Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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dimanche 29 mai 2011

Serge Lepeltier privatise la ville.

Le Maire de Bourges poursuit sa vente à la découpe de la ville.

C'est Avaricum vendu à perte à un promoteur: un quartier de la ville totalement privatisé pour une réalisation commerciale très discutable. Nous avons tenu une conférence de presse sur ce sujet cette semaine avec les élus de la Gauche unie. Objectif: alerter les Berruyers sur le nouveau projet qui n'a pas été discuté au Conseil municipal et les inciter à se saisir de l'enquête publique qui se termine le 3 juin prochain. On reste pantois devant tant d'improvisation et de manque de vision. Urbanisme de gribouille ai-je déjà dit pour qualifier l'action de l'équipe municipale en place.

C'est la vente du patrimoine de la ville et notamment de l'école Fernault et du bâtiment qui abrite le Musée de l'école. Triste spectacle en vérité tant le symbole est fort. Pendant ce temps là, on attend toujours une salle en centre ville digne de ce nom pour accueillir des conférences qui autrefois pouvaient se tenir dans l'amphi de l'Imep qui a été vendu avec le bâtiment.

lundi 23 mai 2011

Réponse au Berry républicain

A propos du débat et du rôle du PCF dans le CNR et dans la Résistance

J'ai participé au débat autour du programme du CNR organisé par le Musée de la Résistance et de la déportation du Cher et le Conseil général samedi 21 mai. Vous mentionnez dans votre édition du 23 mai, l'échange que j'ai eu avec Alfred Grosser et surtout avec Antoine Prost au sujet du nombre de victimes communistes durant la Deuxième Guerre mondiale d'une part, et du rôle attribué au PCF dans le CNR d'autre part.

Je voudrais apporter les précisions suivantes concernant cet échange.

Ce qui m'a fait réagir dans le débat, c'est l'adjectif « scandaleux » employé par Antoine Prost pour qualifier la formule « Parti des 75000 fusillés » utilisée par le PCF après la Libération. Il me semble qu'un tel adjectif n'a rien à faire dans un débat historique, qu'il est de l'ordre du jugement de valeur et traduit une conviction politique plus qu'une analyse scientifique. La passion du débat a amené Antoine Prost à s'enflammer et à manquer parfois de précision (comme lorsqu'il a fait de Pierre Cot un socialiste : le ministre du Front populaire était plutôt réputé compagnon de route du PCF, tout comme Robert Chambeiron d'ailleurs, qui en fut un élu après la guerre).

Comme vous le rapportez, le « Parti des 75000 fusillés » est une formule, un slogan. Je dirais même que c'est une construction symbolique visant d'une part à faire reconnaître par le PCF, à travers sa propagande (on dirait la com' aujourd'hui) sa place dans la Libération de la France, d'autre part à traduire le martyr et le sacrifice de dizaines de milliers de militants communistes de 1940 à 1945 morts en déportation, fusillés, sous la torture ou dans les combats. L'image des fusillés, c'est celle du souvenir des morts de Châteaubriand, dont Guy Môquet est le symbole, ou ceux du Mont Valérien (dont une grande partie était communiste). Jean-Claude Sandrier a eu raison de rapporter les 150 noms de communistes du Cher au nombre de départements pour mesurer l'ampleur des pertes du PCF durant la période. Alfred Grosser comme Antoine Prost après notre intervention, ont d'ailleurs reconnu que de toutes les forces politiques, le PCF était celui qui avait payé le plus cher son engagement. Ils rejoignent, tout comme moi, les historiens Serge Berstein et Pierre Milza dans leur Histoire de la France au XX ème siècle, (Editions Complexe, 1991) :

« Ayant joué un rôle moteur dans la lutte armée contre l'occupant, le PCF se présente comme le parti de la résistance, s'intitulant le « parti des 75000 fusillés » (chiffre qui, fort heureusement, dépasse le nombre réel des fusillés, bien que le parti communiste ait payé à cet égard un lourd tribut ) ». Page 18

Quant à la position de « retrait du PCF » sur le programme social du CNR, j'y vois plus une tactique des communistes visant à ne pas compromettre le rassemblement le plus large des forces agissant pour la Libération, qu'une posture idéologique comme le défendait Antoine Prost. Les propositions du CNR devaient faire l'objet d'un consensus comme l'ont rappelé les intervenants. De plus, il a été rappelé lors du débat et à juste titre, la nécessité exprimée par le PCF de gérer le court terme et la lutte sur le terrain contre l'occupant, alors que d'autres forces du CNR étaient plus « attentistes ». L'on sait combien la stratégie des communistes, notamment les attentats armés qu'ils ont inaugurés contre l'occupant était loin d'être admise par De Gaulle lui même : qu'il y ait eu la volonté du PCF de ne pas faire peur avec un programme révolutionnaire pour éviter son isolement m 'apparaît une analyse pertinente. La position du PCF au sein du CNR a connu des évolutions mais comme le mentionnent Pierre Milza et Serge Berstein, les communistes à la Libération « réclament l'application intégrale du programme du CNR : épuration politique sans faiblesse, réformes économiques et sociales, affirmation des valeurs patriotiques. » Ce qu'ils s'efforceront de faire avec Ambroize Croizat, Marcel Paul, Maurice Thorez , François Billoux et Charles Tillon, tous ministres à des postes clé dans le gouvernement De Gaulle.

Yannick Bedin Secrétaire de la Section de Bourges du PCF

vendredi 20 mai 2011

Conseil municipal

Léger, l'ordre du jour du conseil municipal de ce soir n'en appelait pas moins quelques débats de fonds.

Les riches savent toujours ce qui est bon pour les pauvres

C'est cette citation de l'écrivain états-unien Jim Harrisson qui m'est venue à l'esprit en entendant dans la discussion autour de l'institution du Conseil des Droits et des devoirs des familles, le plaidoyer de Wladimir d'Ormesson, conseiller municipal de droite.

Ce conseil, prévu par la loi Sarkozy de mars 2007, est constitué d'élus et a pour but d'assister les parents ayant des difficultés à assurer leur autorité parentale. Le Maire a décidé de l'instituer. J'ai posé la question de savoir ce qui était à l'origine des difficultés de nombreuses familles à assurer leur rôle éducatif? J'ai rappelé la situation des inégalités sociales qui explosent dans notre pays, chiffres à l'appui. Ce sont les familles monoparentales qui sont les plus touchées par la baisse des salaires et la hausse du coût de la vie, ce sont les familles populaires qui renoncent qui à se soigner, qui à se chauffer. J'ai rappelé que la moitié des Français gagne moins de 1580€ par mois. Dans le même temps, les services publics (éducation, police, justice, services sociaux) sont liquidés. Mettre en place un tel conseil, c'est dans la situation, mettre un cautère sur une jambe de bois.

Ce débat montre un vrai clivage entre la droite et la gauche. La première joue sur la paresse intellectuelle des fausses évidences, qui consistent à faire porter aux parents, qui démissionneraient, voire des jeunes eux mêmes, la responsabilité de la montée des incivilités et des violences. La vérité, c'est que la droite détruit les solidarités républicaines pour faire gagner l'individualisme. Avec ce Conseil, elle institue un système paternaliste, où le maire et quelques élus se substitueraient aux services sociaux et publics, dépourvus de moyens pour agir. Nous avons voté contre l'institution d'un tel conseil.

Les vélos...toujours

Je suis intervenu sur l'impossibilité de faire coexister les vélos et les voitures dans l'hypercentre ville: c'est ce que montre à l'évidence, le danger des dispositions permettant aux cyclistes, dans les zones à 30km/h, d'emprunter les rues à sens interdits.

Inquiétude sur la Maison des combattants

A l'occasion d'une délibération attribuant des subventions aux associations patriotiques, je me suis inquiété du devenir de la maison du combattant située à la halle Saint-Bonnet. En effet, il est prévu qu'elle disparaisse de ce site à l'occasion des travaux envisagés. Pour l'instant, le maire avoue ne pas avoir trouvé de solutions.

lundi 16 mai 2011

Hommage à Anne-Marie Guillonneau

Notre collègue et amie Anne-Marie Guillonneau s'est éteinte dans la nuit de samedi à dimanche. Elle siégeait avec moi au Conseil municipal de Bourges depuis 2001, dans le groupe d'opposition de gauche.

Je connaissais Anne-Marie depuis 1995 date à laquelle, au soir de la défaite de la gauche aux municipales, je l'avais rencontrée dans le bureau de vote de Pignoux pour le dépouillement.

Depuis nos chemins se sont souvent croisés au gré de combats communs, comme dans la défense des droits des étrangers et des sans papiers ou contre la droite locale. Anne-Marie m'avait soutenue en 2008 aux élections cantonales dans le canton 2 de Bourges qu'elle connaissait si bien: comme candidat de toute la gauche, elle m'avait apporté un soutien sans faille.

J'appréciais la militante au caractère trempé et aux convictions sincères; je ne les partageais pas toujours: nous avions eu d'âpres débats sur le traité constitutionnel européen qu'elle défendait en 2005 alors que j'étais dans le camp du Non.

J'admirais aussi son engagement auprès des enfants victimes.

A ses proches, aux militants du Parti socialiste, j'adresse mes condoléances sincères.

mercredi 11 mai 2011

Pouvoir d'achat

J'ai tenu en compagnie de Catherine Jacobi, conseillère régionale, Jean-Michel Guérineau, 1er vice président du Conseil général et de Daniel Arrivault, responsable de la section de Bourges du PCF aux entreprises, une conférence de presse sur la vie chère et notre campagne de pétition. C'est à lire demain (j'espère) dans le Berry républicain.

J'ai dénoncé la situation insupportable imposée à notre peuple et avancé un grand nombre de propositions immédiates ou de moyen terme pour mettre en œuvre d'autres choix. Quand les grands média ne s'intéressent qu'à la scénarisation de 2012, aux primaires du PS, ou au FN, j'ai rappelé notre volonté avec le Front de Gauche, de mettre au cœur du débat politique la question sociale.

C'est le seul et véritable enjeu, celui que le gouvernement et la droite voudraient écarter du débat comme en témoignent les déclarations dégueulasses de Laurent Wauquiez sur les bénéficiaires des minima sociaux. Ainsi ce seraient eux les parasites! La droite nous refait le coup de la campagne sur l'assistanat et transforme les victimes de sa politique en coupables. Dresser le smicards contre l'allocataire du RSA, le salarié du privé contre celui du public, les actifs contre les retraités, le français contre l'immigré....C'est indigne !

lundi 9 mai 2011

10 mai : quand la gauche essayait*...

J'avais 10 ans le 10 mai 1981 et je me souviens des discussions dans la cour de l'école de Pignoux où j'effectuais mon CM2. Par bribes bien sûr, mais j'ai en mémoire quelques prises de bec entre élèves. Nous reproduisions sans doute les opinions dominantes dans nos familles respectives. La mienne fondait, comme beaucoup, de grands espoirs dans la victoire de la gauche. Et le 10 mai 1981, fut un grand moment de joie.

Des grandes réformes sociales et politiques, on ne retiendra que celles qui ponctuèrent les trois premières années du mandat de Mitterrand, celles où les ministres communistes siégeaient au gouvernement : retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, hausse des salaires, abolition de la peine de mort... La suite est connue. La rigueur, l'austérité et finalement l'application docile des dogmes libéraux, qui de Reagan aux Etats-Unis à Thatcher au Royaume-Uni, posaient les fondements de la politique suivie par les gouvernements européens d'aujourd'hui. En aucune manière, la victoire de la gauche le 10 mai 1981 et l'espoir qu'elle suscita ne résument les quatorze années de présidence Mitterrand qui suivirent. La faute du PS en 1983-84 aura été d'appliquer la purge libérale et de se coucher devant les marchés financiers. Rétrospectivement, on mesure combien nous devons à cette époque les grandes désillusions et le recul idéologique qui s'ensuivirent.

Je n'ai aucune nostalgie des années 80 parce qu'elles sont celles de la contre-révolution libérale. La France n'a pas fait exception et je renvoie au très bon livre de François Cusset : La Décennie.

Je suis de ceux qui à gauche, pensent qu'une autre voie est possible que celle qui consiste à accompagner le capitalisme. Il est urgent de préparer l'alternative en rassemblant la gauche autour d''un projet qui affronte les marchés financiers.

dimanche 8 mai 2011

Les salauds

J'avais prévu un billet sur le 8 mai et l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie. Rendre hommage aux armées alliées, au sacrifice consenti pour notre libération par les millions de soldats de l'Armée rouge, des États-Unis ou d'Angleterre, aux résistants de l'Europe occupée qui n'ont pas plié face à l'abject. Et voilà que l'abject justement nous revient en pleine face, un jour de marché où à une dizaine de militants, nous distribuons sur un marché de la ville.

Les faits. Pétition et tracts contre la vie chère en main, nous allons à la rencontre des Berruyers sur le marché de la Halle au Blé samedi matin. Ambiance détendue, bon accueil en général de l'initiative des communistes, et en une heure, pas loin de cent personnes signent la carte pétition adressée à Sarkozy. Mais voilà que le bilan s'entache de deux incidents. Un de nos militants vient d'avoir un échange avec un homme d'un certain âge qui lui dit en substance : " Vous les bougnoules, rentrez chez vous, vous nous mangez notre pain, piquez nos emplois et ruinez la sécu ». Le copain tente d'argumenter, en vain. L'homme s'est éloigné, sûrement pas peu fier de son coup et lâchement soulagé. Une autre camarade, peu après, est l'objet d'allusions antisémites par un autre passant.

« Il se trouve que le salaud s'assume d'avantage aujourd'hui qu'hier » écrit un ami sur ma page Facebook. Il a raison. La faute à une droite décomplexée qui pollue le débat de considérations xénophobes et racistes, de pseudo débats sur l'identité nationale ou la laïcité (tout en la bafouant) et d'actes choquants qui libèrent les pires instincts de certains de nos (con)citoyens.

Je me demande ce que font encore à l'UMP des républicains sincères (s'il en reste?) face à la vase putride que font remonter leurs dirigeants à la surface? Pour paraphraser Churchill qui s'adressait à Chamberlain, au lendemain de la capitulation des démocraties à Munich qui donnaient en 1938 les Sudètes à Hitler, les dirigeants de l'UMP ont choisi le déshonneur pour ne pas perdre les élections... avec la montée du FN, ils perdront les élections et seront déshonorés.

Les communistes, hier comme aujourd'hui et demain, ne lâchent rien dans leur combat pour l'égalité et la justice sociale ; rien non plus face à la connerie raciste et antisémite qui semble regagner du terrain.

dimanche 1 mai 2011

1er mai à Bourges

J'ai défilé ce matin à Bourges pour le traditionnel 1er mai, celui du monde du travail. Journée de solidarité internationale et de revendications, le 1er mai n'est pas pour nous, communistes et militants d'organisations progressistes, la fête du travail. C'est plutôt une journée où l'on avance les idées pour le rendre moins pénible et s'en libérer.

Il y avait moins de monde que les autres années. Il faut dire que tombant pendant les vacances et un dimanche, les choses n'étaient pas simples. Il faut dire aussi que le climat ambiant n'est guère porteur. La journée avait mal commencé: déjà aux infos du petit matin, on annonçait une faible mobilisation. Pire, sur une radio nationale, la parole était donnée au numéro 2 du FN. Celui ci s'efforçait de rendre le parti d'extrême-droite respectable. Seul dérapage: sa demande de condamnation de ceux qui chantent l'Internationale à gauche au prétexte qu'elle fut chantée dans les pays communistes qu'il considère comme criminels. On ne se refait pas; le FN fait tout pour ne plus apparaître raciste et antisémite; par contre il peut laisser libre court à son anticommunisme. Personne pour le contredire, et surement pas le journaliste qui l'interviewait. La stratégie de captation du monde du travail par le FN passe par le brouillage des repères essentiels. C'est aussi une manière de reléguer dans le débat public les revendications sociales et celle du partage de la richesse.

C'est pour cela que le 1er mai est important. A Bourges il a commencé par un hommage aux syndicalistes de la CGT morts en déportation, sous la torture, fusillés ou dans les combats pour la Libération de la France. Beaucoup d'entre eux étaient communistes. J'étais aux côtés de mon ami et camarade Pierre Ferdonnet, ancien résistant-déporté.

Environ 500 personnes ont ensuite défilé dans un esprit combatif et dynamique. La pétition du PCF contre la vie chère a rencontré un beau succès.

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