Un conseil animé...
Par Yannick Bedin, dimanche 27 juin 2010 à 17:15 | global | #546 | rss
Conseil municipal animé vendredi.
Le débat sur le compte administratif a mis une nouvelle fois en lumière le désengagement financier de l'Etat. Je l'ai pointé à plusieurs reprises dans mon intervention, notamment à propos du pseudo plan de relance... La droite conduit une politique nuisible aux collectivités en les étranglant progressivement; silence du maire et de sa majorité à ce sujet.
Avaricum, une nouvelle fois, a fait l'objet d'échanges nourris. Serge Lepeltier s'accroche à un projet dont les contours et l'aboutissement semblent plus qu'incertains. Il a présenté le bilan de la concertation organisée fin mai en mairie: sur la plupart des points, les avis émis par les participants rejoignent ceux de l'opposition municipale. Embarras du maire lorsque je le questionne sur l'interdiction faite aux services archéologiques de communiquer sur les fouilles lors des journées archéologiques en Région Centre ainsi que l'annulation du module de l'Université populaire consacré à cette question.
La Maison de la Culture et sa rénovation ont été l'occasion d'attaques politiciennes de la part de M.Gitton et du Maire contre le Conseil général. La mise au point d'Irène Félix sur la responsabilité du gouvernement dans les décisions prises par le Conseil général a été salutaire. J'ai dit pour ma part, trouver dommage qu'un tel dossier qui fait l'objet d'un consensus dans l'enceinte municipale, soit l'occasion de règlements de compte. J'ai rappelé que sur les banc du Conseil municipal de Bourges, siégeaient avant tout des conseillers municipaux de Bourges et non des représentants d'autres collectivités.
Les fermetures de classes enfin. Six au total seront encore fermées à la rentrée prochaine. Le Maire et son adjointe ont regretté cette décision de l'Inspection académique tout en la justifiant d'un point de vue démographique. Pour ma part je suis intervenu pour expliquer que ce sont des choix politiques qui président avant tout à ces fermetures. Un élève de plus par classe, c'est 10 000 postes en moins, dixit Luc Chatel, le ministre dans une note adressée aux recteurs. 16000 postes seront supprimés dans l'Education à la rentrée prochaine pour honorer la promesse du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. La démographie n'a rien à voir là dedans! Quant à la droite municipale, sa responsabilité est entière dans la dégradation de l'école dans notre ville. La fermeture de Jean Jacques ROUSSEAU conduit à concentrer dans les écoles voisines un plus grand nombre d'élèves. Les regroupements comme ceux opérés à Bourges Nord aussi. De quoi alimenter l'enseignement privé confessionnel. La droite fut vent debout lorsque j'ai proposé de soutenir l'école publique en cessant notamment de financer le fonctionnement des écoles maternelles privées alors que la loi ne l'impose pas. Là aussi, c'est une question de choix politiques.
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