Yannick Bedin - Conseiller municipal de Bourges

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lundi 20 juin 2011

Nouveau blog

Retrouvons nous désormais sur mon nouveau blog à cette adresse

http://www.yannick-bedin.org/

dimanche 5 juin 2011

Retour de la conférence nationale du PCF

J'ai participé aux débats de la conférence nationale du PCF ce week-end à Montreuil (93). J'en retire plusieurs enseignements.

D'abord l'extraordinaire vitalité du débat dans le parti: un débat à près de 800 voix, respectueux des avis contradictoires et des options de chacun. Partout la même volonté de faire avancer la réflexion collective et de répondre aux fortes attentes populaires en matière de salaires, de revenus, d'emploi, de services publics. J'ai particulièrement apprécié l'intervention d'André Chassaigne hier qui a plaidé pour un Front de Gauche qui ne serve pas à nous même, mais qui soit utile au peuple et à la nécessité de changer de société. D'ailleurs, nous n'avons pas seulement parlé de candidatures, mais aussi du projet populaire partagé qui tiendra lieu de programme à la présidentielle et aux législatives.

Ensuite les avancées démocratiques indéniables: les communistes auront à se prononcer en toute souveraineté et en pleine connaissance des enjeux sur le nom de celui qui incarnera le Front de Gauche en 2012 à l'élection présidentielle. La Conférence nationale a adopté la résolution proposant de soutenir Jean-Luc Mélenchon dans le cadre d'un accord global, à 63%. Le bulletin de vote comportant les trois noms à soumettre aux communistes a recueilli l'assentiment de 80 % des délégués, signe que l'aspiration démocratique est forte dans le PCF. Au passage, je trouve étonnant que l'on puisse écrire dans certains journaux que les communistes auraient voté alors qu'ils le feront du 16 au 18 juin. C'est à eux seuls que la décision reviendra. Loin d'affaiblir l'unité des communistes, j'y vois la garantie de leur mobilisation puissante autour du choix majoritaire qu'ils effectueront.

Enfin, la conférence a fait apparaître un véritable investissement dans le Front de Gauche du PCF et de ses militants qui s'y retrouvent très majoritairement. C'est là la condition pour réussir à créer l'événement en 2012, chasser Sarkozy du pouvoir et mener une politique à gauche à la tête du pays et au Parlement.

lundi 9 mai 2011

10 mai : quand la gauche essayait*...

J'avais 10 ans le 10 mai 1981 et je me souviens des discussions dans la cour de l'école de Pignoux où j'effectuais mon CM2. Par bribes bien sûr, mais j'ai en mémoire quelques prises de bec entre élèves. Nous reproduisions sans doute les opinions dominantes dans nos familles respectives. La mienne fondait, comme beaucoup, de grands espoirs dans la victoire de la gauche. Et le 10 mai 1981, fut un grand moment de joie.

Des grandes réformes sociales et politiques, on ne retiendra que celles qui ponctuèrent les trois premières années du mandat de Mitterrand, celles où les ministres communistes siégeaient au gouvernement : retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, hausse des salaires, abolition de la peine de mort... La suite est connue. La rigueur, l'austérité et finalement l'application docile des dogmes libéraux, qui de Reagan aux Etats-Unis à Thatcher au Royaume-Uni, posaient les fondements de la politique suivie par les gouvernements européens d'aujourd'hui. En aucune manière, la victoire de la gauche le 10 mai 1981 et l'espoir qu'elle suscita ne résument les quatorze années de présidence Mitterrand qui suivirent. La faute du PS en 1983-84 aura été d'appliquer la purge libérale et de se coucher devant les marchés financiers. Rétrospectivement, on mesure combien nous devons à cette époque les grandes désillusions et le recul idéologique qui s'ensuivirent.

Je n'ai aucune nostalgie des années 80 parce qu'elles sont celles de la contre-révolution libérale. La France n'a pas fait exception et je renvoie au très bon livre de François Cusset : La Décennie.

Je suis de ceux qui à gauche, pensent qu'une autre voie est possible que celle qui consiste à accompagner le capitalisme. Il est urgent de préparer l'alternative en rassemblant la gauche autour d''un projet qui affronte les marchés financiers.

dimanche 1 mai 2011

1er mai à Bourges

J'ai défilé ce matin à Bourges pour le traditionnel 1er mai, celui du monde du travail. Journée de solidarité internationale et de revendications, le 1er mai n'est pas pour nous, communistes et militants d'organisations progressistes, la fête du travail. C'est plutôt une journée où l'on avance les idées pour le rendre moins pénible et s'en libérer.

Il y avait moins de monde que les autres années. Il faut dire que tombant pendant les vacances et un dimanche, les choses n'étaient pas simples. Il faut dire aussi que le climat ambiant n'est guère porteur. La journée avait mal commencé: déjà aux infos du petit matin, on annonçait une faible mobilisation. Pire, sur une radio nationale, la parole était donnée au numéro 2 du FN. Celui ci s'efforçait de rendre le parti d'extrême-droite respectable. Seul dérapage: sa demande de condamnation de ceux qui chantent l'Internationale à gauche au prétexte qu'elle fut chantée dans les pays communistes qu'il considère comme criminels. On ne se refait pas; le FN fait tout pour ne plus apparaître raciste et antisémite; par contre il peut laisser libre court à son anticommunisme. Personne pour le contredire, et surement pas le journaliste qui l'interviewait. La stratégie de captation du monde du travail par le FN passe par le brouillage des repères essentiels. C'est aussi une manière de reléguer dans le débat public les revendications sociales et celle du partage de la richesse.

C'est pour cela que le 1er mai est important. A Bourges il a commencé par un hommage aux syndicalistes de la CGT morts en déportation, sous la torture, fusillés ou dans les combats pour la Libération de la France. Beaucoup d'entre eux étaient communistes. J'étais aux côtés de mon ami et camarade Pierre Ferdonnet, ancien résistant-déporté.

Environ 500 personnes ont ensuite défilé dans un esprit combatif et dynamique. La pétition du PCF contre la vie chère a rencontré un beau succès.

mercredi 20 avril 2011

Présidentielles : quel candidat ?

Je souhaite exprimer ici mon point de vue sur l'élection présidentielle alors que le Conseil national du PCF réuni les 8 et 9 avril a donné le coup d'envoi du processus de désignation et de débat au sujet de celui ou de celle qui incarnera le Front de gauche à cette élection.

L'élection présidentielle est difficile pour le PCF depuis une vingtaine d'années : le processus de bipolarisation rend de plus en plus complexes les candidatures alternatives à celles des « deux grands partis ». L'opinion comme les média ont parfaitement intégré cette opération qui laisse « le choix » entre deux représentants, malgré quelques nuances, d'un même système. Dans les sondages, repris à longueur de colonnes et d'antennes, on joue déjà le deuxième tour quand le premier ne s'est pas encore déroulé.

Par ailleurs, l'élection au suffrage universel du Président de la République n'est pas satisfaisante : la personnalisation du pouvoir, les prérogatives confiées à celui qui l'emporte, sont loin de la République moderne que l'on pourrait espérer : celle où les parlementaires auraient plus de pouvoir comme représentants du peuple et des territoires, celle aussi où les citoyens pourraient directement exercer un droit de pétition et de référendum par exemple.

Mais voilà, c'est comme cela, cette élection existe et elle est considérée comme la plus importante désormais. Pas question pour une formation politique de s'y dérober.

Pour les communistes, l'enjeu est de taille. Nous sommes engagés dans la construction d'un rassemblement qui prend une place importante dans le paysage politique et peut soulever un espoir : le Front de gauche. Présent à toutes les élections depuis les dernières européennes, le Front de gauche a notablement progressé, notamment là où le PCF est bien implanté. La question dès lors qui se pose est « Qui pour l'incarner à l'élection de 2012 ? ».

Beaucoup de communistes restent traumatisés par le score très faible de Marie George Buffet en 2007. Beaucoup d'électeurs de gauche redoutent un scénario (entretenu en partie) semblable à celui de 2002. La banalisation des thèmes et des propositions du Front national par la droite, la médiatisation de la fille du chef du vieux parti d'extrême droite, laissent craindre un score élevé du FN.

Pour autant, faut-il faire le dos rond en attendant que passe cet épisode ? Certainement pas. Aujourd'hui il y a urgence à mettre le projet que nous voulons en avant. Nous risquons de nous faire voler le principal acquis du mouvement social de 2010 sur les retraites : la prise de conscience par des millions de travailleurs que l'argent existe pour répondre aux besoins de la population. La victoire de Sarkozy en 2007 apparaissait comme le triomphe des thèses libérales. Ces thèses ont reculé. Ce n'est pas pour rien que le pouvoir fait dans la surenchère sécuritaire, xénophobe et raciste : il voit que les Français ne sont pas dupes de la confiscation de l'Etat par la bande du Fouquet's et il tente de détourner l'attention de l'opinion. C'est à l'aune de cette prise de conscience qu'il faut situer le débat et non à celui de scores calamiteux qui nous paralyseraient.

Le Front de gauche est depuis trois ans le fer de lance de la bataille idéologique contre le capitalisme. Par les contributions de ses composantes, les apports d'intellectuels divers, il échafaude ce qui constituerait la société de demain : une société dont la maîtrise publique de l'économie et la répartition juste des richesses au service de l'humain seraient l'épine dorsale. Le Front de gauche apporte des solutions viables pour garantir la retraite à 60 ans et à taux plein, la gratuité de la santé, de l'éducation, le développement des services publics, la hausse du pouvoir d'achat ou la réorientation de l'Union européenne vers la coopération et non la compétition entre les peuples. Qui d'autre que le Front de gauche porte dans le débat la réforme fiscale permettant de financer un développement nouveau de la société alors que le pays s'enfonce dans la régression ?

Je regrette que le débat se décentre sur la stratégie quant il devrait se concentrer sur le projet. Il est de notre responsabilité d'offrir le débouché politique nécessaire aux luttes. Nous avons un boulevard devant nous, et ce n'est pas le projet du PS qui l'encombre.

Quand je dis qu'il y a urgence, c'est que la vie des Français doit changer, et vite. La politique suivie par la droite, inspirée du MEDEF, conduit le pays vers la plus grande violence sociale et économique. Il y a urgence à mettre le projet du Front de gauche au cœur de la gauche toute entière pour en faire l'élément incontournable du débat public, dégager une perspective et l'emprunter. Sinon, une fois encore, nous aurons droit à un vote par défaut pour éliminer Sarkozy sans rien changer au fond, l'alternance et non l'aternative.

C'est je crois l'objectif à atteindre pour éviter le piège de l'isolement stérile. L'enfermement dans une deuxième gauche, une gauche de la gauche, une autre gauche, peu importe son appellation, nous conduirait à ne rien changer dans la vie des travailleurs de notre pays, en laissant la conduite des affaires au seul PS et à ses alliés d'Europe écologie, dont les propositions qui ménagent le capital, ne sont pas au niveau des enjeux. Il y a nécessité de mettre au cœur de la gauche les propositions du changement radical que nous portons.

Pour moi, celui qui incarne le mieux cette nécessité de mettre le projet du Front de gauche au cœur de la gauche, c'est André Chassaigne. Député communiste du Puy de Dôme, c'est un rassembleur : il a réalisé le meilleur score du Front de gauche aux dernières régionales avec près de 15% en Auvergne. André est un provincial, issu d'une famille ouvrière, principal de collège jusqu'à son élection en 2002 comme député. C'est un profil qui a lui seul peut incarner notre volonté de faire de la politique autrement et donner corps au principe : « la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». André est investi dans l'écologie politique conscient qu'il ne peut y avoir de politique écologique sans changement social et économique. C'est à lui que l'on doit l'amendement 252 sur les OGM. Homme de dialogue, il a l'ambition de jouer collectif et de faire campagne avec toutes celles et ceux, (syndicalistes, créateurs, intellectuels, citoyens) ayant intérêt au changement.

Nous avons un mois et demi pour trancher cette question. Je souhaite un débat ouvert et fraternel, approfondi pour faire le meilleur choix, non pas pour le PCF mais pour l'avenir des idées d'émancipation et de transformation.

jeudi 7 avril 2011

Nous refusons le sacrifice de l'Education!

Déclaration de la section de Bourges du PCF

La section de Bourges du PCF condamne les suppressions de postes et de classes à la rentrée prochaine. Ainsi dans notre ville, ce sont 12 classes en maternelle et en primaire qui sont menacées, dont une grande partie dans les zones d'éducation prioritaire (ZEP), auxquelles s'ajoutent 39 suppressions de postes dans les collèges et les lycées de notre département alors que le nombre d'élèves augmente.

Dans ce contexte, nous déplorons l'inertie du Maire de Bourges Serge Lepeltier et des parlementaires de droite du département. Ce silence des amis du Président Sarkozy en dit long sur leur complicité avec la politique menée.

Les communistes berruyers dénoncent la politique suivie par le gouvernement Sarkozy-Fillon-Châtel : 16000 postes dans l'Education seront supprimés à la rentrée prochaine ce qui porte à 66000 le nombre de suppressions depuis 2007. Alors que l'effort budgétaire pour l'Education représentaient 4,5% de la richesse nationale en 1995, celui-ci ne représente plus que 3,9%.

Cette politique n'est pas guidée par la démographie puisque le nombre d'enfants augmente depuis l'an 2000. Elle résulte d'un choix idéologique. La droite choisit d'en finir avec le projet républicain d'une école porteuse de libération, d'égalité et de progrès par la connaissance et le savoir pour les enfants de notre pays. A l'école républicaine, la droite préfère les officines et les établissements privés. Au nom du dogme de la réduction des dépenses publiques, cher à l'Union européenne, la droite emmène notre pays dans le mur en faisant supporter au plus grand nombre, sa politique de cadeaux fiscaux aux plus riches, comme la suppression de l'impôt sur la fortune, qui pousse l'Etat à se priver de recettes donc à réduire les dépenses et sacrifier ainsi les services publics.

Nous n'acceptons pas cette logique de destruction de l'Education nationale, qui remet en cause le travail des équipes éducatives et la qualité de l'enseignement. Nous refusons l'aggravation des inégalités sociales qu'une telle politique engendre.

Parce que nous croyons au rôle de l'école publique, nous proposons :

  • De cesser toute nouvelle suppression de postes et d'engager un plan de recrutement massif pour répondre aux besoins des élèves.
  • De lancer un plan de lutte contre l'échec scolaire qui passe, entre autre, par la réduction des effectifs par classe
  • D'assurer à tous les enfants l'accès à une éducation de qualité qui n'en rabat pas sur le niveau des connaissances

La section de Bourges du PCF soutient celles et ceux qui se battent pour une école de qualité.

Elle appelle les Berruyers à manifester devant les grilles de la Préfecture vendredi 8 avril à 8h45.

Le Comité de section de Bourges du PCF

Bourges, le 6 avril 2011

mercredi 23 mars 2011

A gauche dimanche

Le résultat du premier tour des élections cantonales appelle de ma part plusieurs remarques.

La forte abstention tout d'abord. Pas étonnant quand tout a été fait pour vider de tout enjeu cette élection. On a peu parlé de la réforme territoriale injuste que vont payer les citoyens, de la place des services publics dans les campagnes et les quartiers urbains, des politiques sociales et des transferts de compétences non compensés par l'Etat. Il faut dire que de sondage en sondage, l'intoxication présidentielle joue à plein. On est déjà dans le second tour de 2012 depuis plusieurs semaines.

Le vote FN ensuite. Ce parti qui compte peu de militants aujourd'hui, présentant des candidats sortis d'on ne sait où, obtient des pourcentages importants. La faute à ceux qui jouent avec les valeurs de la République au point de les bafouer en banalisant des thèses étrangères à nos principes. La faute à ceux qui veulent faire monter ce parti pour éliminer l'adversaire à la prochaine présidentielle au risque de confisquer aux Français les vrais débats (il était où le FN pendant le mouvement des retraites???).

Le score du Front de Gauche enfin. Dans le département du Cher, il s'élève à 21%. Je note la progression spectaculaire des candidats communistes sortants à Vierzon, Saint Florent, Mehun et dans plusieurs autres cantons. Le Front de Gauche confirme son ancrage comme deuxième force politique du département.

Dimanche prochain, dans tous les cantons, pas une voix ne doit manquer aux candidats de gauche pour amplifier la sanction infligée à Sarkozy et à ses représentants locaux. Il faut se mobiliser pour conforter la majorité de gauche au Conseil général du Cher.

A Bourges, j'appelle à voter massivement pour Irène Félix dans le canton 4 et Jean-Pierre Saulnier dans le canton 5

jeudi 17 mars 2011

Dimanche, avec le Front de Gauche!

Je vous invite partout à voter pour les candidats du Front de Gauche aux cantonales. Dans le Cher, ils sont rassemblés sous l'étiquette Cher, Terre de gauche avec d'autres composantes.

Je me concentrerai sur Bourges et son agglomération.

A Bourges, je soutiens Pierre Houques, dans le canton 4 et Jean-Jacques Coulon dans le 5.. Ils sauront mettre leur expérience d'élus, l'un et l'autre ont fait partie de l'équipe de Jacques Rimbault et de Jean-Claude Sandrier, au service de leur canton demain comme conseillers généraux.

A Levet-Trouy, c'est mon ami Marc Bellenger qui porte les couleurs du Front de gauche. Marc est à l'image de ce que nous voulons: renouveler la politique, revivifier la démocratie en faisant élire des salariés, partageant la vie de tout un chacun. Marc est un homme sincère qui saura mettre son mandat au service des habitants du canton de Levet.

Dimanche, pas une voix ne doit leur manquer...

mercredi 16 mars 2011

Cantonales: réunion publique

J'espère vous retrouver ce soir à 18h30 salle du Restaurant des Rives d'Auron à Bourges pour la dernière réunion publique du Front de gauche autour des candidats Cherre Terre de Gauche.

A quatre jours du scrutin, il faut continuer à mobiliser pour écraser la droite sarkozyste qu'elle soit UMP ou Nouveau Centre.

mardi 15 mars 2011

Nucléaire: quel débat?

Le tremblement de terre et le tsunami au Japon ont engendré une série d'accidents nucléaires alimentant une mobilisation des opposants à ce type d'énergie.

Tout d'abord il convient de ne pas oublier les victimes de la catastrophe naturelle: les centaines de milliers de morts, de sans abris, de disparus. Notre solidarité doit être totale avec le peuple japonais qui a besoin de tout notre soutien. Ce peuple qui a su faire face à la seule tragédie nucléaire de l'histoire: le bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki, et se reconstruire mérite le respect.

Certains considèrent comme urgent d'engager la France dans la sortie du nucléaire à l'aune d'événements dont on ne connaît pas encore toutes les conséquences, alors même que résonnent encore les répliques du séisme. L'heure est à soutenir avant tout les effort de l'Etat nippon face aux risques naturels et à leurs conséquences. En ce qui concerne l'évolution des centrales touchées par le tsunami et les inondations, puisqu'il semble que ce soit cela l'origine des accidents nucléaires, nous n'aurons que des bénéfices à tirer pour notre propre sécurité que d'envoyer nos experts et nos observateurs aider le Japon.

Faudra-t-il un débat? Oui, mais il ne peut se tenir sans savoir toutes les causes et les conséquences de ce qui risque de devenir une catastrophe nucléaire. De même qu'i'l doit plus globalement traiter de l'ensemble de la politique énergétique.

Je souhaite que dans ce débat rien ne soit oublié et surtout, qu'il ne soit pas guidé par la peur et la passion, par la polémique stérile ou les fantasmes.

Les conséquences environnementales, la sécurité et les risques du nucléaire civil, l'impact social (coût de l'énergie, emploi) doivent être envisagées. Il faut mettre à plat toute la politique énergétique de la France avec comme exigence son indépendance énergétique mais aussi la maîtrise publique de la production et de la distribution. Dans ce débat, le monopole public est une donnée importante, une nécessité, face à un libéralisme en Europe qui tend à vouloir tout déréguler et à livrer aux intérêts privés la production électrique. Le démantèlement d'EDF en est l'illustration. Ce monopole doit être garanti et géré dans la transparence et la démocratie, en associant les élus, les usagers, les syndicats de salariés.

Enfin, l'accélération de la recherche et le développement des énergies renouvelables est une nécessité: quels moyens mettre pour que l'énergie produite par des moyens alternatifs soit suffisante pour garantir notre indépendance et notre développement et des coûts à la consommation accessibles à tous?

Comme communiste, je ne peux me résoudre aux incantations sur les générations futures quand tant de nos contemporains vivent dans la précarité ici voire dans le dénuement dans les pays du Sud. Comme communiste, je considère que l'écologie n'a de sens que si elle s'inscrit dans une logique d'un développement fondé sur autre chose que l'exploitation des êtres humains, des salariés et le gaspillage des ressources naturelles. C'est pour cela que l'écologie réelle est inconciliable avec le capitalisme et qu'une véritable politique écologique nécessite le contrôle par les citoyens, et donc par l'Etat qu'ils se donnent, de la production pour imposer des normes sociales et environnementales, garantissant le droit pour tous à l'énergie, à l'eau, aux ressources.

Le PCF tiendra une initiative autour de la politique énergétique de la France le 29 mars prochain.

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