Réussite des voeux du PCF Bourges
Par Yannick Bedin, mardi 26 janvier 2010 à 23:55 | local | #501 | rss
Salle comble au Moulin de la Voiselle lundi soir pour les voeux de la Section de Bourges du PCF. Militants associatifs, politiques ou syndicaux, responsables de structures culturelles, riverains étaient nombreux pour écouter François DUMON, tête de liste du Front de Gauche dans le Cher. J'ai prononcé une intervention sur les enjeux nationaux, laissant à François DUMON le soin de présenter la campagne du Front de Gauche.
Madame, Monsieur, chers amis, chers camarades,
Merci d'avoir répondu présents à notre invitation, plus nombreux que l'an passé.
Je voudrais vous présenter ou vous renouveler, aux noms des communistes de la section de Bourges, mes voeux de bonne année 2010.
Une année que je voudrais placer sous trois engagements fondamentaux qui ne seront pas des voeux pieux et qui verront les communistes s'engager de toutes leurs force.
Le premier c'est la solidarité. Solidarité avec les plus démunis ici et dans le monde. Solidarité avec les sans papiers, les demandeurs d'asile qui servent de main d'oeuvre bon marché, qu'on maltraite, qu'on sépare et qu'on expulse. Solidaire de ces milliers de grévistes sans papiers et qui avec leur syndicat mènent le combat pour la dignité élémentaire. Solidarité avec les peuples qui souffrent. Je pense bien sûr au peuple haïtien victime d'une des plus grande catastrophe naturelle que le jeune XXIème siècle ait connu, mais victime avant tout de la misère dans laquelle le tiennent des dirigeants corrompus et les puissances occcidentales. Solidaire aussi des peuples vicitmes des guerres menées par les forces impérialistes: Afghans, Irakiens, Palestiniens, dont les droits tous les jours sont bafoués. Nous serons comme nous le sommes toujours des combats pour la paix, notamment en combattant l'envoi de renforts français en Afghanistan. Nous sommes de ceux qui veulent faire vivre les valeurs de fraternité et d'accueil de la France des droits de l'homme et nous voulons lutter contre les peurs instrumentalisées par la droite pour détourner le peuple des préoccupations sociales qui sont les siennes. Car là est bien l'identité de la France que nous défendons, celle de la République universelle. Elle est à mille lieu de ces conceptions étriquées et rances que la doite et l'UMP développent, et qui nourissent racisme, xénophobie, repli sur soi.« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde » écrivait Aimé Césaire.
Le second engagement sera naturellement la défense et la promotion de ce modèle français qui s'est bâti à force de luttes sociales et des combats de la Résistance.
Je pense bien sûr à notre modèle social que l'UMP détricote toujours plus chaque jour. Ce sont évidemment les services publics qu'on met à mal, qu'on privatise. Le combat exemplaire pour la Poste a montré l'attachement d'une majorité de Français pour cette grande entreprise publique. C'est EDF et le service public de l'énergie dont l'épisode Proglio et sa double rémunération, outre qu'elle met en lumière le scandale des rémunérations des grands patrons français, révèle les appétits financiers des grands groupes comme Véolia. C'est l'Hôpital public, l'Education nationale, les collectivités locales où les annonces de suppressions de postes sont portées avec fierté par les ministres concernés. Les communistes sont aux côtés des fonctionnaires qui se mobilisent comme jeudi dernier pour défendre et promouvoir les services publics, des services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n'ont rien ou qui ont peu, qui garantissent l'égalité des citoyens devant la santé, l'éducation, les transports ou l'énergie. Nous sommes à leurs côtés non par conservatisme ou corporatisme, mais parce que nous défendons l'idée que dans bien des domaines, le marché n'a pas sa place. Or la droite détruit les services publics pour mieux permettre aux grands groupes privés d'investir ces champs qui lui échappent. C'est le sens de la réforme des collectivités que nous combattons avec force.
Ce modèle social, c'est celui de la solidarité nationale et je voudrais un instant m'arrêter sur le dossier brûlant des retraites. Il est de ces domaines où la bataille idéologique fait rage. Ainsi il faudrait travailler plus longtemps pour maintenir le système de retraite par répartition. Foutaise! Foutaise car cette logique qui semble frappée du coin du bon sens, est en fait cousue de mensonges. Le mensonge démographique. Le nombre de retraités augmente c'est vrai. Les générations du baby boom arrivent massivement à l'âge de la retraite. Mais ce ne sera pas durable car après elles viendront les générations moins nombreuses nées dans les années 70. Le mensonge économique. On nous fait croire qu'il n'y aurait pas les moyens de financer les retraites alos que la richesse du pays s'est considérablement accrue depuis vingt ans. Un actif produit aujourd'hui 30% de richesse en plus qu'en 1983. Le problème c'est que la richesse créée a été dans les poches du capital qui l'a détournée à son profit. Conséquence: chômage, blocage des salaires et investissement insuffisant.
Il faut dire autour de nous que l'objectif de l'allongement du temps de cotisation comme celui du départ légal à la retraite, n'est pas de nous faire travailler plus longtemps mais bien de nous pousser, pour ceux qui le pourront, à capitaliser dans des fonds de pension et autres assurances privées. Comme si cela ne suffisait pas, les exonérations de cotisation se sont poursuivis pour les entreprises alors même que leur effet pour l'emploi est nul comme l'a noté la cour des comptes.
La question des retraites comme celui d'un système de santé performant repose sur la question des recettes et non des dépenses. Il faut donc rééquilibrer au profit des salaires et de l'emploi le partage des richesses pour relancer un financement solidaire ainsi que faire contribuer les revenus financiers (il y aurait là de quoi combler les déficits). Voilà la clé. Nous ne renonçons pas à la retraite à 60 ans, ni à un système de santé gratuit à 100%.
Troisième engagement, faire gagner la gauche, et une gauche bien à gauche dans la Région Centre
C'est le sens de notre engagement dans le Front de gauche pour les élections régionales. Les communistes du Cher ont fait ce choix parce que le Parti socialiste n'a pas répondu favorablement à nos demandes en terme de projet, à notre exigence qu'il n'y ait pas d'alliances avec le centre droit, à notre volonté de voir respecter notre sensibilité dans ce département. Nous faisons ce choix parce qu'il est porteur aussi de rassemblement autour d'un projet qui répond aux exigences d'aujourd'hui, qui tiennent compte de la crise et d'une droite qui cogne dur. Avec François DUMON, nous mènerons une belle campagne dans les jours et les semaines qui viennent, pour ancrer la Région Centre à gauche.

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