Léger, l'ordre du jour du conseil municipal de ce soir n'en appelait pas moins quelques débats de fonds.

Les riches savent toujours ce qui est bon pour les pauvres

C'est cette citation de l'écrivain états-unien Jim Harrisson qui m'est venue à l'esprit en entendant dans la discussion autour de l'institution du Conseil des Droits et des devoirs des familles, le plaidoyer de Wladimir d'Ormesson, conseiller municipal de droite.

Ce conseil, prévu par la loi Sarkozy de mars 2007, est constitué d'élus et a pour but d'assister les parents ayant des difficultés à assurer leur autorité parentale. Le Maire a décidé de l'instituer. J'ai posé la question de savoir ce qui était à l'origine des difficultés de nombreuses familles à assurer leur rôle éducatif? J'ai rappelé la situation des inégalités sociales qui explosent dans notre pays, chiffres à l'appui. Ce sont les familles monoparentales qui sont les plus touchées par la baisse des salaires et la hausse du coût de la vie, ce sont les familles populaires qui renoncent qui à se soigner, qui à se chauffer. J'ai rappelé que la moitié des Français gagne moins de 1580€ par mois. Dans le même temps, les services publics (éducation, police, justice, services sociaux) sont liquidés. Mettre en place un tel conseil, c'est dans la situation, mettre un cautère sur une jambe de bois.

Ce débat montre un vrai clivage entre la droite et la gauche. La première joue sur la paresse intellectuelle des fausses évidences, qui consistent à faire porter aux parents, qui démissionneraient, voire des jeunes eux mêmes, la responsabilité de la montée des incivilités et des violences. La vérité, c'est que la droite détruit les solidarités républicaines pour faire gagner l'individualisme. Avec ce Conseil, elle institue un système paternaliste, où le maire et quelques élus se substitueraient aux services sociaux et publics, dépourvus de moyens pour agir. Nous avons voté contre l'institution d'un tel conseil.

Les vélos...toujours

Je suis intervenu sur l'impossibilité de faire coexister les vélos et les voitures dans l'hypercentre ville: c'est ce que montre à l'évidence, le danger des dispositions permettant aux cyclistes, dans les zones à 30km/h, d'emprunter les rues à sens interdits.

Inquiétude sur la Maison des combattants

A l'occasion d'une délibération attribuant des subventions aux associations patriotiques, je me suis inquiété du devenir de la maison du combattant située à la halle Saint-Bonnet. En effet, il est prévu qu'elle disparaisse de ce site à l'occasion des travaux envisagés. Pour l'instant, le maire avoue ne pas avoir trouvé de solutions.