas de hasard à voir dans le même temps attaquées les grandes conquêtes de la Libération (EDF, statut des fonctionnaires, sécurité sociale...) et la PQR dont la diversité est un acquis de la Résistance.