Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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jeudi 28 octobre 2010

Nombreux et déterminés

Nous étions près de 6000 encore ce matin à Bourges. Même si les visages avant le départ de la manifestation trahissaient un peu d'anxiété (combien allons nous être?) et un peu de fatigue, tous étaient rassurés quand la place Séraucourt et le parvis de la Maison de la culture se sont remplis. La mobilisation reste bonne en plein milieu des vacances et au lendemain du vote par l'Assemblée de la loi sur les retraites. A noter, plusieurs dizaines de lycéens avaient fait le déplacement, notamment d'Alain Fournier et du Lycée agricole, ce qui augure bien de la rentrée.

Le gouvernement et les média auraient tort de tabler sur une démobilisation. Prochain grand rendez vous: le 6 novembre.

mercredi 27 octobre 2010

Le trou d'Avaricum

Le Conseil municipal de vendredi dernier n'ayant pu se tenir dans des conditions acceptables pour l'opposition, je vous livre ici quelques unes des remarques et réflexions que j'avais préparées dans mes interventions.

Le débat sur les orientations budgétaires tout d'abord, accompagnées du rapport sur les inégalités dans notre ville de Bourges. Les deux sont à mettre en relation. Le texte note qu'un quart des foyers fiscaux de Bourges vit avec moins de 880€ par mois et se trouve donc sous le seuil de pauvreté. Les quartiers Nord, de l'Aéroport et du Val d'Auron cumulent de nombreuses difficultés avec des taux de chômage record, un nombre de familles monoparentales élevé (plus de 40% dans les quartiers nommés) et des difficultés scolaires conséquentes.

Le plan de renouvellement urbain n'a apporté aucune réponse aux difficultés rencontrées par nombre de familles, pas plus que la zone franche mise en place antérieurement et qui devait créer tant d'emplois dans les quartiers Nord. La marge de manœuvre du Maire et de son équipe se trouve réduite par l'abandon des collectivités par le gouvernement. Dans les prévisions, les capacités d'autofinancement de la ville diminuent du fait du désengagement de l'Etat. Faut-il rappeler dans le même temps, la réduction des dépenses publiques (rendue inévitable quand le gouvernement prive l'Etat de ressources en réduisant les impôts des plus riches), et son cortège de suppressions de postes dans l'enseignement, la santé... La fragilisation des associations et des entreprises condamne des quartiers à la désespérance.

Autre sujet de taille: Avaricum. Un nouvelle promesse de vente nous était soumise ainsi que le dossier de réalisation. Une chose au moins est sûre concernant ce projet: les Berruyers devront mettre la main à la poche et la vente de ce quartier de la ville se fera à perte. La ville aura investi au total (sous réserve de nouvelles dépenses non prévues) 7,6 millions d'€ alors que le montant total de la vente se montera à 5,5 millions d€. Bourges aura perdu dans cette opération 2,1 millions d'€ pour financer la privatisation d'un quartier entier.

Pour le reste l'incertitude domine.

Avec 360 places de stationnement au lieu des 921 prévues, on a du mal à imaginer la venue de grandes enseignes commerciales. Cette réalité risque de condamner à long terme tout projet de réaménagement de l'hypercentre et notamment la mise en place d'un nouveau plan de déplacement qui redonnerait de l'attractivité à nos rues et à nos belles places aujourd'hui engorgées de voitures.

Bref on est pantois devant tant d'improvisation qui ressemble de plus en plus à une fuite en avant, dans laquelle la ville va laisser des plumes.

lundi 25 octobre 2010

Assez de mépris!

Il y a des jours comme ça où on mesure mieux le mépris auquel sont soumis une grande partie de la population et des quartiers entiers.

11h30 ce matin. Je me rends au piquet de blocage à la CTB (Véolia) pour soutenir les personnels qui se battent contre une direction qui leur refuse leur préavis de grève. Un syndicaliste de l'entreprise m'informe que l'inspection du travail aurait donné raison aux salariés. Mépris des travailleurs, mépris du droit de grève. A suivre...

14h, à l'invitation des habitants de la Chancellerie, je viens apporter mon soutien avec Jean-Michel GUERINEAU, à la directrice du Centre social, à qui on a refusé un renouvellement de contrat. Les usagers du Centre sont indignés qu'aucune motivation n'ait été donnée à cette décision, ni à eux, ni à l'intéressée. Mépris encore.

18h Conseil communautaire de Bourges Plus. Un délégation de l'intersyndicale obtient du Président Tanton, par ailleurs premier adjoint de Bourges, le droit de s'exprimer sur le dossier des retraites et à une délégation des salariés de la CTB, sur le conflit qui les oppose à leur direction. C'en est trop pour les petits lieutenants du Sarkozysme: Philippe Bensac, qui perdra même son sang froid face aux syndicalistes dans le hall, Roland Narboux, et deux conseillères municipales de Bourges, quittent la salle. Mépris toujours.

Alors, pour dire notre refus de ce mépris, ou leur montrer le nôtre, jeudi à 10h30 place Séraucourt, manifestons!

dimanche 24 octobre 2010

Soutien aux grévistes

Dans la lutte que mène le monde du travail contre le projet de loi sur les retraites défendu par l'UMP, le nerf de la guerre c'est l'argent. Celui que perdent les millions de personnes qui depuis début septembre, enchaînent les jours de grève. Rappelons que ces sacrifices consentis par des salariés, la plupart du temps mal payés, le sont pour l'avenir même de l'idée de progrès social dans ce pays.

Ce matin, nous étions avec les militants du Front de Gauche, présents pour collecter de l'argent au profit des grévistes. En un peu plus d'une heure, nous avons collecté 190€ qui seront reversés à la caisse de solidarité de l'intersyndicale du Cher. L'accueil a été plutôt bon, sauf de la part des indéfectibles soutiens à Sarkozy (peu nombreux et qui rasent quand même un peu les murs en ce moment...).

Nous renouvelons l'opération mardi matin au marché du Val d'Auron à 10h30.

vendredi 22 octobre 2010

Le conseil envahi par la police

Le Maire de Bourges a envoyé les forces de l'ordre ce soir au Conseil municipal de Bourges pour faire sortir une soixantaine de syndicalistes de la CGT, de Solidaires et de la FSU venus protester contre la réforme des retraites défendue par l'UMP dont Serge Lepeltier est membre. Une trentaine de policiers en tenue et de la BAC ont poussé les manifestants dehors après que le maire de Bourges décrète le huis clos alors que je lui proposais de laisser un de leur représentant s'exprimer, pour pouvoir continuer nos travaux.

Avec les élus communistes et mes autres collègues de l'opposition municipal, j'ai quitté le conseil. Par principe: je refuse de siéger dans une assemblée en état de siège, sans public et sans presse. Par solidarité ensuite avec les manifestants, parce que comme eux, je défends la retraite à 60 ans à taux plein, que je manifeste et fait grève pour défendre une autre réforme des retraites basée sur la création d'emplois, la contribution des revenus financiers au même taux que ceux du travail.

C'est cela que le maire n'a pas voulu entendre. L'intervention policière était prévue. Comme tous les élus UMPistes et leurs alliés, il applique le mot d'ordre présidentiel: faire front et aller au clash (voir la lettre de Fromion). Alors que 71% des Français s'opposent au projet Woerth-Sarkozy, la surdité, ou la peur, de ceux qui défendent les possédants est intacte, la démocratie beaucoup moins.

mardi 19 octobre 2010

Record battu!

Nous étions plus de 15000 ce matin à Bourges pour exiger le retrait de la contre-réforme sur les retraites. Un record depuis le début du mouvement.

Les actions continuent. Le pouvoir doit prendre ses responsabilités, cesser d'attiser les tensions et les peurs. Il doit retirer son projet.

Voir communiqué de la section de Bourges du PCF

Musée de la résistance et de la déportation

J'étais ce soir à l'inauguration du Musée de la Résistance et de la Déportation à Bourges avec plusieurs centaines de personnes. Quel bonheur de voir honorés les résistants qui ont tenu haut les idéaux de leur jeunesse. Quel plaisir de voir en ce lieu mes camarades Henri Diaz, vétéran des Brigades internationales et de la Résistance ou Maurice Renaudat, ancien résistant... Ce dernier devait évoquer dans son discours, au nom des associations de résistants, l'action déterminante de la municipalité de Jacques Rimbault, celle de Jean-Claude Sandrier, de leur adjoint Pierre Ferdonnet, lui même ancien résistant et déporté, pour faire naître à Bourges un musée dédié à la Résistance et à la Déportation. Celui ci est désormais au Val d'Auron et réunit les collections de l'ancien musée de Bourges et de celui de Fussy. Comment ne pas penser en ce lieu et en ce moment aux 150 communistes qui ont donné leur vie dans le département pour la Libération de la France et à tous ceux qui ont sacrifié une part de leur jeunesse pour la liberté, la leur et la nôtre.

Ce nouveau Musée, né de la volonté du Conseil général du Cher et des associations, est important. Le fait qu'il soit adossé aux archives départementales est une promesse d'un renouveau des recherches sur cette période, avec le dépôt d'archives privées plus aisé et leur exploitation. C'est un outil pour l'Histoire de la période de l'Occupation et sa transmission aux nouvelles générations, puisqu'il y a désormais un service éducatif dont c'est la mission.

Pour tous ceux, soucieux de la pérennité du message humaniste, de la confiance en l'humanité que nous transmettent les résistants et leurs actes, c'est un message d'avenir. Raymond Aubrac dans le Berry républicain d'aujourd'hui, déclare que "les résistants sont des optimistes". Ils nous apprennent que même dans les heures les plus noires, il faut penser à l'avenir et le reconstruire. La campagne de communication autour de ce musée a pris le parti de montrer la modernité du message de la Résistance. Tout comme les discours de Alain Rafesthain, président du Conseil général et de Maurice Renaudat, qui devaient évoquer le programme du Conseil national de la Résistance, qui promettait un avenir de justice, de progrès social et économique au lendemain de la Libération.

C'est ce que devait rappeler aussi une syndicaliste, à qui il fut donné la possibilité de lire le message de résistants produit en 2004 pour célébrer le programme du CNR:

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’ Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Ce message n'a pas plu à la préfète du Cher qui a quitté la scène. La représentante du pouvoir Sarkozyste dans le département n'a pas supporté cette vérité. Tout comme quelques uns des invités qui aimeraient bien confire des objets dans des vitrines sans leur donner tout leur sens. Tant pis pour eux; ils n'ont pas tout compris et c'est bien dommage. Ceux là appartiennent au passé quant un tel musée parie sur l'avenir.

dimanche 17 octobre 2010

Actualité du programme du CNR


Programme de la résistance
envoyé par marxattaque. - L'info video en direct.

L'amère potion de M.Fromion

La mobilisation a une nouvelle fois été très forte hier contre le projet de loi sur les retraites, du même niveau que le samedi 2 octobre. Nous étions plus de 6000 dans les rues de Bourges, et trois millions dans toute la France. A Bourges, comme partout, on vérifie l'ampleur du mouvement, son élargissement à des catégories qui jusque là manifestaient peu. Ainsi ai-je pu croiser dans le défilé, des employés du petit commerce, des salariés de PME, des chômeurs aussi, et des lycéens qui animent la mobilisation à Alain Fournier notamment.

Le pouvoir s'enferme dans le refus de voir la réalité: sa contre-réforme est rejetée par la majorité des Français.

Les parlementaires UMP ne sont pas en reste. Je découvre aujourd'hui la lettre du député Yves Fromion (qui n'est pas encore en ligne) qu'un camarade du Collectif de défense des retraites vient de m'envoyer par mail. On sait le député maire d'Aubigny franc et direct. On se souvient de l'aveu fait dans le Berry républicain au lendemain du vote contesté à l'Assemblée du projet de loi sur les retraites. Yves Fromion déclarait que ce n'était pas par plaisir qu'il brimait les Français.

Dans sa dernière publication, le député réduit la mobilisation contre le projet qu'il défend, à un défilé de fonctionnaires et de permanents syndicaux. Ces deux catégories sont la bête noire du député, ses cibles favorites. En cela, il confirme son sectarisme. Il a raison de ne pas aimer les fonctionnaires et les syndicats (qui le lui rendent bien par ailleurs) parce que ce sont encore des freins au remodelage de la société que voudrait opérer Sarkozy et ses fidèles. Mais son aveuglement n'a d'égal que son ignorance quant à la réalité de la sociologie des manifestants que je décrivais plus haut.

Le plus intéressant dans cette lettre, c'est qu'il annonce les prochains chantiers du gouvernement: la sécurité sociale, le traitement de la dépendance des personnes âgées. Il annonce une casse majeure de ces domaines, sur l'air du "y a plus de sous, il faudra bien se sacrifier". En bon chien de garde d'un système qui tous les jours fait la preuve de sa faillite, il tait l'existence de richesses dans ce pays, qui permettraient pourtant de financer la protection sociale et les retraites. Je le renverrai donc à l'article du Figaro, faisant écho à une étude qui montre que la France est le troisième pays au monde , et le premier pays en Europe, pour le nombre de grandes fortunes. Comme toute son action parlementaire et celle de ses collègues de droite et du Centre vise à garantir la rémunération maximum de leurs commanditaires (ceux qui se sont réunis au Fouquet's avec le Président), il faudra bien, nous dit M.Fromion, que vous vous serriez un peu plus la ceinture.

Finalement, remercions le député qui nous donne un peu plus de raisons de nous battre sur les retraites: si nous perdons, il en sera fini de la protection sociale dans ce pays.

PS: le député accuse la gauche de n'avoir pas de solution pour financer la retraite à 60 ans à taux plein. On pourra se reporter aux projet du PCF sur cette question.

samedi 16 octobre 2010

Aujourd'hui Séraucourt 14h30

La mobilisation se poursuit contre le projet injuste et inefficace du gouvernement concernant les retraites. Soyons nombreux pour dire notre refus de travailler plus longtemps, de voir baisser les pensions des retraités, de s'habituer au chômage de masse et à la précarité des jeunes et des moins jeunes.

A tout à l'heure.

mardi 12 octobre 2010

Enorme mobilisation

13 500 manifestants dans les rues de Bourges aujourd'hui; plus de 20 000 dans tout le département. Cette journée du 12 octobre est la plus forte journée d'action depuis le début du mouvement face au projet de contre-réforme des retraites. Des centaines de lycéens se sont joints au mouvement, de nouveaux salariés aussi, dans un défilé sans fin, bruyant et dynamique. Avec leurs camarades du Parti de Gauche, les communistes ont distribué l'appel du Front de gauche pour le retrait du texte Woerth-Sarkozy.

Il faut poursuivre et encore étendre le mouvement jusqu'au retrait de cette loi inique.

dimanche 10 octobre 2010

"L'action n'est pas la vie"

J'ai eu peu de temps pour rédiger un billet cette semaine. Entre le soutien que j'ai apporté aux opposants à l'épandage des boues dans le Cher Nord, venus manifester en ouverture du festival du film écologique à Bourges jeudi, quelques virées à Parassy pour assister à la Cuvée menée de main de maître par Régis Brico et Roger Ledoux, le maire de la commune, et les dizaines de bénévoles, plusieurs réunions et le travail, le temps manque pour rédiger un billet digne de ce nom. Je me plie toutefois à l'exercice; ce blog reste un outil précieux pour faire partager réflexions et ressentis.

J'ai occupé une bonne partie de mon temps sur le projet partagé du Front de gauche. A l'heure où la mobilisation grandit contre le projet Woerth-Sarkozy sur les retraites, le Parti de gauche et le PCF travaillent ensemble dans le Cher à sa mise en oeuvre avec les citoyens, les acteurs du mouvement social et associatif. Les rencontres se multiplient entre nos deux formations dans le département. Nous aussi nous voulons apporter notre pierre à ce qui pourrait bien créer la surprise dans l'espace politique national: l'émergence d'un projet et de candidatures communes du Front de gauche à toutes les élections. Il y a encore du chemin mais je crois que nous tenons le bon bout. Demain, je rencontre les responsables départementaux du NPA. C'est dans l'union de toutes les forces de gauche, autour d'un projet qui n'en rabatte pas sur les valeurs qui fondent la gauche, que nous gagnerons durablement.

Je ne délaisse pas pour autant avec mes camarades, le combat contre le projet sur les retraites que veut nous faire avaler la droite; l'heure est à faire retirer ce texte injuste et inefficace. Nous serons dans la rue encore mardi, et en grève, en espérant un mouvement d'une ampleur inégalée pour faire plier le pouvoir. Nous avons l'avantage disais-je dans un précédent billet. Preuve en est que nombre de responsables à droite se défilent. Ce matin au marché, un proche de Serge Lepeltier me glissait que le Maire de Bourges n'était pas sarkozyste... C'est un signe de voir qu'à droite de plus en plus d'élus se taisent, font le dos rond ou se désolidarisent du Président. Au marché toujours, et alors que nous faisions signer avec les militants communistes une carte pétition adressée à l'Elysée, j'ai entendu plusieurs personnes se déchaîner contre le Président de la République. La violence des mots chez certains de nos concitoyens répond à la violence sociale et au mépris qu'ils subissent. Elle est légitime. Celui qui a déshonoré la fonction présidentielle, pour laquelle je n'ai pas de sympathie particulière étant opposé au mode d'élection imposé par la Vème République, paie ses mauvais coups portés à la République: pour beaucoup, il n'est plus digne de la représenter.

Toujours au marché, je rencontre un ami comédien. Celui-ci me cite Arthur Rimbaud, dans Une saison en enfer:

Je devins un opéra fabuleux: je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur: l'action n'est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement.

Nous échangeons sur ce président énervé et sur le sens des contre-réformes menées. Nous sommes en face d'enjeux de civilisation: dire qu'avec les progrès techniques et technologiques, il nous faudrait travailler plus longtemps! me glisse l'ami. Et de faire référence aux anciens que la machine a délesté de tant de tâches pénibles et dont l'existence a été menée par l'espérance d'un mieux être et d'un mieux vivre. La droite remonte le temps en inversant ce qu'il faut bien caractériser de progrès pour les travailleurs: celui de pouvoir consacrer plus de temps à eux et à leurs proches. Le temps libre est une notion moderne que le pouvoir et le medef voudraient bien nous ôter. "Le droit à la paresse", titre de l'ouvrage de Paul Lafargue, est aussi celui de la dernière chanson chantée par les Petites Bourettes hier soir à Parassy. D'actualité. Avec Rimbaud, osons affirmer que tous les êtres ont une fatalité au bonheur!

L'appel de Strasbourg

J'ai signé l'appel des républicains de Strasbourg pour dénoncer les actes racistes et antisémites dont l'Alsace est le théâtre depuis trop longtemps. Au delà de la condamnation des faits divers qui entachent la ville de Strasbourg, dont le dernier en date a visé le Professeur Israël Nisand, gynécologue et défenseur du droit des femmes, cet appel réaffirme les principes qui fondent notre socle républicain: le respect de l'autre, l'égalité des droits, la citoyenneté.

samedi 2 octobre 2010

Nous avons l'avantage!

Au soir d'une nouvelle journée de mobilisation, on peut dire que nous avons l'avantage, en d'autres termes, que le rapport de force est en notre faveur. Les ratiocinations autour du nombre de manifestants n'y feront rien; comme le disait un participant à la manif de Bourges, "s'il y a discussion sur les chiffres, c'est qu'il y a du monde!".

Près de 10 000 personnes ont battu le pavé aujourd'hui à Bourges. Parmi elles, beaucoup de salariés de PME et du privé, qui ne font pas grève, parce qu'en France, la pression patronale existe. Curieux qu'on en parle si peu d'ailleurs.

Nul doute que le 12 octobre nous serons encore plus nombreux en grève et en manifestation. Il le faudra pour obtenir le retrait de la contre-réforme Woerth-Sarkozy avec comme exigence, une autre réforme des retraites qui fasse payer les revenus financiers. De quoi ne pas augmenter la durée de cotisation ni toucher à l'âge légal de départ à la retraite, voire même de rétablir les 37,5 de cotisations pour tous.

Alors continuons!

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