Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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samedi 30 avril 2011

Pour 1er mai combatif

J'espère vous retrouvez dimanche 1er mai à 10h30 Cour Anatole France à Bourges pour manifester en faveur des salaires, des pensions, de la retraites et contre la vie chère.

Sur ce dernier thème, la section de Bourges du PCF fait signer une carte pétition destinée à Sarkozy. Vous pouvez aussi la signer en ligne:

POUR SIGNER LA PETITION

mercredi 27 avril 2011

Comme un disque rayé...

Lu au hasard de mes ballades sur le Printemps de Bourges, un autocollant dont le slogan était à peu de chose près le suivant : « Pour que la politique ne ressemble plus à un vieux disque rayé ».

J'ai trouvé cette phrase appropriée à la situation politique du moment.

Le spectre du 21 avril 2002 dont on nous rebat les oreilles empêche de réfléchir à l'alternative politique. Ainsi pour les tenants de l'ordre établi, le débat présidentiel se résume à éviter au FN d'arriver au 2ème tour. Un vieux disque rayé comme l'exhortation de François Hollande sur le Printemps, à ne pas multiplier les candidatures à gauche. La belle affaire ! Si le PS proposait un programme en rupture avec la logique poursuivie depuis plus de 20 ans, la question du rassemblement dès le premier tour serait posée. Au lieu de cela, le parti dominant à gauche nous ressert les emplois jeunes ! Si la mesure avait son intérêt il y a 13 ans, on ne peut pas dire qu'elle soit à la hauteur des enjeux du moment. De quoi désespérer les ouvriers et les employés dont on nous dit qu'ils sont tentés par le vote FN alors que leur premier vote, c'est l'abstention ! Dans ce paysage politique atone, je vous invite à découvrir la campagne menée par le PCF sur internet autour du langage dominant des possédants. Un peu d'air frais, ça stimule.... en attendant la campagne que les communistes du département vont mener tout le mois de mai contre la vie chère.

Sinon à Bourges, l'actualité politique a connu un frémissement avec l'annonce par le Berry républicain du retour possible de mon ami Jean-Michel Guérineau au conseil municipal de Bourges. Premier vice-président du Conseil général, la voix de Jean-Michel compte aujourd'hui dans le Cher. Elle sera importante demain au conseil municipal face à un maire toujours plus absent de la ville. Le Berry pose la question du leadership à Bourges en disant que le PS distance le PCF : avec le Front de gauche, je rappelle que le PCF est aujourd'hui la deuxième force à gauche à l'issue des Régionales et des cantonales loin devant Europe écologie-Les Verts. Ça ne plaît pas à tout le monde visiblement mais les Berruyers en décident ainsi. Pour l'heure, nous avons besoin d'un collectif qui travaille à ouvrir une nouvelle ambition pour Bourges, avec une équipe qui oeuvre à un vrai projet de ville pour 2014.

mercredi 20 avril 2011

Présidentielles : quel candidat ?

Je souhaite exprimer ici mon point de vue sur l'élection présidentielle alors que le Conseil national du PCF réuni les 8 et 9 avril a donné le coup d'envoi du processus de désignation et de débat au sujet de celui ou de celle qui incarnera le Front de gauche à cette élection.

L'élection présidentielle est difficile pour le PCF depuis une vingtaine d'années : le processus de bipolarisation rend de plus en plus complexes les candidatures alternatives à celles des « deux grands partis ». L'opinion comme les média ont parfaitement intégré cette opération qui laisse « le choix » entre deux représentants, malgré quelques nuances, d'un même système. Dans les sondages, repris à longueur de colonnes et d'antennes, on joue déjà le deuxième tour quand le premier ne s'est pas encore déroulé.

Par ailleurs, l'élection au suffrage universel du Président de la République n'est pas satisfaisante : la personnalisation du pouvoir, les prérogatives confiées à celui qui l'emporte, sont loin de la République moderne que l'on pourrait espérer : celle où les parlementaires auraient plus de pouvoir comme représentants du peuple et des territoires, celle aussi où les citoyens pourraient directement exercer un droit de pétition et de référendum par exemple.

Mais voilà, c'est comme cela, cette élection existe et elle est considérée comme la plus importante désormais. Pas question pour une formation politique de s'y dérober.

Pour les communistes, l'enjeu est de taille. Nous sommes engagés dans la construction d'un rassemblement qui prend une place importante dans le paysage politique et peut soulever un espoir : le Front de gauche. Présent à toutes les élections depuis les dernières européennes, le Front de gauche a notablement progressé, notamment là où le PCF est bien implanté. La question dès lors qui se pose est « Qui pour l'incarner à l'élection de 2012 ? ».

Beaucoup de communistes restent traumatisés par le score très faible de Marie George Buffet en 2007. Beaucoup d'électeurs de gauche redoutent un scénario (entretenu en partie) semblable à celui de 2002. La banalisation des thèmes et des propositions du Front national par la droite, la médiatisation de la fille du chef du vieux parti d'extrême droite, laissent craindre un score élevé du FN.

Pour autant, faut-il faire le dos rond en attendant que passe cet épisode ? Certainement pas. Aujourd'hui il y a urgence à mettre le projet que nous voulons en avant. Nous risquons de nous faire voler le principal acquis du mouvement social de 2010 sur les retraites : la prise de conscience par des millions de travailleurs que l'argent existe pour répondre aux besoins de la population. La victoire de Sarkozy en 2007 apparaissait comme le triomphe des thèses libérales. Ces thèses ont reculé. Ce n'est pas pour rien que le pouvoir fait dans la surenchère sécuritaire, xénophobe et raciste : il voit que les Français ne sont pas dupes de la confiscation de l'Etat par la bande du Fouquet's et il tente de détourner l'attention de l'opinion. C'est à l'aune de cette prise de conscience qu'il faut situer le débat et non à celui de scores calamiteux qui nous paralyseraient.

Le Front de gauche est depuis trois ans le fer de lance de la bataille idéologique contre le capitalisme. Par les contributions de ses composantes, les apports d'intellectuels divers, il échafaude ce qui constituerait la société de demain : une société dont la maîtrise publique de l'économie et la répartition juste des richesses au service de l'humain seraient l'épine dorsale. Le Front de gauche apporte des solutions viables pour garantir la retraite à 60 ans et à taux plein, la gratuité de la santé, de l'éducation, le développement des services publics, la hausse du pouvoir d'achat ou la réorientation de l'Union européenne vers la coopération et non la compétition entre les peuples. Qui d'autre que le Front de gauche porte dans le débat la réforme fiscale permettant de financer un développement nouveau de la société alors que le pays s'enfonce dans la régression ?

Je regrette que le débat se décentre sur la stratégie quant il devrait se concentrer sur le projet. Il est de notre responsabilité d'offrir le débouché politique nécessaire aux luttes. Nous avons un boulevard devant nous, et ce n'est pas le projet du PS qui l'encombre.

Quand je dis qu'il y a urgence, c'est que la vie des Français doit changer, et vite. La politique suivie par la droite, inspirée du MEDEF, conduit le pays vers la plus grande violence sociale et économique. Il y a urgence à mettre le projet du Front de gauche au cœur de la gauche toute entière pour en faire l'élément incontournable du débat public, dégager une perspective et l'emprunter. Sinon, une fois encore, nous aurons droit à un vote par défaut pour éliminer Sarkozy sans rien changer au fond, l'alternance et non l'aternative.

C'est je crois l'objectif à atteindre pour éviter le piège de l'isolement stérile. L'enfermement dans une deuxième gauche, une gauche de la gauche, une autre gauche, peu importe son appellation, nous conduirait à ne rien changer dans la vie des travailleurs de notre pays, en laissant la conduite des affaires au seul PS et à ses alliés d'Europe écologie, dont les propositions qui ménagent le capital, ne sont pas au niveau des enjeux. Il y a nécessité de mettre au cœur de la gauche les propositions du changement radical que nous portons.

Pour moi, celui qui incarne le mieux cette nécessité de mettre le projet du Front de gauche au cœur de la gauche, c'est André Chassaigne. Député communiste du Puy de Dôme, c'est un rassembleur : il a réalisé le meilleur score du Front de gauche aux dernières régionales avec près de 15% en Auvergne. André est un provincial, issu d'une famille ouvrière, principal de collège jusqu'à son élection en 2002 comme député. C'est un profil qui a lui seul peut incarner notre volonté de faire de la politique autrement et donner corps au principe : « la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». André est investi dans l'écologie politique conscient qu'il ne peut y avoir de politique écologique sans changement social et économique. C'est à lui que l'on doit l'amendement 252 sur les OGM. Homme de dialogue, il a l'ambition de jouer collectif et de faire campagne avec toutes celles et ceux, (syndicalistes, créateurs, intellectuels, citoyens) ayant intérêt au changement.

Nous avons un mois et demi pour trancher cette question. Je souhaite un débat ouvert et fraternel, approfondi pour faire le meilleur choix, non pas pour le PCF mais pour l'avenir des idées d'émancipation et de transformation.

mardi 19 avril 2011

Bon Printemps!

Retour à mon blog après une semaine d'éloignement de Bourges pour raisons professionnelles (ce qui explique mon absence au dernier conseil municipal).

C'est maintenant les vacances et je compte bien profiter du Printemps de Bourges comme des milliers de Berruyers. La semaine qui s'ouvre est importante pour notre ville et notre département. Une semaine de fête avec une affluence inégalée, venue de partout en France et la musique dans les salles de spectacles, les rues, les bars et restaurants. Bien sûr, on peut déplorer tel ou tel aspect de la programmation ou l'organisation du festival. C'est le lot de toute manifestation culturelle. Il n'en reste pas moins que le Printemps de Bourges est irremplaçable dans le paysage de la ville. C'est en outre une formidable vitrine pour les formations et structures locales. Le Printemps dans la ville offre une programmation éclectique et accessible à tous. Je vous invite particulièrement à (re)découvrir Kinoko en orbite avec ses textes et ses arrangements sensibles, les Mexibones qui revisitent le rock garage ou bien encore Sylvain Picot qu'on ne présente plus. La scène berruyère est riche et compte bien le montrer ces jours ci. Tant mieux!

Alors bon printemps à tous!

jeudi 7 avril 2011

Nous refusons le sacrifice de l'Education!

Déclaration de la section de Bourges du PCF

La section de Bourges du PCF condamne les suppressions de postes et de classes à la rentrée prochaine. Ainsi dans notre ville, ce sont 12 classes en maternelle et en primaire qui sont menacées, dont une grande partie dans les zones d'éducation prioritaire (ZEP), auxquelles s'ajoutent 39 suppressions de postes dans les collèges et les lycées de notre département alors que le nombre d'élèves augmente.

Dans ce contexte, nous déplorons l'inertie du Maire de Bourges Serge Lepeltier et des parlementaires de droite du département. Ce silence des amis du Président Sarkozy en dit long sur leur complicité avec la politique menée.

Les communistes berruyers dénoncent la politique suivie par le gouvernement Sarkozy-Fillon-Châtel : 16000 postes dans l'Education seront supprimés à la rentrée prochaine ce qui porte à 66000 le nombre de suppressions depuis 2007. Alors que l'effort budgétaire pour l'Education représentaient 4,5% de la richesse nationale en 1995, celui-ci ne représente plus que 3,9%.

Cette politique n'est pas guidée par la démographie puisque le nombre d'enfants augmente depuis l'an 2000. Elle résulte d'un choix idéologique. La droite choisit d'en finir avec le projet républicain d'une école porteuse de libération, d'égalité et de progrès par la connaissance et le savoir pour les enfants de notre pays. A l'école républicaine, la droite préfère les officines et les établissements privés. Au nom du dogme de la réduction des dépenses publiques, cher à l'Union européenne, la droite emmène notre pays dans le mur en faisant supporter au plus grand nombre, sa politique de cadeaux fiscaux aux plus riches, comme la suppression de l'impôt sur la fortune, qui pousse l'Etat à se priver de recettes donc à réduire les dépenses et sacrifier ainsi les services publics.

Nous n'acceptons pas cette logique de destruction de l'Education nationale, qui remet en cause le travail des équipes éducatives et la qualité de l'enseignement. Nous refusons l'aggravation des inégalités sociales qu'une telle politique engendre.

Parce que nous croyons au rôle de l'école publique, nous proposons :

  • De cesser toute nouvelle suppression de postes et d'engager un plan de recrutement massif pour répondre aux besoins des élèves.
  • De lancer un plan de lutte contre l'échec scolaire qui passe, entre autre, par la réduction des effectifs par classe
  • D'assurer à tous les enfants l'accès à une éducation de qualité qui n'en rabat pas sur le niveau des connaissances

La section de Bourges du PCF soutient celles et ceux qui se battent pour une école de qualité.

Elle appelle les Berruyers à manifester devant les grilles de la Préfecture vendredi 8 avril à 8h45.

Le Comité de section de Bourges du PCF

Bourges, le 6 avril 2011

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