Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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mercredi 26 janvier 2011

L'éducation coûte cher?

Essayez donc l'ignorance! Cette inscription sur une pancarte d'un manifestant pour la défense de l'école publique samedi, résume à elle seule le niveau auquel doit se situer la mobilisation pour sauver l'éducation nationale. 16000 postes seront supprimés à la rentrée prochaine alors que dans le même temps, on annonce plus de 62 000 élèves de plus dans le second degré. Au final, si nous laissons faire, la droite aura supprimé plus de 66000 postes depuis 2007.

La logique comptable poursuit son oeuvre. Comme l'ensemble des services publics, l'éducation nationale est saccagée au nom du dogme de la réduction des dépenses publiques alors que le gouvernement s'apprête à supprimer l'impôt sur la fortune privant l'Etat de 4 milliards de recettes annuelles. Ce nouveau cadeau aux plus riches, il le fait payer à tous.

Au delà des chiffres, c'est la question de l'avenir de la société qui est posée. Osons le dire, l'éducation est un enjeu de civilisation. La part du PIB consacrée aux dépenses d'éducation recule ce qui montre bien le peu d'ambition de la droite en la matière, voire son pessimisme concernant l'épanouissement des individus. Car l'éducation nationale jusque là, avait pour ambition de former des êtres libres, donc éduqués, capable de faire des choix dans leur vie adulte. L'école est le lieu où l'on apprend des savoirs, des compétences mais aussi à vivre ensemble, au delà des différences. Comme le dit le député communiste André Chassaigne, lui même ancien principal de collège, « l'école fait société ». La droite a tout simplement renoncé à cette ambition brisant ainsi un pilier de la République.

Dans le même temps, l'UMP fait de la surenchère sécuritaire. La proposition de loi du député de Nice Christian Estrosi visant à abaisser l'âge de la majorité pénale à 16 ans s'inscrit dans la même logique. Faisant le constat d'une société de plus en plus violente, et de jeunes livrés à eux même, les promotteurs de l'enfermement des enfants sont les mêmes que ceux qui cassent les outils, l'école en premier lieu, qui permettent aux jeunes de s'en sortir.

Les communistes sont au premier rang pour défendre le service public de l'éducation nationale, aux côtés des parents d'élèves et des équipes éducatives.

vendredi 21 janvier 2011

Conseil municipal

Le projet d'éco-quartier appelé La Bergerie, sur l'emplacement de l'ancien Lycée agricole, dans le quartier Pressavois-Maréchal Juin, a focalisé l'essentiel des débats au Conseil municipal de ce soir. On ne peut que souscrire à un tel projet: pour l'environnement bien sûr mais aussi pour la qualité de vie. J'ai insisté pour que l'on pense aux transports en commun, confortables et accessibles pour irriguer ce nouveau quartier qui comptera environ 550 logements. L'occasion pour moi aussi de rappeler l'imperfection d'un réseau de transports urbains qui, dans les nouveaux quartiers construits comme dans les anciens, se concentre sur les grands axes avec moins d'arrêts.

J'ai souligné l'intérêt de ce type de quartier pour l'attractivité de la ville. C'est une question centrale alors que les chiffres du recensement font état d'un baisse du nombre d'habitants (10000 en quinze ans!). Bourges souffre d'un manque de services publics dans certains quartiers alors que certaines communes péri urbaines en offrent à proximité.

Le conseil m'a aussi permis d'intervenir au sujet de l'école publique mise à sac par la droite. A l'occasion du vote d'une subvention pour des classes vertes de deux écoles privées (nous nous sommes abstenus), j'ai interpelé le maire sur le manque de soutien à l'enseignement public de la part de la municipalité alors que Bourges risque de perdre encore une dizaine de classes à la rentrée prochaine!

jeudi 20 janvier 2011

Ouvrez une école, vous fermerez une prison!

C'était ce soir la traditionnelle cérémonie des élus communistes de Bourges salle des Fêtes de la Chancellerie. Avec Jean Claude SANDRIER, Jean-Michel GUERINEAU, Catherine JACOBI, André DECOURT et Fabienne BOURGOIN, nous avons adressé nos voeux à la centaine de personnes présentes. Beaucoup de syndicalistes et de militants associatifs étaient là, signe de l'intérêt porté par les forces vives à l'action des élus communistes.

J'ai évoqué les grands dossiers municipaux en insistant sur l'imprévoyance de la droite municipale au sujet d'Avaricum, du Palais des sports, de la Maison de la culture, de l'urbanisme ou du plan de déplacement urbain entre autre. Autant de projets coûteux, de dossiers gérés au coup par coup dans une absence de démocratie criante.

J'ai conclu la soirée par un appel à la mobilisation en faveur de l'école publique.

Nous courrons un grand danger: celui d'une mise à sac de l'école publique. Avec plus de 50 000 postes supprimés depuis 2007 et 16 000 autres annoncés pour la rentrée prochaine, l'Éducation nationale subit une saignée sans précédent. Paradoxalement depuis les années 2000, jamais la natalité ne s'est si bien portée en France. Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux et la baisse de la dépense publique justifient pour la droite de démunir toujours plus l'école. Le gouvernement déploie un écran de fumée que la raison dissipe: réformes des programmes devenus plus légers ou dispositifs censés accompagner les élèves en difficultés alors qu'aucun moyen n'existe et que les effectifs par classe augmentent. Parallèlement la précarité de l'emploi s'accentue.

Il est vrai que le gouvernement ne peut pas d'un côté prévoir la suppression du bouclier fiscal et de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et continuer d'investir dans l'éducation (ou la santé ou tout autre service public). Selon les calculs du syndicat SNUI SUD Trésor, la mesure coûterait entre 1,7 et 2 milliards d'euros de revenus en moins pour l'Etat.. Tout est dit: ce dont souffre notre pays n'est pas d'un excès de dépenses mais d'un manque de recettes pour permettre de satisfaire les besoins élémentaires; et l'éducation en est un.

Dans le même temps, la droite durcit toujours plus la justice des mineurs avec la proposition de loi voulant abaisser à 16 ans la majorité pénale. Comment ne pas voir une relation de cause à effet: d'un côté, les difficultés qui s'accumulent pour les familles et des services publics essorés, de l'autre un arsenal répressif de plus en plus élargi. Comment ne pas voir que la société devient de plus en plus violente quand elle recule en matière d'éducation. C'est pourquoi la suppression de postes dans l'éducation nationale concerne tout le monde, parce qu'il en va du projet de société que l'on veut. "Ouvrez une école, vous fermerez une prison" disait Victor Hugo. La droite fait l'inverse.

C'est pourquoi je vous appelle à venir nombreux manifester samedi 22 janvier à 14h30 place Cujas à Bourges comme partout en France pour sauver l'école!

mardi 18 janvier 2011

Bravo au peuple tunisien!

Le peuple tunisien, sa jeunesse, ont eu raison du tyran Ben Ali. A la suite d'une révolte spontanée les Tunisiens ont mis en fuite ce grand ami des gouvernements de la France et élève modèle du FMI.

Cette révolte nous rappelle les ferments progressistes qui existent au Maghreb trop souvent victime de l'islamisme, dans sa réalité criminelle et totalitaire ou comme alibi des régimes qui prétendent lutter contre, pour se maintenir au pouvoir et étouffer la colère sociale.

Aujourd'hui comme hier, les communistes sont aux côtés des démocrates et progressistes du Maghreb.

lundi 10 janvier 2011

Le Front de gauche pour quoi faire?

L'actualité politique, économique ou sociale nous rappelle chaque jour la nécessité de poursuivre la construction du Front de gauche pour arriver à présenter un candidat commun en 2012.

Passons sur les déclarations du socialiste Manuel Valls remettant en cause la durée hebdomadaire du travail à 35 heures. Elles ont été abondamment commentées et condamnées à gauche. Suggérons au Député Maire d'Evry d'aller passer un mois à la caisse d'un supermarché, dans un service de l'hôpital public, à un poste de téléopérateur ou aux commandes d'un machine de nettoyage dans un aéroport la nuit pour se faire une idée de ce que signifie la pénibilité du travail. Il comprendrait peut-être que l'avenir n'est pas de travailler plus.

J'ai rencontré cette semaine au nom de la fédération du Cher du PCF une délégation CGT de l'Hôpital George Sand à propos de la suppression des gardes médicales de nuit envisagées par la direction sur les sites de Dun-sur-Auron et de Chezal-Benoît. Je vous renvoie à l'interview qu'a bien voulu donner au site de la section de Bourges du PCF, la responsable syndicale de l'Hôpital sur les conséquences d'une telle mesure. La situation de la santé publique, comme de l'ensemble des services publics, nous rappelle l'urgence de réponses de gauche.

C'est ce à quoi nous avons travaillé samedi à l'assemblée des secrétaires de section du PCF à Villejuif. La nécessité d'un projet de transformation est plus urgente que jamais et c'est ce qui fait consensus chez les 700 délégués présents. Et puis bien sûr, la personnalité pour le porter. Il a plané sur la réunion l'ombre de l'article du Monde publié sur le net vendredi. affirmant à tort que la direction du PCF aurait déjà choisi Jean-Luc Mélenchon plutôt que André Chassaigne. Elle s'en explique d'ailleurs ici. Les communistes ne se décideront pas avant les élections cantonales de mars prochain et ils le feront après un débat approfondi. L'heure pour l'instant est à avancer sur le programme partagé afin que nos propositions marquent des points dans l'opinion et deviennent centrales et incontournables à gauche.

Je n'éluderai pas le débat sur la meilleure candidature pour le Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon comme André Chassaigne ont d'immenses qualités pour incarner l'espoir des militants des organisations qui composent le Front de gauche mais au delà, du peuple de gauche. Le Président du Parti de gauche a pour lui une réelle notoriété, des valeurs et des principes bien trempés sur la laïcité ou la démocratie. Son concept de révolution citoyenne est séduisant. André Chassaigne est moins connu. Il a cependant beaucoup d'atouts lui aussi. Député du Puy de Dôme, tête de liste aux Régionales, il a réalisé le meilleur score du Front de Gauche en France avec près de 15%. C'est un rassembleur, un élu de terrain, un homme issu du monde du travail (instituteur, prof puis principal de collège). Il connaît bien les questions écologiques: on se souvient de sa lutte contre les OGM. C'est un infatigable défenseur des services publics en milieu rural.

Bien sûr, d'autres candidatures peuvent se déclarer issues du mouvement social ou des forces composant le Front de Gauche. Elles seront elles aussi discutées. L'heure aujourd'hui est à construire notre projet, avec le peuple. La seule boussole qui doit être la nôtre est celle de l'intérêt des salariés et des familles populaires. La seule exigence, la construction d'un rassemblement qui compte et qui ne soit pas isolé à côté de la force pour l'instant dominante. Demain, celle ou celui qui portera ce projet et ce rassemblement devra jouer collectif pour ouvrir l'espoir qu'une gauche rassemblée autour d'un projet de gauche puisse gagner.

dimanche 2 janvier 2011

Bonne année 2011

Je vous souhaite, je nous souhaite, une année à taux plein... de santé, de solidarité, de progrès, de paix.

En ce début 2011, quoi souhaiter de mieux pour notre pays qu'il retrouve le chemin du progrès social? Bien sûr, il n'y a rien à espérer de la droite qui chaque jour détruit un peu plus les solidarités pour bâtir la société du risque. C'est son modèle de société, celui expérimenté aux États-Unis et en Grande-Bretagne dans les années 1980, avec les dégâts que l'on connaît. Mais il y a à regarder vers tous ceux qui se sont mobilisés dans les derniers mois de 2010 pour défendre le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Vous qui avez fait la démonstration patiente dans la rue, que le monde du travail et de la création était bien vivant et qu'il reste en France, un ferment du changement pour une autre société; en 2011, saisissez vous de la politique, pour reprendre le pouvoir confisqué par la bande du Fouquet's. Comme le disait Jean Jaurès:

“La souveraineté politique du peuple est le socle de l’émancipation sociale”.

Dans les mois qui viennent, certains voudront dévier la résistance du monde du travail au capitalisme, dans les débats stériles autour du casting de la présidentielle alors que se pose avec acuité la question d'un projet transformateur. C'est ce à quoi, j'espère, nous aboutirons avec le Front de Gauche: mettre au cœur du débat la répartition des richesses et de la souveraineté économique contre la dictature des marchés financiers.

D'autres tenteront de toujours diviser par le poison du racisme et de la haine de l'autre. Je vous invite à lire l'entretien accordé par le philosophe Henri Pena-Ruiz au journal l'Humanité. Un bon remède contre tous les obscurantismes et un rappel nécessaire des valeurs fondatrices de la République.

Oui, bonne année pour aller de l'avant et ouvrir des voies nouvelles.

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