Faut-il croire au hasard? Une demie heure avant le conseil municipal qui se tenait hier soir, j'ai lu l'article de Rue 89 concernant la condamnation de Patrick Balkany, maire UMP de Levallois, pour entrave à l'expression de son opposition municipale. J'étais loin de penser qu'une nouvelle fois dans l'enceinte du Conseil municipal de Bourges, le maire Serge Lepeltier nous pousserait une fois de plus à quitter le conseil.

A l'origine de l'incident, l'ouverture de la discussion sur la décision modificative budgétaire: le maire me donne la parole. Je commence par saluer la presse et les deux journaux locaux présents: c'est en effet le dernier conseil municipal à Bourges pour la Nouvelle république. Et là, patatra, le maire me coupe la parole, puis le micro, arguant que je suis hors sujet, et surtout, surtout, qu'il avait prévu de rendre lui même hommage au nom du Conseil à la Nouvelle république. De l'avis d'une adjointe croisée dans le parking de la mairie après coup, il n'a pas apprécié que je lui coupe l'herbe sous le pied. Bref, j'essaie de corriger le tir pour revenir à la délibération, trop tard, la maire fait voter en demandant à sa majorité de lever la main pour exprimer son accord (c'est une des premières fois qu'il le fait!!). Il coupe ensuite le micro à Irène Félix; c'en est trop, nous partons cinq minutes après le début, sans même avoir signé l'émargement.

Au delà du caprice de celui qui ne supporte pas qu'on lui pique une idée, l'attitude du maire révèle le raidissement de la droite et sa propre droitisation dans cette période électorale où le maire compte jouer les premiers rôles. Rassembler ses troupes en lui donnant des gages, écraser l'opposition et passer outre le débat démocratique, voilà bien la raison de son pétage de plomb. Les Régionales se profilent: la gauche municipale fait les frais des guéguerres de clans à l'UMP. Un comble!

Le Maire qui avait fait de la démocratie le thème majeur de son mandat se prend les pieds dans le tapis. Il ne sait pas faire voilà tout. C'est peut être pour cela qu'il a confié au privé l'animation des conseils de quartiers. Comme je lui ai suggéré, peut être devrait-il faire appel à la même société pour animer les conseils municipaux?

Au delà, voilà ce que j'entendais dire dans ce conseil.

Que voter une rallonge pour l'animation des conseils de quartiers, c'est à dire plus de 12000€ pour la société Etik, alors que la vie associative berruyère fait face à des difficultés, est un non sens. J'entendais évoquer la situation de Vivre ici j'aime, le journal du comité des habitants de Bourges Nord, menacé de disparition.

J'entendais revenir sur le projet du Vélodrome, porté par la Région Centre et mon ami Jean-Michel GUERINEAU, pour dire combien cet équipement était précieux pour Bourges puisqu'il va renforcer le pôle sportif autour du CREPS.

Je devais défendre la motion pour l'organisation par la ville de la consultation des Berruyers au sujet du service public postal.

Voilà autant de sujet qu'il ne nous a pas été permis de développer, et d'autres encore comme l'intervention d'André Decourt au sujet des marais de Bourges.

Nous nous exprimerons lundi sur tous ces sujets lors d'une conférence de presse.